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 there's a hole in my soul /efk

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MessageSujet: there's a hole in my soul /efk   Sam 21 Juin - 0:10


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call me a sinner, call me a saint
tell me it's over i'll still love you the same

call me ~ shinedown.


ELSA FRANCESCA KINGSLEY


≈ surnom: Si son nom est Elsa, celui-ci n'est plus utilisé depuis des années. C'est Francesca qu'elle inscrit partout. Tout le monde cependant l'appelle Frankie. Certains proches optent pour Kiki, son bosse pour Kingsley. Son ex mari l'appelait Fran, avant. ≈ age: née fin 1984, elle s'approche à grand pas de la trentaine. Un âge dont elle n'a pas peur, bien dans sa peau comme dans sa tête. ≈ études/métier: Après avoir excellé à l'école de police elle est entrée dans les forces de l'ordre. Elle est désormais enquêtrice, un métier qu'elle adore. ≈ statut civil: Frankie sort d'un divorce douloureux d'avec l'amour de sa vie. Cependant un flirt s'installe avec un garçon qui lui plait beaucoup, mais qui est bien trop jeune pour qu'elle ne se laisse aller à la moindre chose.  ≈ lieu de naissance: Lewisburg, son havre de paix et de souvenirs. Elle se voit mal quitter la ville. ≈ nationalité: C'est une américaine de pure souche. En vérité elle s'en fiche pas mal de savoir qu'elle est 1/10e si, 1/20e ça. Elle mange des hamburgers, regarde le superbowl à la télé et joue au basket dès qu'elle peu. ≈ orientation sexuelle: Frankie est une femme libérée. L'idée de sortir avec une femme ne la dérange absolument pas, elle n'a juste encore jamais ressenti cette envie. D'après elle peu importe le sexe de la personne, tant qu'elle nous fait se sentir bien.  ≈ depuis combien de temps vis-tu à lewisburg ? Depuis toujours. Si sa sœur à eu l'audace de quitter la ville quand il en était encore temps, ce n'est pas son cas et elle refuse de quitter les murs de son passé. ≈ famille: La famille est loin d'être sa priorité. Elle n'a plus parlé à sa sœur depuis cinq ans, vient de divorcer d'un homme qui voulait des enfants et à qui elle les a refusés. Son père s'est suicidé il y a dix ans de ça et sa mère est morte en mettant sa sœur au monde, enfin c'est ce que croit la jeune femme. ≈ quel genre de voisin es-tu ? Elle ne connait pas encore ses nouveaux voisins et s'en fiche. Elle a autre chose à faire que de taper la discute à la vieille du coin pour entendre parler de ses rhumatismes. ≈ statut social: elle gagne bien sa vie et est respectée de ses pairs et de la ville. ≈ aspirations de vie: le travail, encore et toujours son job. ≈ qualités et défauts: forte, solitaire, froide parfois, rêveuse, cultivée, curieuse, créative, démago, impatiente, investie, passionnée, pessimiste.   ≈ le massacre du jeudi 18 avril 1996: Si c'est sa sœur qui était là le jour de la fusillade, sa vie a pourtant bel et bien changé à elle aussi. Elle s'est renfermée, consciente que la vie ne tenait qu'à un fil. Elle est devenue une enfant proscrite, solitaire, silencieuse. Il lui aura fallut longtemps avant que son état ne s’améliore. Maintenant elle vit sans que les souvenirs ne vienne la briser à nouveau. Seule ombre au tableau, cette fusillade est en partie responsable de son désir de ne pas avoir d'enfants. ≈ groupe: a new life. ≈ avatar: Evan Rachel Wood la parfaite ≈ crédits: tumblr.



✰  we're all pretty bizarre, that's all.
Elle est maintenant orpheline. Elle ne sait pas que sa mère était encore vivante jusqu'en 2004, la pensant morte en couches. C'est l'une des raisons pour laquelle elle ne voulait pas d'enfants. ◈ Les autres raisons sont principalement sa carrière, et son passée. Elle refuse d’arrêter son métier qu'elle adore pour un enfant. Qui plus est là tuerie et la vie malheureuse de son père l'empêche de concevoir l'éducation d'un enfant dans un monde si atroce. ◈ Frankie dessine et elle adore ça. Elle est même plutôt douée et c'est elle qui a dessinée le motif de son deuxième tatouage, un oiseaux sur l'épaule. ◈ Elle possède en tout trois tatouages. Un attrape rêve sur le coté du corps, l'oiseau et le signe infini sur sa cheville droite. ◈ Elle est allergique aux chats. ◈ Depuis peu elle a entamée un flirt avec un garçon beaucoup plus jeune qu'elle. Cette relation spéciale la fait se sentir vivante au sortir de son divorce, cependant elle refuse d'ébruiter la chose. ◈ Son ex mari vient de devenir son collègue alors que leur chef, pas encore au courant de la situation complète, les a mit en équipe. Elle a du mal à se faire à l'idée qu'elle va maintenant travailler avec Will alors qu'ils ne se sont plus parlé depuis la prononciation du divorce en mars dernier. ◈ Elle n'a plus aucune nouvelle de sa sœur depuis 2009. Si d'abord elle ne a été attristée et à espérée le retour de celle-ci, elle se considère maintenant comme fille unique. Sa sœur n'ayant pas été quand elle en avait le plus besoin, elle l'a rayée de sa vie. De toute façon, elle est sur que Madison ne reviendra pas. ◈ C'est l'une des meilleures flics de son département. La plus motivée aussi, elle ne vit que pour son travail.

Prénom/peudo: Moi c'est Marie, mais vous me connaissez surement sous le nom de Black Widow ou Arya Stark   Wayland Arrow Âge: Dix-huit années, j'ai le droit de picoler il parait .  Où as-tu connu LIA: on étaient amant à une époque, et puis il n'a jamais rappelé \o.  Fréquence de connexion: J'viens jamais, c'est bien connu. Je hante le forum . C'est votre dernier mot ? Question à la con Arrow

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<pris>◈ Evan Rachel Wood</pris> - [i]E. Frankie Kingsley[/i]

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I'm in love with you, and I'm not in the business of denying myself the simple pleasure of saying true things. I'm in love with you, and I know that love is just a shout into the void, and that oblivion is inevitable, and that we're all doomed and that there will come a day when all our labor has been returned to dust, and I know the sun will swallow the only earth we'll ever have, and I am in love with you.


Dernière édition par E. Frankie Kingsley le Lun 23 Juin - 9:48, édité 17 fois
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MessageSujet: Re: there's a hole in my soul /efk   Sam 21 Juin - 0:10

✰ sweetie, you couldn't ignore me if you tried.
Des nuages haut dans le ciel. Et partout autour d'elle le silence pesant d'un monde qui explose. Son père devant un verre de scotch, sa sœur jouant avec des cubes de plastiques, trop petite pour le mal être. Et tout les jours s’enchaînaient ainsi alors que la fillette semblait suffoquer. Son père était un homme bien et cependant elle ne parvenait à aimer cette vie. Elle se sentait seule. Un enfant si jeune ne devrait se sentir seul. Pas d'amis bien proches, à seule à qui il manquait une mère s'était rapidement faire évincer de toute vie sociale, sous couvert de ses vêtements rapiécés et de ses livres d'histoires toujours en poche. Une gamine hors des critères, une enfant sans rien et pourtant au sourire toujours rayonnant. Les cheveux coupés court pour ne pas gêner, pas de vêtements féminins et aucuns savoir des jeux que ces enfants font pour imiter les grands. Comment jouer au papa et à la maman, si le modèle de base est cassé ? Et Madison, trop petite pour comprendre l'état bancal de ce monde dans lequel elle avait osée montrer son nez. Certains disaient que c'était de sa faute si leur mère était morte. Mais en regardant ce bébé aux joues roses, aux fines boucles blondes et aux yeux pétillants, Elsa ne parvenait à lui trouver un coté meurtrier. Ce bébé était un ange envoyé pour parer au manque de mère. Et si elle n'avait plus de maman, alors Dieu avait donné à la fillette une adorable sœur pour toujours être ensemble. Un ensemble encore rare alors que le bambin vivait ses premières années, apprenant à marcher et courant partout dans la modeste maison familiale, sous les regards attendrit et mélancoliques de leur père. Parfois, il était triste. Cet homme plein de vie qui voulait leur bonheur devenait alors gris, les yeux dans le vide et le regard fermé. Et l'enfant comprenait alors qu'il ne devait surtout pas être dérangé. Des moments comme celui-ci. Son père devant son verre de scotch. Sa sœur jouant tranquillement. Le silence pesant sur ses fines épaules. Une boule dans sa gorge qu'elle s’efforçait de combattre afin de ne pas rendre papa plus malheureux qu'il ne l'était déjà. Et sans un mot elle sortait, allant s'allonger dans ce jardin abandonné aux arrières de la maison, sous les grands arbres et le ciel bleu. Et le silence l'entourant. Et le vent la berçant. Et les craintes l’asseyant. Et la vie continuant.

Les informations tournaient en boucle dans le salon familiale et Elsa, blottie dans une couverture terne, ne parvenait à quitter du regard l'écran. Son corps entier tremblait tel une feuille d'automne. Outre le bruit de la télévision, rien. Son père était parti avec Madison, rendez vous chez le psychologue engagé par l'école pour les élèves. Une connerie pourtant. Sur l'entièreté de l'école, seule une classe avait été touchée directement par le drame. Alors les autorités avaient mit en place une cellule psychologique pour les petits garnements s'étant retrouvé dans cet enfer ce jour là. Pour les autres, rien. Et la nuit les cris d'Elsa se faisaient entendre alors que le tueur revenait pour elle, tirant encore et toujours sur son corps décharnée d'enfant malingre. Son père n'avait rien vu au départ, trop concerné par l'état de sa cadette. Mais depuis, deux semaines avant, Elsa se laissait dépérir. Terrifiée à l'idée de quitter la sécurité de sa maison elle n'allait même plus dans le jardin, s'allonger sur l'herbe pale. Une situation qui, il l'espérait, passerait rapidement. Sur l'écran la gamine vit s'afficher le visage du tireur diffusé sur les chaines d'informations encore et toujours. Un visage que d'autres trouvaient terrifiant, un visage qui faisait parler et qui poussait les regards à se détourner. Pourtant elle le fixa, longuement. S'obstinant à tenter de comprendre, en vain. Sandra était morte, elle aussi. Il y en avait eu pleins. Sandra, son amie. Tuée par son propre père parce que celui-ci était trop triste. Elle se remémorait ses longs moments à regarder son père, assit sur sa chaise, le verre à la main. Elle se demandait si lui aussi finirait par tous les tuer. C'était impossible, pas son père. C'était ce qu'avait du se dire Sandra bien sur. Son père, un homme qui avait été très gentil avec elle, l'invitant chez sa fille pour des parties de jeux endiablées sous son œil avisé de bon père. Non, il ne pouvait être un monstre. Comment les gens gentils peuvent-ils faire ça ? Dans les films qu'elle avait vu, Elsa n'avait vu que des docteurs fous et des agents secrets russes commettre des meurtres. Là, c'était le voisin. Leur ami. Un être humain normal, n'importe lequel. A qui peut-on faire confiance quand même votre voisin veut votre mort.

Son sac pesait lourd sur ses épaules. Partout autour d'elle les lycéens passaient sans la voir, sans l'entendre. La tête baissée, le regard triste, la peur d'être pris à parti. La peur de voir un homme sortir un flingue, encore. L'école était devenue son pire cauchemar et dans cette terreur indolente elle avait apprit à se taire et s'effacer. Qui veut tuer la fille que personne ne voit jamais ? Elle préférait être seule dans ses livres qu'avec tout ces gens, à rire et vivre normalement. La vie s'en va si vite chez les humains. Alors elle faisait parler, elle intriguait. La jolie blonde, maigre comme un clou, qui ne parlait à personne. La fille aux t-shirts farfelus, trop grands, trop hors des conventions sociales. Les t-shirt de son père pour la plupart. Ce bouclier rassurait la jeune fille de seize ans qu'Elsa était. Les élèves bien rapidement avaient stoppés toute idée de sociabilisation avec elle. Elle n'était rien, et tous s'en étaient accordés tacitement, même elle. Le casque sur les oreilles la plupart du temps. Des vêtements sombre, sans forme. Et son journal, toujours. C'était cette vie là à laquelle elle s'était habituée, jusqu'à ce jour de décembre qui la changea. « Travail de groupe aujourd'hui, trouvez vous un partenaire au plus vite je vous prie. » Ne levant pas la tête du dessin qu'elle avait commencée à griffonner sur son cahier de biologie, elle ne bougea pas. Le nombre impair de cette classe faisait d'elle la seule binôme solitaire comme toujours. Jusqu'à ce qu'un bruit ne se fasse entendre à ses cotés. « Je peux m'asseoir ? » Levant un regard surprit sur l'inconnue, elle resta coi un moment, ce qui poussa le garçon à vouloir expliquer son geste. « Mon binôme habituel est absent. Ca ne te dérange pas ? » « Assis toi. » Le garçon la remercia d'un sourire et s'installa, déballant sur la table ses affaires de cours. « Wouah, c'est la première fois que j'entend ta voix il me semble. Ce n'est pas ce à quoi je m'attendais. » « Comment ça ? » Piqua-t-elle immédiatement, quelque peu agacé par le comportement de cet énergumène. Elle l'avait déjà vu plusieurs fois traîner avec les fêtards du lycée mais ne parvenait à se remémorer son nom. Pas qu'elle en ai quelque chose à faire non. Elle ne faisait plus gaffe au monde qui l'entourait depuis le début de sa scolarité ici, au lycée de Lewisburg. Elle avait bien assez à faire chez elle, à couver son père et élever sa sœur. À la protéger et paraître forte. Mais les cauchemars persistaient et avec eux la peur et l'insécurité. « Pardon, je ne voulais pas te vexer. Mais comme tu ne parles jamais à personnes, certains disent que tu es muette ou bien que tu as là voix d'un fumeur de soixante-cinq balais, tu vois le genre. » « Si tu es venu faire le pitre pour prouver à tes copains qu'il est possible de se foutre de ma gueule, laisse tomber. Tu ferais mieux de changer de table. » « Excuses moi, je ne voulais pas être grossier ou blessant. Je n'arrive juste pas à comprendre pourquoi tu restes si seule, c'est tout. Tu m'intrigues. » Il lui servit en guise de point un sourire en coin, un de ceux sincères que font les gens quand ils n'en reviennent pas. Elsa en avait vu dans les films qu'elle regardait la nuit alors que le sommeil ne venait pas. Le genre de sourire qui la fascinait en vérité. Elle avait essayée à maintes reprise d'en reproduire un, sans succès. Elle n'était pas faite pour les preuves de bonheur instantanées. « Je m'appelle William, mais tu peux m'appeler Will. » « Moi c'est- » « Elsa, oui je sais. Enchanté Elsa. »

Le rythme saccadé de sa respiration faisait écho aux sanglots qu'elle hoquetait depuis des heures et des heures. Les bras de Will l'enserrait de toutes leurs forces alors que le vent venait les gifler de sa froideur cinglante. La sensation était atroce. De l'impuissance, de la solitude. Une peur terrible, une douleur fulgurante. Et Will qui lui chuchotait à l'oreille que tout irait bien, qui caressait sa nuque, qui restait là, fort, avec elle. Leur relation avait été soudaine. Il s'était accroché à la jeune femme solitaire, la suivant dans l'espoir de lui décrocher des mots, s'installant à ses cotés dans divers cours, insistant au point qu'elle avait fini par l'apprécier. Et puis l'amour était arrivé, les surprenant tout les deux. Deux gamins découvrant ce que c'était que d'être aimé. Il avait égayé cette période de sa vie ou soudainement tout s'était effondré. D'abord il y avait eu le départ de Madison, soudain et inexplicable pour la blonde. Sa petite sœur avait préférée faire sa vie ailleurs, loin d'elle. Elle s'était alors retrouvée là, à dix-neuf ans, avec pour seule compagnie dans la maison son père plus renfermé encore que par le passé et son chat qui lui aussi se laissait dépérir. Ses seuls moments d'évasion, c'était William. Ensemble ils s'étaient inscrits à l'école de police et elle adorait ça. Elsa, la gamine timide, s'était épanouie en une femme peu sur d'elle mais envieuse de changer les choses. Pour que plus aucune enfant ne revive jamais ça. Et puis un jour, son père avait décidé qu'il était tant pour lui d'en finir. Une balle dans la tête. Fin, tombée de rideau. Et si ne plus le voir triste était une délivrance, la sensation que soudainement tout s’effondrait lui tenait au corps. Si son père pouvait mourir, alors les autres aussi. Les rares amis qu'elle s'était faite à l'école de police. Sa sœur, cette ingrate idiote qui n'avait pas même prit la peine de venir à l'enterrement de son père. William, qui l'y avait accompagné et qui maintenant la berçait devant la terre fraîchement recouverte de la tombe. Cette souffrance lui vrillait la tête. Il fallait qu'elle cesse, il fallait que tout cela cesse. Elle sentit un baisé sur sa tempe et l'étreinte se resserra. « Elsa... » « Non, non je t'en prie. » Étouffant un nouveau sanglot, elle se recula de ses bras et le regarda un moment en silence, essuyant de sa manche sombre les larmes qui avaient coulées toute la matinée alors qu'il la regardait sans comprendre. « Je ne veux plus Will, je ne peux plus. Elsa c'est pas moi, c'est de la souffrance. C'est juste de la souffrance. Ma mère est morte, mon père est mort, et Madison s'est barré pour aller vivre chez ces putains de hippie. J'veux plus être Elsa, je ne veux plus l'être pour personne tu comprends ? J'en peux plus des cauchemars, des peurs et de la solitude. Etre Elsa sa crains, j'en peu plus de vivre comme ça. Il faut que ça cesse Will, je t'en prie. Fais que ça cesse mon dieu. » Et les pleurs redoublèrent alors que ses forces la quittaient. Elle se jeta dans ses bras, incapable de rester debout. Elle le sentit l'étreindre avec tendresse. Il embrassa sa nuque avec tendresse, silencieux. Puis vint embrasser ses pommettes humides avant d'attraper son visage de ses deux mains, la forçant à le regarder. « Je suis là, d'accord ? Je serais toujours là pour toi mon amour, je t'en fais la promesse. Et si tu veux changer de vie alors on va changer de vie. On va vendre la maison de ton père, tu as bien assez de mauvais souvenirs là bas comme ça. Et je vais venir vivre avec toi, ok ? » Elle acquiesça en silence, étrangement soulagée par les mots de son amant. « Ton deuxième prénom, c'est Francesca c'est ça ? Alors tu seras Fran mon cœur. »  Un magnifique sourire prit place sur le visage de William, qui malgré sa force habituel, semblait lui aussi se retenir de verser des lames. « Tu seras une super flic, et tu seras mienne, et tu seras forte. Tu seras Fran et tout le monde t'adorera, parce que tu seras toi. Tu seras heureuse, je t'en fais la promesse. Et je serais toujours là pour toi, d'accord ? Je t'en prie, ne laisse pas tout tomber. tu peux encore vivre une si belle vie. On peu encore être si heureux mon amour.  » Le vent soufflait avec force. Les feuilles commençaient à rougir et tomber, signe d'un automne proche. Des gens mourraient, d'autre naissaient. Le temps passait. Et William et elle volaient au dessus de tout ça. Pour la première fois de sa vie, malgré la tristesse et le manque, elle se sentit forte, complète. Elle était un roque. Une montagne, et jamais personne ne pourrait lui faire du mal. On ne peut détruire une montagne.

Frankie se mordit la lèvre alors que ses yeux restés fixé devant elle, sur le miroir qui lui faisait face. La lumière donnait un reflet doré à ses cheveux qu'elle avait laissé pousser pour le plus grand plaisir de Will. Madison les avaient attaché en un chignon lâche et quelques mèches encadraient son visage poupin. Son rouge à lèvres faisait ressortir sa bouche charnue et lui donnait un air de femme sur d'elle, de femme du monde. Partout tout autour on affairait. Certaines enfilaient leurs robes, d'autres se coiffaient, d'autres encore maquillaient leurs voisines. Une cacophonique de rires et de piaillement. Toutes étaient heureuses, rayonnantes. La sœur de William était venue spécialement pour l’événement. Ses cousines aussi. Toutes ne parlaient que d'une chose, elle. Elle qui n'en revenait pas. Sa longue robe de dentelle blanche, les fleurs dans ses cheveux, son regard heureux. Elle se sentait si belle, si forte. Bientôt elle marcherait dans l'allée devant ses proches. Bientôt le sourire de William les illuminait tout les deux. Elle vit Madison lui sourire dans le miroir et lui rendit le signe. La peur, la solitude et la tristesse avaient laissé place à la joie, au bonheur d'une famille qui vous entour, et à l'amour. Et, à l'âge de vingt et un ans, voilà qu'elle dirait oui pour la vie. Voilà qu'elle deviendrait Francesca Breckenridge. La Frankie de Will. La femme de sa vie. « Tu es magnifique. » La voix de sa sœur fit écho dans son cœur un long moment, avant qu'elle ne se tourne vers elle et ne la prenne dans ses bras pour une longue étreinte. Elles avaient beaux ne pas s'entendre sur tout, Madison était surement la personne la plus importante à ses yeux. Et William ferait bientôt parti de ce cercle très fermé qu'elle pouvait appeler famille. Relâchant sa sœur, elle regarda le reste des femmes qui se préparaient. « Il y a quelque chose que je dois faire avant... » Souriant à sa sœur, elle descendit en courant les escaliers dans sa longue robe, légère et gracieuse, sous le regard intrigué de ses proches. Elle ouvrit la porte de derrière, respira une longue bouffée d'air et s'allongea dans l'herbe, sous les lourds arbres de Louisiane. Et elle regarda le ciel. Et une larme coula au coin de son œil. Et elle sourit.

« Laisse tomber, tu veux ? » « Quoi ? tu te fous de moi Fran ? Après ce que tu viens de me dire ? Mais merde, t'es malade ? » Elle se laissa choir sur le canapé de leur salon, exténuée. Voilà plusieurs heures qu'ils se disputaient. C'était de sa faute à elle, et elle seule d'après lui. Elle l'avait trompée. Frankie avait osée remettre en cause les vœux du mariage et avait couchée avec un autre homme. Et William ne comprenait rien. Elle n'en pouvait plus de se battre pour sortir la tête de l'eau, s'en était trop pour elle. Elle lâchait prise et abandonnait le combat. Il se posta devant elle, le regard plus triste qu'en colère. Elle semblait si désemparé et en le voyant ainsi elle comprit qu'elle avait réussi à le briser comme il l'avait brisée. En la laissant de coté, en l'oubliant, en n'étant plus qu'une ombre. « Tu ne peux pas comprendre Will, tu ne peux pas. » « Je comprends très bien si. De mes enfants t'en veux pas, mais t'envoyer en l'air avec des inconnus ça ça marche. » « Will- » « Non, tais toi. Non mais j'y crois pas, tu m'as trompé ! On étaient heureux ensemble et voilà que t'envoi tout en l'air. » Elle le regarda, sentit la colère monter et se releva, le regardant de ses yeux tempêtes. « Heureux ? Mais ouvre les yeux Will, nous ne l'étions pas. Nous ne poursuivons pas le même but merde. Tu veux des enfants, je veux une carrière. Et à cause de ça, tu m'as laissé. Tu m'as fais me sentir comme une moins que rien parce que j'ai fais mes choix. Et ça, c'est dégueulasse. Comment peux-tu me reprocher une erreur charnelle alors que tu m'as fais pire ? Depuis des mois tu m'ignores, depuis des mois tu ne me vois plus. Je suis redevenue la sombre idiote rasant les murs dans les couloirs du lycée. Si tu savais comme je me sens seule merde ! » « Alors du coup, tu te tapes n'importe qui. Génial. » « Tu sais quoi ? Tu m'emmerdes. Je m'en vais. » « C'est ça, part ! Séparons nous et tout le monde sera des plus heureux. » « Très bien. » Elle attrapa son sac à main et se dirigea vers la porte, avant qu'il ne le dise, haut et fort. « Je veux divorcer. »

Frankie sera les dents alors que l'aiguille venait parcourir sa peau. Son premier tatouage, à vingt-neuf ans. C'était ridicule, surtout pour une femme de sa posture. Une flic, une femme divorcée, une femme. Le tatoueur l'avait regardé étrangement en la voyant entrer dans la boutique, ses cheveux récemment coupé court et son air étranger au monde auquel il appartenait. Pourtant elle avait regardée les modèles en longueur avant de se décider. Un attrape rêve, sur les cotes, là où son bras venait se reposer, à la naissance de son sein. L'endroit parfait lui avait-il semblé. Et voilà qu'elle était là, à grimacer, laissant le produit sombre s'infiltrer dans son corps. « Tu devrais chanter dans ta tête. » La voix la surprit. Elle venait de derrière elle. Elle bougea un peu la tête, pas assez cependant pour voir entièrement l'inconnu. « Pardon ? » Le garçon posa ses affaires et s'approcha d'elle, se postant à coté du tatoueur. « Edgar est plutôt doux dans son genre, mais les tatouages sont toujours douloureux. Surtout la première fois. Tu devrais chanter dans ta tête, c'est ce que je fais moi. La dernière fois c'était les Rolling Stones. » Elle le regarda, perplexe, avant de lui sourire. Un bambin, un jeune garçon beau comme un ange. Il ne devait pas avoir plus de vingt-trois ans. Les tatouages se montraient, timide, sous des vêtements légers. Il lui rendit son sourire et se mit à discuter avec elle. Elle en oublia la douleur, trop occupée à découvrir le jeune homme. Un garçon charmant. Hors du monde. Différent de tout les autres. Différent de Will. Différent d'elle.

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Dernière édition par E. Frankie Kingsley le Lun 23 Juin - 9:21, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: there's a hole in my soul /efk   Lun 23 Juin - 7:30

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Maman, je sais que tu es là quelque part. Je sais que tu m'entends et que tu me comprendras. J'ai tout fait de travers maman. Moi qui ai toujours voulu aider tout le monde je n'ai pu sauver personne. Papa s'est donné la mort. Notre amour ne lui suffisait pas. Était-il égoïste ? Courageux ? Je n'en sais rien, et je n'ai pas envie de le savoir. Il n'est plus là depuis si longtemps maintenant. Dix ans, ça me semble être une éternité. J'ai l'impression de sentir le temps me passer au travers, me faucher dans sa danse écœurante. Je ne voulais pas ça maman, je ne le voulais pas. Lui qui avait été si heureux avec nous deux. Mais voilà, papa est parti. Et Madison aussi. Elle m'a laissée dans ce moment de ma vie, ce moment où tout s’effondrait. Comment comprendre qui on est si personne n'est là pour le voir aux alentours ? Elle est partie et les nouvelles se sont faites toujours plus rare. Cinq ans que je n'ai plus su si elle vivait. Ma sœur est peu être quelque part, regardant les étoiles, étreintes par son amour éternel, une vie de bonheur l'entourant. Des enfants, peu être. J'ai toujours été persuadée qu'elle en aurait avant moi. Qu'elle en aurait, elle. Mais comment accepter de donner la vie si celle-ci incombe notre mort ? Je ne peux pas m'imaginer finir comme toi, jamais. Et je pense que quand bien même je survirais, ce serais une mort pour moi. Ne plus travailler, ne plus être femme et devenir mère à part entière comme toutes ses femmes que je vois, leurs enfants dans leurs pattes, s'oubliant pour le bien d'êtres autres qu'eux. C'est pour ça que Will m'a laissé tomber, je le sais. J'ai réussi à laisser partir tout les êtres qui comptaient pour moi et je suis si seule désormais. Et dans ma tête les valses des souvenirs viennent me gifler encore et encore. C'est insupportable. Il ne me reste plus que mon travail, toujours et encore mon travail. Et je me sens si inutile dans cette existence où personne n'est là pour tenir à moi. Je me sens si seule. Parfois je m'allonge sur l'herbe fraîche de mon jardin, et je regarde le ciel. Bleu limpide, une étendue sans tâche. Le ciel aussi est seul. Immensité solitaire qui ne fait que regarder le monde et être témoin du reste. Qui sait, peu être ai-je été chêne dans une autre vie. Je suis éreintée, et les muscles de mon dos tirent le moindre de mes mouvements. Mais je ne peux m'arrêter. J'ai encore un but au fin fond de cette vie, je le sens, je le sais. Un jour surement, bientôt peu être, je comprendrais. Je comprendrais pourquoi l'on m'a tout prit, et comment retrouver cette vie de femme complète, à part entière. Je t'embrasse maman, et t'implore de m'aider. Donne moi ta force, ton courage et ton amour. J'en manque cruellement en ces jours.

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MessageSujet: Re: there's a hole in my soul /efk   Lun 23 Juin - 16:25

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