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 (will) ghosts that we knew

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MessageSujet: (will) ghosts that we knew   Sam 21 Juin - 21:15


✰✰✰
So tell me now, where was my fault in loving you with my whole heart
white blank page ~ mumford & sons.


WILLIAM ALISTER BRECKENRIDGE


≈ surnom: Will, simple et concis, il y a de toute façon bien peu d’autres manières de raccourcir son prénom. ≈ age: Il a eu vingt-neuf ans, bientôt la trentaine, cette étape l’effraye quelque peu. ≈ études/métier: Inspecteur de Police. ≈ statut civil: Il a été marié pendant huit ans, il est à présent fraîchement divorcé. Attention, sujet sensible. ≈ lieu de naissance: Ici même, à Lewisburg ≈ nationalité: Américaine, avec des racines irlandaises. ≈ orientation sexuelle: Hétéro pur souche, mais un peu dégoûté de la gente féminine dans l’état actuel des choses.  ≈ depuis combien de temps vis-tu à lewisburg ? depuis toujours. ≈ famille: une petite sœur qu’il chérit et qu’il aimerait pouvoir protéger un peu mieux, une ex-femme qui n’est plus vraiment de la famille et qui reste bien trop présente dans sa tête, une mère qu’il visite régulièrement, un père qui n’a jamais existé. Le genre de famille complètement explosée, pas du tout celle dont il aurait rêvé. ≈ quel genre de voisin es-tu ? Pas le meilleur qui soit, depuis son divorce il est devenu taciturne et c’est à peine s’il dit encore bonjour à ses voisins. Mais au moins il est discret, ce n’est pas avec lui qu’il y aura du tapage nocturne, alors finalement, les vieilles biques des maisons d’à côté n’ont pas à se plaindre. ≈ statut social: Il travaille dans la police, alors forcément, ça aide. Il est respecté, bien payé. Mais il est loin d’être l’homme le plus populaire de la ville. ≈ aspirations de vie: Sa priorité, c’est la famille. D’aussi loin qu’il se souvienne, il a toujours désiré fonder un foyer stable, plus stable que ce qu’il a pu connaître dans son enfance. Il aimerait avoir une femme, des enfants, vieillir sereinement, ne plus avoir à se tracasser sur son passé ou sur les zones d’ombres de ses actes. ≈ qualités et défauts: Will est quelqu’un de taciturne, plutôt impatient et jaloux, qui peut se montrer violent quand on le pousse à bout. Mais il est également très protecteur, généreux et fiable. C’est quelqu’un en qui on peut se fier, très loyal, mais qui pardonnera très difficilement les trahisons. ≈ le massacre du jeudi 18 avril 1996: Il était au collège quand le drame s’est produit, et s’il n’a pas été touché personnellement, il a été grandement ébranlé par la réaction de ses proches, sa petite sœur notamment. Ce jour là, il s’est juré que quand il serait grand, il ferait tout pour que ça ne se reproduise plus. Et il est devenu flic. Parce que Superman, c’était déjà pris. ≈ groupe: a new life. ≈ avatar: Sebastian "Winter God Soldier" Stan. ≈ crédits: tumblr.


✰  we're all pretty bizarre, that's all.

Will a découvert très tôt qu’il avait besoin d’extérioriser la violence en lui. Il s’est mis à la boxe après avoir arrêté de frapper sur des inconnus, et c’est le seul sport qu’il continue d’exercer régulièrement. ❖ Il est accro à la caféine, et il allonge ses journées en buvant café sur café. Il a d’ailleurs tendance à faire des insomnies, mais il en profite pour travailler pendant ces heures perdues. Il déteste ne rien faire. ❖ S’il a un peu touché à la drogue au lycée, il a complètement arrêté en commençant sa relation avec Fran. Une addiction en chassant une autre, comme Fran n’est plus dans sa vie, il se met peu à peu à boire. C’est moche. ❖ Il adorait lire des comics, quand il était plus jeune. II en possède d’ailleurs encore une grande collection, bien qu’il ne les ouvre pus depuis longtemps. Et oui, quand il était gosse il rêvait de porter une cape et un slip moulant par-dessus un collant … ❖ uc


prénom/pseudo: april rain, ou emma pour les intimes  âge: plus vieille que toi  où as-tu connu LIA: j'étais admin sur la première version, ça aide  fréquence de connexion: vachement souvent, parce que je vous aime les ptits sushis  c'est votre dernier mot ? oh bah non je pourrais encore blablater des heures !


Code:
<pris>◈ Prénom et nom célébrité</pris> - [i]Pseudo (en respectant les majuscules.)[/i]


Dernière édition par William Breckenridge le Mar 24 Juin - 18:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: (will) ghosts that we knew   Sam 21 Juin - 21:16

✰ sweetie, you couldn't ignore me if you tried.

18 avril 2014.
Les gens commençaient à se rassembler sur la place de Lewisburg, près de l’estrade qui avait été montée pour l’occasion. Il faisait beau en ce jour de printemps, le ciel était dégagé, pas un souffle de vent ne venait agiter les drapeaux. C’était une belle journée, la bonne humeur et l’insouciance était de mise. Pourtant le contexte était bien moins joyeux qu’on aurait pu le croire. Ce n’était pas la fête au village qu’on s’apprêtait à célébrer, mais un évènement bien plus tragique, et si beaucoup des familles venues ici semblaient ne s’être déplacées que parce qu’il aurait été mal vu de rester chez soi aujourd’hui, il y en avait quelques unes qui portaient sur leur visage la gravité qui était de mise. William pouvait repérer ceux qui se sentaient personnellement touchés par cette journée au milieu des badauds insouciants. Dans leurs yeux, il y avait une ombre impossible à effacer, une douleur qu’il avait croisée bien souvent. Dix-huit ans plus tôt, ils avaient perdu des êtres chers …


    « Il est là, il va venir me chercher ! » Will entoure sa petite sœur de ses bras, essaye de calmer ses tremblements en la serrant contre lui. Ils sont blottis sous sa couette, elle vient de débarquer dans sa chambre, en pleurs. Ca fait des mois que la tuerie de l’école primaire a eu lieu, des mois qu’elle ne dort plus. « Je suis là, Lex. Il ne peut rien t’arriver, tout va bien. Je te protègerais. » Cette litanie, il la lui répète sans cesse, tous les soirs, jusqu’à ce qu’elle s’endorme. Il a le cœur brisé en la voyant ainsi, petite chose terrifiée par le monstre qui a fait feu dans sa salle de classe. Elle a vu ses camarades et sa maîtresse se faire tuer sous ses yeux, et depuis elle a peur de fermer les paupières. Will ne peut rien faire pour enlever ses visions de cauchemars, si ce n’est lui assurer qu’il sera toujours là pour elle, prêt à se battre contre ses terreurs. Lui-même n’a pas vécu la tuerie, mais il est marqué également. Marqué par la souffrance de sa sœur. Et il se jure au plus profond de lui qu’il ne laissera plus jamais quoi que ce soit lui arriver. Qu’un jour, il deviendra assez fort pour la protéger contre l’adversité. Pour protéger tous ceux qui, comme elle, n’en ont pas les moyens.


C’était fait. Sous le soleil d’avril brillait son insigne de policier, si son uniforme et le revolver à sa hanche ne suffisaient pas à prouver son statut. Il se tenait à l’écart de la foule, mais ses yeux scannaient sans arrêt les gens qui passaient, relevaient le moindre détail. Il ne craignait pas qu’un attentat se reproduise, mais il devait être prêt à toute éventualité. Le plus grand danger, aujourd’hui, serait sans doute qu’une bagarre éclate et qu’il doive intervenir pour séparer des ivrognes ou des petites frappes qui voulaient prouver leur valeur. Ce n’était pas une mission palpitante, mais aujourd’hui était un temps de recueillement pour les familles, et Will n’avait pas l’intention de laisser qui que ce soit gâcher ce moment. Il aimait son métier, et il le faisait avec plaisir et conscience. Mais ça n’avait pas toujours été le cas. S’il portait avec fierté son insigne aujourd’hui, il y avait eu un temps où il n’avait même pas envisagé de pouvoir le porter. Il y avait eu un temps où c’était lui qui provoquait les bagarres pendant les rassemblements de ce genre, rien que pour briser son ennui ou impressionner sa bande de potes …


    « Arrête ! Will, arrête ! » Il l’entend à peine, et c’est seulement quand elle le tire en arrière qu’il arrête de frapper. Il a les mains en sang, mais ce n’est pas le sien. Ses jointures commencent à peine à lui faire mal, il a frappé fort, très fort, mais l’adrénaline dans ses veines annihile tout le reste, et il ne ressent que cette immense satisfaction à avoir laissé exploser cette pulsion de violence pure qui dort en lui depuis si longtemps. L’homme par terre geint, son visage est couvert de sang et Will suppose qu’il lui a au moins cassé le nez. « Ca va pas la tête ? Qu’est-ce qui te prend ? » Avec un effort manifeste, Will se force à regarder Elsa. Il n’aime pas du tout son regard, la façon dont elle le fixe. Elle est furieuse. Elle a de quoi, mais il n’a pas envie de lui faire face, pas maintenant. Jusqu’à maintenant, il a réussi à la tenir en dehors de tout ça, de cette vie qu’il mène en dehors du lycée. Il a des relations peu fréquentables, des jeunes qui traînent et qui l’entraînent, qui l’incitent à laisser exprimer ce qu’il a toujours du réprimer en lui. Il aime ça, cette violence quotidienne qui le fait se sentir plus vivant que jamais, loin de ces règles qui l’ennuient tant. Et il y a elle. Elsa. Il est déchiré entre ses potes, qui ricanent à quelques mètres d’eux, et Elsa. Il ne la connaît pas depuis très longtemps, à vrai dire il n’avait pas imaginé qu’il deviendrait si proche d’elle – elle était si froide que l’aborder avait été un défi personnel plus qu’autre chose. Mais le fait est là. Elle le regarde, furibonde, et il n’a pas du tout envie de lui donner la réponse toute faite qu’il sort à tous les autres. Il ne veut pas qu’elle soit furieuse contre lui. Ils en ont déjà discuté, des dizaines de fois, et il sait qu’elle finira par lui poser un ultimatum. S’il continue sur cette voie, à provoquer tous ceux qui croisent son regard pour le seul plaisir de leur exploser le visage, c’est elle qu’il perdra. Et s’il a bien compris une chose, c’est qu’il ne veut pas la perdre.


Un sourire un peu amer étira les lèvres de Will, tandis que son pouce venait frotter machinalement contre son annulaire. Mais au lieu de l’alliance qu’il s’était habitué à porter pendant huit ans, il ne trouva que le vide. Il n’était plus un homme marié, à présent, et il avait encore du mal à s’y faire. Il avait été un homme vraiment heureux pendant les premières années de son mariage, et il ressentait des élans de jalousie mordante envers tous les couples qui passaient devant lui, les doigts entrelacés, comme si rien d’autre n’existait dans leur monde. Il avait été comme ça, à une époque. Avec Elsa –ou plutôt Fran, comme il l’avait appelée après la mort de son père. Elle était arrivée dans sa vie comme un petit miracle, elle l’avait entraînée derrière elle sur un chemin bien différent de celui qu’il était en train d’emprunter. Elle l’avait sorti de cette enfilade de jours gris, où son seul plaisir était de casser les vitres des voitures en fumant les joints que ses potes lui faisaient passer. Elle avait croisé les bras et il se serait damné pour qu’elle lui accorde un sourire. Quand elle lui avait souri, il avait su qu’elle serait sa femme, ou qu’il deviendrait moine. Il n’était pas devenu moine. Il s’était agenouillé devant elle, lui avait pris la main et avait fait sa déclaration, lui qui n’avait jamais fait de concessions pour personne mis à part sa petite sœur. Ils s’étaient mariés. C’était fini.


    « Tu viens te coucher, mon cœur ? » « J’arrive. » A peine un regard, une réponse lancée du bout des lèvres. Il sait que Fran le fixe, qu’elle attend plus de lui, mais il prend un moment de trop et quand il se retourne vers elle, elle a disparu dans le couloir. Leur relation s’étiole comme une fleur fanée et il ne sait pas comment la faire revivre. Il l’aime toujours autant, il le sait. A chaque fois qu’il s’interroge, il obtient la même réponse, il l’aime encore tellement. Mais c’est plus fort que lui, il veut davantage de cette relation, et elle ne veut rien lui donner. Il sait que s’il se lève dès maintenant de son fauteuil, qu’il laisse son rapport de côté pour aller la retrouver au lit, elle l’accueillera avec le même sourire qui le fait fondre et il plongera entre ses bras pour un moment de plaisir éphémère. Mais il se crispe et il reste assis, à l’écouter se laver les dents, se coucher, sans lui. Il ne veut pas se lever. Il ne veut pas lui faire face. La question qui lui brûle les lèvres et qui dévore tout son être devra rester enfouie une soirée de plus. Fran est sa femme depuis des années maintenant, et Will crève d’envie de fonder avec elle une véritable famille. Il veut avoir des enfants avec elle. Ils commencent à vieillir, et il ne veut pas passer à côté de sa vie. Sa vie, pour lui, c’est un véritable foyer. Des enfants qui courent autour de lui et Fran qui le regarde en souriant. Vieillir à ses côtés et savoir qu’ils laissent derrière eux un héritage. Mais elle refuse, et il ne sait plus comment aborder le sujet. Elle refusera encore et toujours. Will se sent misérable, seul, abandonné. Il aime sa femme plus que tout et il se sent coupable de vouloir encore plus, mais s’il ne peut pas rêver à son avenir, alors que lui reste-t-il ? Il ne sait pas quoi faire, il ne sait plus comment avancer avec elle. Empêtré dans cette situation, il se fige lentement et il sait que ça les détruira. Mais il ne peut rien faire pour empêcher ça.


Will se rapprocha soudain de l’estrade en voyant une enfant tourner sur elle-même, le regard sondant la foule et les traits anxieux. Il s’agenouilla vers elle et lui demanda d’une voix douce si elle avait perdu ses parents, ce à quoi elle acquiesça en silence, des larmes brillant au coin de ses yeux. Il la prit par la main et la guida vers les barrières en l’assurant qu’il allait retrouver sa maman, qu’elle n’avait pas à s’inquiéter. Il restait encore un peu de temps avant que le maire n’apparaisse pour faire son discours, la foule n’était pas encore très dense par ici, et Will avait bon espoir que les parents de la petite réapparaissent rapidement. En attendant, elle était plus en sécurité avec lui. Et il avait toujours aimé les enfants … Encore aujourd’hui, il ne se passait pas un jour sans qu’il ne regrette la tournure qu’avait pris son mariage, mais il suffisait qu’il voie courir un enfant devant lui pour qu’il se souvienne des raisons de ce fiasco.


    « C’est fait, monsieur Breckenbridge. Vous n’êtes plus mariés devant la loi. » « Merci, Maître. » Will serre la main de son avocat et sort du tribunal, seul. Devant lui, il voit Fran s’éloigner. Ils n’ont pas échangé plus de deux phrases ce matin, ce sont leurs avocats qui se sont livrés à leur bataille juridique, mais le combat a été très rapide : les époux étaient d’accord, la formalité a été réglée en quelques minutes. Will se souvient bien trop distinctement d’avoir prononcé en premier le mot divorce, aveuglé par sa colère. Fran l’a trompé. Elle a couché avec un autre homme et elle osait encore lui remettre ça sur le dos. Ils ont vécu des mois et des mois de disputes jusqu’à ce que finalement elle lâche le morceau, et il était entré dans une rage folle. Aujourd’hui, il se sent vide. Même l’image de Fran en train de coucher avec un autre ne parvient pas à remuer quoi que ce soit en lui. S’il a eu envie de casser tout ce qui lui tombait sous la main, c’est terminé. Il ne sait plus ce qu’il ressent, il est brisé. Sa femme s’éloigne et il essaye vainement de la considérer comme une étrangère, de cesser de penser qu’il la verra ce soir, ou demain. Mais elle se retourne soudain, leurs regards se croisent, et il serre les poings. La colère est réapparue bien vite, finalement …


Un homme et une femme s’approchèrent finalement, et la petite fille lâcha la main de Will pour se jeter dans leurs bras. Le couple se rapprocha de lui, le remercièrent rapidement, puis ils s’éloignèrent avec leur petite dans les bras, et Will resta seul, en arrière. Il chassa de ses pensées la petite, les enfants qu’il n’avait pas, la femme qu’il n’avait plus, et il se concentra sur sa garde silencieuse. La vie continuait, après tout.
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