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 scars of past (jill)

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MessageSujet: scars of past (jill)   Lun 23 Juin - 22:08


   ✰✰✰
   you'll spend everyday, shining your light my way.
   for you ~ angus and julia stone.

   

   JILLIAN O'GRADY

   

   ≈ surnom: Jill, la plupart du temps, bien que le surnom ne soit acceptable que pour les personnes qu'elle apprécie un minimum ≈ age: vingt-sept ans. ≈ études/métier: aucun boulot vraiment stable, elle travaille là ou elle parvient à trouver du boulot ≈ statut civil: célibataire, davantage préoccupée par son fils que par une relation sentimentale ≈ lieu de naissance: dans le Wisconsin, petit village perdu ≈ nationalité: américaine. ≈ orientation sexuelle: hétérosexuelle jamais intéressée par le sexe féminin.  ≈ depuis combien de temps vis-tu à lewisburg ? depuis sa première année de lycée, quand elle a été accueillie par une énième famille d'accueil de laquelle elle est restée très détachée ≈ famille: une mère infidèle, toujours en voyage avec ses amants, prétextant des voyages d'affaire sans que personne n'y croit. Un père axé sur l'alcool et la violence verbale, toujours absent aussi, mais jamais très loin, plutôt du genre à écumer les bars, dans son village d'enfance, tout le monde à entendu parlé de cet ivrogne de monsieur O'Grady qui gueule dans les rues et jette des cailloux au fenêtre en laissant sa petite fille seule à la maison. C'est un train de vie pour une gamine que les services sociaux ont bien vite repéré, mis en alerte par le voisinage. Pour Jill se fut le début d'un ballotage incessant de famille en famille, subissant de nouvelles déceptions à chaque fois. ≈ quel genre de voisin es-tu ? Pas du genre à chercher les ennuis, bien au contraire. Elle est voisine un peu bruyante par fois, pas toujours de bonne humeur ces derniers temps, ce qui la rend par moment désagréable mais elle tend à faire des efforts, accueillent les nouveaux voisins avec plaisir tout en gardant une distance affective, ne faire confiance à personne, c'est un peu le maître mot. au final, même si elle peut paraître sympathique, personne ne sait trop quoi en penser de ce bout de femme ≈ statut social: pas des plus aisées, Jillian n'a que des petits boulots souvent à court terme et certains mois se révèlent compliqué. La plupart de la somme gagné sert à payer les frais juridiques pour la garde de son fils, elle préfère largement cela et se passe souvent de quelques repas, parfois trop. ≈ aspirations de vie: sa famille, surtout. La seule qu'elle ait, qu'elle aura toujours. La seule famille qui compte pour elle: son fils. Elle aspire à une vie tranquille avec lui, en oubliant le passé, en construisant un avenir solide auprès de lui. ≈ qualités et défauts: maternelle, impulsive, téméraire, irréfléchie, empathique, peu confiante, courage, rancunière, distante, attendrissante, acharnée ≈ le massacre du jeudi 18 avril 1996: Autrefois, Jillian y aurait été indifférente, elle n'était pas à Lewisburg au moment ou le massacre est survenue, puis elle n'avait de toute façon que neuf ans. Aujourd'hui, lorsqu'elle en entend parler, bien qu'elle soit distante vis à vis de cette histoire, elle éprouve une certaine empathie pour les familles qui ont perdu un fils, un petit frère ou une petite soeur. Charlie a beau être toujours présent dans ce monde, elle a pour l'instant l'impression de l'avoir perdu et elle ne peut désormais que comprendre la peine d'autrui lorsqu'ils se remémorent ces souvenirs. ≈ groupe: a new life ≈ avatar: jenna louise coleman ≈ crédits: fuckyeahjlc (tumblr)


   ✰  we're all pretty bizarre, that's all.
   Malgré tout ce qu'elle peut dire et tout ce qu'elle a vécu, à vingt-sept ans et avec l'état actuelle de son existence, Jillian ne peut nier le fait que la famille ait une importance capitale à ces yeux. C'est même, à l'heure actuelle, le but premier de toute son existence. ✰ Elle n'a que très peu de regrets, jugeant que si elle avait fait des choix différents, elle n'aurait pas pu vivre toutes les joies qu'elle a vécu jusqu'ici, pourtant, elle regrette de ne pas avoir fait d'études. Elle se rend compte aujourd'hui qu'elle en aurait eu besoin pour trouver un emploi, avoir une meilleure vie et offrir un meilleur confort à son fils. ✰ De ses années d'adolescence baignée dans l'illégalité, Jill n'a gardé que les cigarettes, elle a abandonné la plupart des délits - sauf le vol à l'étalage qui reste parfois un tic plus qu'un véritable désir - elle ne touche plus à aucunes drogues, pas même un joint de temps en temps mais la cigarette, elle n'a jamais réussi à arrêter plus de deux jours. ✰ Contrairement à ce qu'on peut penser, et malgré ce que pense les gens eux-même de Jillian et de sa vie, elle est très fière de ce qu'elle a accomplie, fière d'être sortie seule de ses problèmes, d'avoir son appartement, d'avoir eu son fils également. Elle n'a aucune honte à parler de son passé puisque aujourd'hui elle sait qu'il est très loin derrière elle. ✰ Elle change rarement de vêtement, surtout par manque d'argent. Mais Jill supporte mal de n'avoir que trois vêtements de rechange alors elle a tendance à changer de tenue dans les cabines d'essayage, de déchirer l'antivol et de partir avec la nouvelle tenue, elle sait recoudre les trous qu'elle fait en déchirant l'antivol de toute façon. ✰ Elle boit toujours au moins une bière par jour, question d'habitude, elle ne buvait que de ça autrefois, maintenant elle se cantonne à l'unique petite canette de plaisir de sa journée, le soir avec sa cigarette sur le boire de sa fenêtre. Elle en boit davantage uniquement s'il y a des invités, chose rare chez elle. ✰ Depuis que Charlie a été ''déplacé'' chez les parents de Sam, Jillian a abandonné sa chambre pour dormir dans le tout petit lit de son fils, dans lequel elle dort affreusement mal bien qu'elle se sente plus proche de lui. Sinon, elle dort sur le canapé. La chambre qu'elle avait avec Samuel n'a pas été rouverte depuis le départ de son fils.

   
prénom/pseudo: psycholove (jess) âge: dix-neuf  où as-tu connu LIA: bazzart.  fréquence de connexion: autant que je peux c'est votre dernier mot ? je n'ai ... aucune inspiration pour ce dernier mot   
   


   
Code:
<pris>◈ Jenna Louise Coleman</pris> - [i]Jillian O'Grady[/i]
    


Dernière édition par Jillian O'Grady le Mar 24 Juin - 21:46, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: scars of past (jill)   Lun 23 Juin - 22:09

✰ sweetie, you couldn't ignore me if you tried.
« Bienvenue dans ta nouvelle famille Jillian. » Combien de fois avait-elle entendue cette phrase ? Combien de fois avait-elle cru en ces mots ? Combien de fois c'était-elle fait avoir ? Elle se souvient avec tristesse de l'enfance, de Conrad, paternel irresponsable, ivre mort dans les rues du village, hurlant sa rage à la lune, son idiotie aux étoiles. Elle l'observait depuis la fenêtre puisqu'elle ne trouvait jamais le sommeil, trop songeuse, se demandant ou Samara, femme infidèle, avait encore pu s'enfuir avec un énième amant. Elle se souvient des services sociaux l'emmenant dans un centre d'accueil. Puis de l'espoir lors de la première famille. De l'attente lors de la deuxième. La crainte pour la troisième. La distance pour la quatrième et enfin, l'indifférence la plus totale pour la cinquième. Comment une jeune lycéenne pouvait-elle avoir besoin d'une énième famille alors qu'elle n'en avait jamais vraiment eu ? Elle les avait écouté minauder des heures durant, parlant de leur vie, présentant les enfants, énonçant des règles qu'elle se savait incapable de suivre. Jillian ne suivait plus d'autres règles que les siennes, celle que le temps avait inscrite dans le marbre. Elle ne tenait en fait qu'à une seule règle. N'écoute que toi. Peut-être avait-elle perdue quelque chose en perdant espoir, peut-être était-elle passée à côté de cette famille qu'elle avait toujours attendue. Mais elle ne venait dans cette maison de Lewisburg que lorsqu'elle ne trouvait nul part ailleurs ou s'échapper, lorsque personne ne pouvait l'héberger alors seulement elle daignait en ouvrir la porte, ne cherchant plus à justifier ces escapades que la famille elle-même ne voulait plus comprendre.

« Je t'aime. » Sa famille aujourd'hui, c'était Samuel Dashford. Amour de lycée, amour de toujours. Des je t'aime entre deux doses. Des mots qu'il n'entendait même plus, planant trop haut, souriant béatement à une mouche qui dansait sur la vitre. Jillian elle-même ne s'entendait plus parler, dans son esprit le monde bourdonnait joyeusement, sa tête brune posée délicatement contre l'épaule de Sam. Il avait tendu la main lorsqu'elle était au lycée, l'avait entraîné dans son monde, dans sa décadence, dans ses idioties. Pire encore : dans son mode de vie dévastateur. Elle s'était laissée prendre, par ennui ou par amour, elle n'en savait trop rien. Elle se souvient juste, aujourd'hui, être devenu fille de mauvaise vie aux côtés de Sam. Elle acceptait sans rechigner de couvrir les méfaits, d'y prendre part parfois, de fumer des joints qu'elle ne voulait pas vraiment fumer et de se blottir dans les bras réconfortant du seul pilier de son existence : Sam. Il n'y avait que lui, il n'y a que lui. Aujourd'hui encore, elle se dit qu'il ne peut y avoir que lui. Son décès, sans doute trop frais à sa mémoire pour songer à le remplacer, malgré la rage qui lui ronge le cœur. Elle se souvient de la fin du lycée, ce désir d'être ensemble, le premier appartement, un taudis sans nom, dans lequel ils s'étaient installés, puant la sueur et le moisi. Mais c'était chez eux et ça, ça avait quelque chose de beau. Pour la première fois, Jillian s'était sentie chez elle et aimée. C'était cela la vie qu'elle voulait : un foyer et de l'amour. Elle n'en demandait pas plus, elle n'était pas de ces gamines qui rêvent du prince charmant, du château et de la belle robe, ni même de celle qui songeait à la grande maison pleine d'enfant, un grand jardin, une barrière blanche et un labrador. Elle ne voulait rien de plus qu'un toit qui soit le sien et un amour qui soit sincère. C'était, se souvient-elle, le déclic d'un désir nouveau : celui de vivre. Elle ne voulait plus s'embourber dans le chaos de leur train de vie, travailler, gagner de l'argent et vivre correctement, abandonner les vols, les drogues et autres faits hors la loi. Et aussi ardemment qu'elle aimait Sam, elle espérait qu'il veuille suivre la même voix aussi compliquée s'annonçait-elle.

« Tu comprends pas Sam. Tu comprends rien. C'est fini tout ça, faut qu'on arrête, je veux plus. Pas pour toi, ni pour moi. Je veux plus pour lui. C'est pas parce que mon ventre n'est pas encore rond qu'il n'est pas là. Ce bébé .. il est déjà vers nous. J'ai connu les famille d'accueil, la débâcle et la drogue. Lui, il n'a pas à connaître ça. Il a le droit à une famille, une vraie, qui l'aimera comme il doit être aimer, avec des parents qui seront à même de l'élever. Je veux être cette mère qui saura être là pour lui, qui l'aimera comme on n'a jamais aimé et qui s'en occupera toujours. Je veux être la mère que je n'ai jamais connu. Plus encore : je veux que ce bébé ait une vraie vie. Alors je te le redis Sam, tout ça, c'est fini. » Ils tenaient encore le choc, ils s'aimaient encore, ils étaient encore jaloux des gens autour d'eux qui s'approchaient trop près de l'autre. Après tant d'année, la jeunesse, l'évolution, les désirs parfois divergents, Samuel et Jillian avaient conservé la passion. Les années avaient été dures, l'argent manquait trop souvent, les vols eux n'avaient pas cessé, au contraire. Mais ce qui autrefois était du plaisir malsain était devenu aujourd'hui, pour Jill, une obligation de survit. Elle se démenait pour leur foyer, pour eux, pour qu'ils aient une vie convenable alors que Samuel se laissait prendre sous le joug de la drogue dure. Pourtant, lorsqu'elle était rentrée ce soir-là, elle n'avait plus aucune envie de faire des concessions pour son couple. Par le passé, elle s'était adapté à la vie de Sam et à ses choix, souvent en désaccord mais toujours à ses côtés. Aujourd'hui, il n'était plus question d'eux. Il s'agissait de quelque chose, ou quelqu'un, de bien plus important qu'eux. Ce petit brin d'enfant qui s'était mit à naître au creux d'elle, trop infime encore pour qu'on en discerne la présence. Jillian, elle, la sentait pourtant. Elle avait vu les résultats de la prise de sang et tout ce à quoi elle avait songé c'était son enfance : Conrad ivre, Samara absente, les services sociaux, toutes ses familles, sa vie d'irresponsable par la suite. Jill s'était rendue compte que sa famille, elle la tenait désormais au creux de ces mains, elle savait fort bien également qu'avec leur mode de vie tout ce pour quoi elle voulait se battre lui filerait entre les doigts. Sa tirade n'était pas des paroles en l'air. Chaque mots qu'elle venait de prononcer frappait l'air avec détermination. Elle voulait Sam. Elle voulait leur enfant. Elle voulait une famille saine. En vérité, Jillian voulait tout ce qu'elle n'avait jamais eu et pour la première fois, Samuel comprit que ce n'était pas un sujet qu'il pouvait discuter. Elle n'a jamais trop su si le peu d'efforts qu'il avait fourni avait été pour leur fils, ou pour elle.

« Samuel Dashford 1986 - 2010 » Dans les films, il y a des belles phrases, des mots d'amour ou des proverbes sur les pierres tombales. Jillian a passé beaucoup de temps devant la tombe de Samuel, vierge de toutes paroles qui pourrait qualifier l'homme qu'il était. C'était l'argent qui lui manquait pour payer un ultime lieu d'existence digne de ce nom à l'homme qu'elle était. Et ni Angelina Dashford ni son mari n'avait souhaité cotiser pour ce fils indigne qu'il avait rayé de leur vie il y a bien longtemps. Les rares fois ou elle avait vu les parents de son défunt bien aimé, Jillian n'en avait pas gardé un bon souvenir. C'était, de la même façon, un souvenir amer qu'elle gardait de leur tristesse mille fois contenue face à l'enterrement de leur fils aîné. Seule Alma, sa sœur cadette avait déversé toute sa tristesse sur sa disparition. Mais après l'enterrement, personne n'était venu ici. Seule Jillian venait y changer les fleurs, emmenant avec elle, au creux de sa main, la chair de sa chair, ce qui était aujourd'hui sa seule famille : Charlie. Il était né trois ans plus tôt, fierté d'un père stressé par le manque de la drogue mais heureux de découvrir un petit bonhomme entre les bras de sa mère fatiguée. Elle était fière Jill, si fière d'avoir réussi à déjouer les astres et l'avenir qui ne lui promettait que tristesse et solitude. Elle était fière en rentrant chez eux le soir, dans cette maison rénové comme ils l'avaient pu, quand elle voyait niché dans les bras de son amour la plus belle chose qu'ils aient réussis ensemble. Elle était fière de voir Sam se battre contre ses démons, par amour pour son fils, pour leur famille. Elle brûlait d'une joie semblable à nulle autre lorsqu'au bord du lit, elle regardait les deux hommes de sa vie assoupis et heureux. Mais aujourd'hui, devant la tombe de Samuel, au milieu de ce triste cimetière, avec à son côté Charlie qui dormait dans ses bras Jillian ressentait quelque chose de nouveau, pas une simple douleur dû à la perte non. Pour la première fois, elle s'était mise à haïr Sam pour avoir échoué, qu'il l'ait voulu ou non, une part d'elle ne savait s'empêcher de le détester d'avoir briser ce tableau, d'avoir abandonner la bataille et de s'en être allé si lâchement. Des heures durant, elle fixe la tombe, les fleurs nouvelles qu'elle y a déposé, hurlant haine et amour au défunt, jusqu'à ce que, fatigué, Charlie vienne se coller à elle avec l'innocence de l'enfant qu'il était.

« Il a besoin d'une mère qui n'ait pas le risque de se piquer chaque soir, qui n'ait pas laissé son fiancé, mon fils, mourir. Oui Jillian, il a besoin d'une mère et tu n'es rien de tout cela. » ''Il a besoin d'une mère tu n'es rien de tout cela'' C'était à ses mots que Jill songeait lorsque dévastée par la tristesse elle avait regardé Charlie s'en aller avec les Dashford, tentant de faire bonne figure devant son enfant qui ne comprenait rien, réprimant ses sanglots et retenant les larmes pour laisser transparaître un fin sourire qui se voulait rassurer. Elle les avait brièvement oublié lorsque Charlie, ressentant sa détresse, était venu dans son bras et avait niché sa tête au creux de son cœur en disant « je t'aime maman ». Puis elle y avait de nouveau songé lorsqu'il avait définitivement disparut dans la voiture d'Angelina. En écho au je t'aime de son fils, la phrase de madame Dashford avait pourtant un sens nouveau, celui d'une misérable ironie. Qu'avait-elle d'une mère elle qui avait laissé son fils se débrouiller seule depuis son adolescence ? Qu'avait-elle d'une mère, elle qui n'avait rien sacrifié, qui avait laissé s'éloigner son enfant, qui avait chaque jour, à chaque demande, à chaque appel de détresse refusé de lui porter la moindre attention ? Qu'avait-elle d'une mère cette bougre de femme insensible qui n'éduquait pas son fils mais voulait celui d'une autre ? Les larmes s'étaient envolées, chassées par la noirceur du regard de Jillian lorsque, enfin, elle comprit qu'elle, qui avait tout fait pour Charlie, qui c'était battu pour leur famille était davantage une mère que cette femme dont elle ne connaissait rien. Elle était une mère, pas la meilleure certes, mais la seule mère dont son fils avait besoin et elle prit pleinement conscience, à cette instant, que personne ne lui retirerait la seule chose qui lui restait.

« William, je sais que l'époque de notre rencontre date de l'adolescence, il s'en est écoulé du temps depuis. Les gens changent. Regarde toi, tu es flic, qui l'aurais cru ? J'ai … je suis plus de ce côté de la barrière, je ne suis plus du côté des délinquants, moi aussi j'ai évolué. C'était pas le truc le plus intelligent du monde ce que j'ai fais mais … » Le souffle de Jillian se coince dans son gosier tandis que son cœur s'accélère. Des années d'écoulées, des millions de choses à dire. Elle voudrait pouvoir trouver les bons mots mais les seules qui lui viennent sont des complaintes désespérées pour ne pas que monsieur et madame Dashford n'ait vent de son petit coup. « Je me suis arrêtée, j'ai un fils maintenant, Charlie, et j'ai cessé toutes ces conneries, ça ne rimait à rien. Je voulais lui donner tout ce que je n'avais pas eu, tout ce qu'il méritait : un foyer stable. Si tu savais William, comme j'aime mon Charlie. Mais Sam n'a pas réussi à mettre un terme à la déchéance. Je croyais qu'il reprendrait sa vie en main, pour Charlie. Il s'est perdu et je l'ai perdu. Mon fils à perdu son père. Maintenant, on lui retire sa mère. Ils me l'ont prit, sans aucun regrets, sans une once d'humanité ils ont pointés du doigt ma jeunesse d'imbécile et ils sont repartis avec, sans plus se retourner. » A mesure qu'elle parle de Charlie, le regard de Jillian s'embue d'une nuée de larmes qui s'échappent, dégringolant ses joues sans parvenir à s'arrêter. Son regard planté dans celui de cette vieille connaissance, elle achève son plaidoyer. « Je ne savais pas quoi faire d'autre. Il me manquait. Qu'est-ce que tu aurais fais à ma place ? Je ne tenais plus, je ne pouvais pas rester là à attendre que la vie se fasse et que je disparaisse de la sienne. Il est tout ce que j'ai aujourd'hui William. Et j'ai besoin de lui autant qu'il a besoin de moi. »

Jillian fixe l'horizon, son regard perdu, le fil de ses pensées est arrivée maintenant jusqu'au présent. Entre ses doigts, la cigarette – seule marque du passé dont elle n'a pas réussi à se défaire malgré les années – s'est consumée. Un étrange sourire sur ses lèvres. Elle se demande encore, en se rappelant sa tirade auprès de William, comment et pourquoi il avait choisi de masquer l'effraction aux Dashford, pour quelle étrange raison il avait proposé son aide pour qu'elle récupère son fils. Elle en avait encore le souffle couper rien qu'au souvenir du moment ou il lui avait promis de l'aider à obtenir la garde de Charlie en toute légalité, en montant un dossier solide qui lui donnerait le droit d'être la mère qu'elle voulait être. Malgré son scepticisme constant face à la sincérité de ce presque-inconnu, de cette infime connaissance, une part d'elle ne perd pas espoir. Quelque part, là au fond de son cœur, un bout d'elle-même qui chaque jour grossis davantage ne cesse de croire qu'avec l'aide de Will elle saura retrouver Charlie. Et si par bonheur ce jour venait, elle sait d'avance que rien de ce qu'elle pourrait faire ne saurait rembourser la dette qu'elle lui devra. A cette instant présent, alors qu'elle jette le mégot par la fenêtre, Jillian sait que tout son bonheur futur est laissé aux mains de William.


Dernière édition par Jillian O'Grady le Mar 24 Juin - 21:32, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: scars of past (jill)   Lun 23 Juin - 22:09

Bienvenue sur le forum mademoiselle et bonne chance pour ta fiche   
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MessageSujet: Re: scars of past (jill)   Lun 23 Juin - 22:11

Ton avatar   

Bienvenuuue à toi ! Si jamais tu as la moindre question n'hésite pas, le staff est là. Bon courage pour ta fiche   
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MessageSujet: Re: scars of past (jill)   Lun 23 Juin - 22:16

JLC   Bienvenue & bonne chance pour ta fiche   
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MessageSujet: Re: scars of past (jill)   Lun 23 Juin - 22:24

bienvenue ici jolie brune I love you
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MessageSujet: Re: scars of past (jill)   Lun 23 Juin - 22:25

merci à vous toutes pour l'accueil I love you
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MessageSujet: Re: scars of past (jill)   Lun 23 Juin - 22:29

le nom et l'avatar   bienvenue parmi nous  I love you 
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MessageSujet: Re: scars of past (jill)   Lun 23 Juin - 22:34

jenna + ton titre + ton pseudo
bienvenue à toi & amuse toi bien I love you
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MessageSujet: Re: scars of past (jill)   Lun 23 Juin - 23:00

Welcome
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◈ we are the beloved queens.
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› MESSAGES : 973
› AVATAR : evan rachel wood
› PSEUDONYME : marie (wayland)
› DOUBLES : Kira l'animatrice rageuse
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✰✰✰
› ÂGE: ~ 30 ans
› CARNET DE CONTACT:
› DISPONIBILITÉ: 1/5 rp libre

MessageSujet: Re: scars of past (jill)   Lun 23 Juin - 23:43

JENNAAAA
elle est tellement parfaite cette demoiselle. Juste, wahou Bienvenue sur le forum et bonne chance pour la suite de ta fiche I love you en espérant que tu te plaises ici

_________________
I'm trying to hope
with nothing to hold
I'm in love with you, and I'm not in the business of denying myself the simple pleasure of saying true things. I'm in love with you, and I know that love is just a shout into the void, and that oblivion is inevitable, and that we're all doomed and that there will come a day when all our labor has been returned to dust, and I know the sun will swallow the only earth we'll ever have, and I am in love with you.
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MessageSujet: Re: scars of past (jill)   Mar 24 Juin - 7:02

Ma cambrioleuse à moi   Bienvenuuuuuuuue à toi, et merci encore d'avoir pris mon scénario !       I love you   
Tu connais le chemin si tu as la moindre question, n'hésite pas I love you 
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MessageSujet: Re: scars of past (jill)   Mar 24 Juin - 9:53

Bienvenue parmi nous, bon courage pour ta fiche ^^
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MessageSujet: Re: scars of past (jill)   Mar 24 Juin - 14:14

bienvenue   
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MessageSujet: Re: scars of past (jill)   Mar 24 Juin - 14:33

quel joli choix de vava
bienvenue chez nous I love you
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MessageSujet: Re: scars of past (jill)   Mer 25 Juin - 16:28

Comme je te l'ai déjà dit, j'adore absolument ta fiche, tu as parfaitement cerné le personnage   Je te valide avec grand plaisir ! (et j'espère que c'était bien terminé, vu que t'as pas posté dans les fiches à valider, mais on va dire que oui hein  ) Tu peux aller jeter un coup d'oeil dans ce sujet pour avoir un petit résumé des catégories importantes de LIA. Sur ce, bon jeu, et réserve moi un rp ma belle !   
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MessageSujet: Re: scars of past (jill)   

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scars of past (jill)

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