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 Queen of my silent suffocation (fran&will)

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MessageSujet: Queen of my silent suffocation (fran&will)   Mer 25 Juin - 20:21


    The darkest corners of my mind are yours
    That's where you live
    That's where you breathe


La vie reprenait ses droits, la routine refaisait surface. Depuis des semaines, Will ne marchait plus qu’à la routine : se lever, manger, aller au travail, rentrer, comater devant la télé, se coucher. Chaque déviation à cette mécanique bien huilée était une souffrance, chaque regard à côté de son chemin tout tracé lui coûtait des efforts qu’il ne tenait pas à produire. Il était devenu une machine, et il n’en était pas mécontent. Etre une machine lui évitait de trop réfléchir, et il n’avait de toute façon pas du tout envie de le faire. Pourquoi donc l’aurait-il souhaité ? Sa vie, en dehors de son travail, n’avait plus aucun sens. Il n’avait pas de but, il enfilait les journées sans savoir ce qu’il attendait du lendemain, et c’était terrifiant. Il avait l’impression d’avancer dans le vide, à l’aveugle. Il était de retour à la case adolescence, où l’ennui se profilait à l’horizon et où il inventait tout et n’importe quoi pour le faire disparaître, parce que sa plus grande peur était de ne pas savoir ce qu’il ferait de sa vie. Heureusement qu’il avait encore son job, la seule raison pour laquelle il se levait encore, ces derniers temps. Il aimait ce boulot, il se sentait enfin utile quand il entrait dans son bureau et qu’il enfilait son holster, avant de s’asseoir devant ses dossiers. Le travail permettait de lui enlever de la tête tout le reste, sa vie personnelle n’existait plus quand il revêtait son habit d’inspecteur, et il s’y jetait à corps perdu. Il y avait toujours quelque chose à faire, une enquête à commencer, un suspect à interroger, une famille à rencontrer. Il ne pouvait pas se payer le luxe de ressasser ses idées noires, ici, et c’était tout ce qu’il attendait en franchissant les portes du commissariat, chaque matin. Ca marchait ainsi depuis le divorce. Mais même ça, on allait le lui enlever. Ezra lui avait annoncé que les équipes avaient été revues, suite à un départ en retraite, et ce doux imbécile avait eu un grand sourire en lui donnant le nom de sa nouvelle coéquipière. Will s’était étranglé dans son café et il ne s’en était toujours pas remis depuis. Il n’avait pas supprimé soigneusement chaque indice de l’existence de Fran dans sa vie, pour la retrouver chaque jour avec elle au boulot ! Il s’était si bien arrangé pour ne plus la croiser, pour retenir ses horaires et faire en sorte qu’elle ne soit pas sur son chemin à chaque fois qu’il devait passer dans les couloirs ! Il ne pouvait pas éliminer le fait qu’ils bossaient au même endroit, au même poste, mais il pouvait faire en sorte que leurs rencontres soient aussi rares que possibles. Et voilà qu’Ezra voulait jouer les entremetteurs en les collant ensemble … Génial, c’était tout simplement génial. Will ne dormait plus depuis une semaine à la seule idée de ce jour fatidique où ils allaient devoir commencer à bosser ensemble. Collaborer. Discuter. Partager à nouveau la même vie plus de huit heures par jour. Pour un couple divorcé, c’était l’extase.

Will n’avait pourtant aucun moyen d’empêcher ça, et il avait du se rendre au boulot ce lundi matin comme tous les jours précédents. Mais son humeur était plus mauvaise que jamais, et ça devait se lire clairement sur son visage, car ses collègues ne restèrent pas bien longtemps sur son chemin tandis qu’il allait chercher des papiers concernant le dossier sur lequel il allait devoir travailler avec Fran. Pourtant, il aurait donné n’importe quoi pour que l’un d’entre eux le retienne avec une affaire urgente à laquelle il ne pourrait pas échapper, et qui retarderait la confrontation avec son ex-femme … Mais non, bien sûr. Il se retrouva comme le condamné se dirigeant vers l’échafaud, et fini par ouvrir la porte du bureau qu’il partagerait avec elle. « Bonjour. » Il était difficile d’ouvrir la bouche en sa présence, même la plus élémentaire politesse demandait un effort, et pourtant il se montrait laconique. Il ne la regardait d’ailleurs pas encore, les yeux rivés sur les papiers qu’il tenait, comme absorbé dans leur lecture – il relisait la même phrase sans la comprendre depuis le début, en vérité. Il du se concentrer pour parvenir à chasser Fran de ses pensées une pauvre fraction de seconde, rien que le temps de savoir de quoi parlait le dossier. « Viol sur une mineure de quinze ans, ça date apparemment de plusieurs mois mais elle vient juste de porter plainte contre x. Stevenson t’as passé le dossier ? On doit rencontrer la fille ce matin. » Sans doute la phrase la plus longue qu’il lui ait adressée depuis le divorce, mais il ne la regardait pas encore et il pouvait prétendre qu’il s’adressait à n’importe lequel de ses collègues. Puis il leva les yeux. Constata que ce n’était pas n’importe lequel de ses collègues, mais la femme qu’il avait épousée et avec qui il avait passé la meilleure partie de sa vie. Et comme à chaque fois, il sentit la colère prendre le pas sur tout le professionnalisme qu’il avait tenté de conserver. Il jeta le dossier avec très peu de délicatesse sur le bureau et se laissa tomber sur son siège, ses yeux rivés sur elle. « T‘as oublié de signaler à Ezra que t’avais changé de nom ? » Il était pitoyable.
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MessageSujet: Re: Queen of my silent suffocation (fran&will)   Jeu 26 Juin - 12:36




queen of my silent suffocation.


Longuement elle regarda l'objet entre ses doigts fins. Une bague dorée portant les traces d'un usage pathétique. Son soupir fut long, sa décision déchirante. Et sans un bruit elle rangea l'anneau dans sa table de nuit, fermant les yeux alors que ses mains refermaient le tiroir comme pour ne pas voir le résultat de cette déchéance qui l'animait. Fini la femme mariée, propriété indissociable de l'amour et de la confiance. Le symbole d'une vie en tout point parfaite chutait, et avec lui les rêves les plus fous de la jeune femme. Elle se sentait si nue sans son alliance, si vulnérable. Elle n'était plus à personne et plus personne ne lui appartenait. Se levant de son lit, elle enfila à la va vite quelques vêtements, ne se regardant dans la glace qu'une fois prête pour de bon. Elle semblait si pâle dans ce grand miroir. Si vide. Elle tenta un sourire histoire de se redonner du courage, et abandonna la partie. Son sac attrapé, ses clés ramassées, son café but, elle s'enfuit de cette maison qui la rendait folle de son silence et de sa tristesse. C'était dur que de ce lever tout les matins sans le corps chaud de l'autre à ses cotés. Et même durant l'époque à laquelle Will avait arrêté de la voir autrement que comme une traître elle s'était accrochée à l'idée de la présence à ses cotés. Maintenant il ne lui restait plus rien que des parties brisées de son cœur. L'autre moitié était resté dans la main de l'autre, alors qu'il signait les papiers dictant la fin de leur mariage. L'image la significative qu'elle ai pu voir depuis des années. Un symbole auquel elle pensait encore parfois. Son esprit était hanté par ce manque qu'elle ressentait partout, tout le temps. Elle ne parvenait pas à lui mettre la faute sur le dos malgré tout. Elle se revoyait dans les bras d'Elyas et l'envie de pleurer revenait. Elle l'avait revu depuis, peu être sa pire erreur. Si elle était allée parler à William de tout ça, de la famille qu'elle ne voulait pas et de ce bébé qu'elle avait sacrifiée pour sa carrière, au lieu de le tromper, alors peu être qu'il aurait comprit et qu'il l'aurait aimée à nouveau. Au lieu de sa elle avait perdu sa confiance. Comme une bécasse elle était aller empirer les choses. Depuis plus un mot, plus un regard, rien. Elle avait enfouie au fond d'elle toutes ses souvenirs, ses sentiments. Elle se sentait forte. Elle se sentait vide. Elle n'avait plus rien à perdre de toute façon.

Elle n'avait jamais ressenti autant de regards sur elle alors qu'elle entrait dans la station de police. La nouvelle de son divorce se propageait peu à peu dans son lieu de travail, rendant les choses plus compliqué. Et pour couronner le tout voilà qu'Ezra son patron s'était amusé à la mettre en équipe avec son ex mari. Fransesca ne savait plus quoi faire. Partir loin d'ici pour une vie paisible, ou rester et se battre contre ses démons. Un choix qui s'était annoncé comme compliqué. Pourtant elle n'avait pas réussi à partir, pas assez lâche peu être, pas assez courageuse plus surement. Elle souffla un moment et ouvrit la porte, s'attendant à retrouver derrière William et ses yeux océans. Pas âme qui vive dans le bureau et l'anxiété retomba alors qu'elle entrait pour s'installer dans son nouveau bureau. Ranger les dossiers, sortir ses stylos, voilà. Plus aucunes photos sur son lieu de travail. Avant ça, celui-ci avait été orné d'images heureuses du couple, amoureux comme au premier jour. Le regard de son mari sur ces photos lui donnait le courage de lutter pour le bonheur des autres. Plus rien ne la poussait désormais que sa propre volonté et son sens de la justice. Ouvrant un dossier, elle se mit à le lire avant que ne soit prononcé un salut des plus froid. Il était arrivé. Par réflexe elle leva la tête vers lui, le regardant lui passer devant comme une simple étrangère. Elle ne lui répondit pas, fulminant de se voir traiter de la sorte. Il enchaîna sur le travail et la blonde se força à rester concentrer de toute ses forces. « Je suis en train de lire le dossier. Les médecins ne pourront plus nous aider à retrouver des indices, on sait pourquoi elle n'a rien dit ? » Fermant là le dossier elle resta les yeux fixés sur lui. Jusqu'à ce qu'il ne la regarde enfin. Par réflexe elle faillit baisser les yeux mais les mots de son ancien amant l'en empêchèrent alors qu'elle entendait dans sa phrase toute sa rancœur. Pour ça elle aurait voulu le frapper. Mais après tout, il devait avoir raison de se comporter ainsi. Ils n'étaient plus que des étrangers, c'était ce qu'il avait réclamer le jour où le mot divorce avait été prononcé. « Si c'est ça qui te dérange, je vais m'en charger au plus vite. Je ne veux pas qu'il pense que je suis sentimentale pour ça. » Elle se leva, plus en colère qu'elle ne l'aurait voulu, et retira sa veste pour plus de confort. Elle avait si chaud dans la salle. « À quel heure on rencontrent la gamine ? » Elle ne voulait parler de rien d'autre que du boulot. Il n'était qu'un collègue, point.

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MessageSujet: Re: Queen of my silent suffocation (fran&will)   Sam 28 Juin - 10:43

Reposer les yeux sur elle, c’était faire un scanner complet en une fraction de seconde de tout ce qu’elle était, sa tenue, son maintien, ses traits, et tout cela bien contre son gré. Will ne voulait pas la détailler ainsi, mais c’était plus fort que lui. Il la connaissait par cœur, du moins il l’avait cru pendant un moment, mais il remarquait des détails nouveaux sur elle, et il n’était pas sûr de les apprécier. Il avait pu remarquer, en la voyant de loin dans un couloir, qu’elle avait coupé ses cheveux, mais c’était un choc de voir ça de près. Enfouir son visage et ses mains dans sa longue chevelure avait été un de ses plus grands plaisirs, depuis le tout début de leur relation, mais voilà qu’elle avait tout coupé, réduisant sa crinière voluptueuse à un épi à la garçonne. Non pas qu’il avait encore envie de passer ses mains dans ses cheveux … Mais quand même … Il garda pour lui ses réflexions sur cette coupe, ainsi que sur ses vêtements qu’il ne lui avait jamais vus, et qu’il aimait bien moins que les anciens. Mais ça, c’était sans doute parce qu’ils étaient neufs, et qu’il refusait en bloc tout ce qu’elle faisait de nouveau sans même y réfléchir à deux fois. Elle remuait en lui une colère dont il n’avait pas réussi à se débarrasser depuis leur divorce, une force qui le déchirait de l’intérieur et qui allait le rendre complètement dingue sur le long terme. C’était elle qui avait réussi à étouffer cette colère qu’il ressentait depuis l’enfance, quand ils s’étaient rencontrés la première fois. Il était un garçon violent, prompt à s’énerver pour des broutilles, mais elle l’avait dompté et il s’était trouvé bien plus heureux sans avoir à contrôler ses pulsions sanguines. Mais elle l’avait trompé, il l’avait quittée, et tout avait été multiplié sous le coup de cette séparation brutale. La regarder accentuait cette envie de hurler sa rage, il n’allait jamais supporter de travailler avec elle.

« Je suis en train de lire le dossier. Les médecins ne pourront plus nous aider à retrouver des indices, on sait pourquoi elle n'a rien dit ? » Will n’avait aucune envie de parler boulot avec elle. Il se contrefichait de la raison pour laquelle la fille n’avait pas porté plainte plus tôt, ce qui était pourtant loin d’être dans ses habitudes. Les viols faisaient généralement partie des cas où il s’impliquait le plus pour retrouver les coupables, mais aujourd’hui … Aujourd’hui, la présence de Fran dans ce bureau changeait la donne. « Parce qu’elle connaît son agresseur ou qu’elle avait peur de passer pour une traînée devant sa famille, qu’est-ce que j’en sais ? C’est pour ça qu’on doit lui parler. » Rétorqua-t-il avec une brutalité qui ne lui ressemblait pas dans ce genre de situation. Il était même agacé contre la jeune fille qui s’était fait agressée, et encore plus énervé contre lui de ne pas réussir à faire la part des choses et à mettre de côté le personnel pour se concentrer sur le professionnel. Mais les hostilités étaient ouvertes avec Fran, et il n’allait pas pouvoir se calmer aussi vite maintenant qu’il avait lancé la première attaque. « Si c'est ça qui te dérange, je vais m'en charger au plus vite. Je ne veux pas qu'il pense que je suis sentimentale pour ça. » Il eut un rictus mauvais à cette réponse. « Il aurait fallut y penser avant qu’il n’ait l’idée de nous coller en équipe "pour nous faire plaisir" » Répliqua-t-il sèchement, en mimant des guillemets avec ses doigts pour bien souligner l’ironie de la fin de sa phrase. Il la suivit des yeux tandis qu’elle se levait pour enlever sa veste, et eut petit mouvement de surprise en découvrant un tatouage sur son épaule. « À quelle heure on rencontre la gamine ? » Il ne répondit pas tout de suite, trop occupé à détailler le motif qu’il voyait sur sa peau. Qu’est-ce que c’était ? Un oiseau ? Qu’est-ce que ça représentait pour elle ? Pourquoi s’était-elle fait tatouer maintenant alors qu’elle n’en avait jamais parlé quand ils étaient ensemble ? Il dut retenir avec peine ses questions – acerbes – pour revenir à leur sujet de conversation. « Elle arrive dans une demi-heure. On ne peut pas la voir ensemble, je peux m’en charger seul. » Il imaginait déjà le fiasco d’une entrevue avec la victime, s’ils devaient la faire ensemble, alors il se proposait spontanément, mais il n’avait pas eu envie de lui laisser le choix. Elle voulait sans doute faire cet entretien elle aussi, mais Will n’était pas d’humeur à lui demander ce qu’elle souhaitait. Et peut-être qu’au fond, il avait envie que ça explose encore une fois entre eux. Peut-être qu’après une bonne dispute, ils seraient d’attaque pour travailler correctement … Ca marchait, par le passé. Ils se disputaient et ça faisait disparaître toute tension entre eux : une fois réconciliés, tout allait pour le mieux. Mais c’était avant que le véritable problème n’apparaisse ... Et bien avant le divorce. Il était stupide d’avoir pensé une seule seconde que la méthode pouvait encore fonctionner, mais c’était la force de l’habitude, sans doute.
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MessageSujet: Re: Queen of my silent suffocation (fran&will)   Sam 28 Juin - 18:29




queen of my silent suffocation.


Il n'était pas rasé. C'était le premier truc qui lui avait sauté aux yeux, son visage souligné d'une fine barbe inégale et broussailleuse. Ses cheveux aussi semblaient être passés dans un mixeur. Il était loin du Will rayonnant qu'elle avait connue. Ce Will la semblait avoir été perdu quelque part pendant longtemps. Comme ces affaires qu'on fait tomber du troisième étage et qui nous reviennent souillées et en morceaux. William n'était plus Will, son mari. C'était triste, mais c'était ainsi. Elle avait dit adieu aux habitudes et aux souvenirs pour ne plus être que présent et solitude. C'était trop demander pour cet homme qui n'avait jamais vécu pour autre chose que pour son bonheur. Elle en avait une conscience précise, et cette conscience la brûlait de l'intérieur. Elle ne souhaitait pas le regarder. Elle ne souhaitait pas voir son mari devant elle, mais un collègue. Un simple collègue de travail. Un collègue qui l'aurait sauvagement embrasser sur toutes les parcelles possible de son corps, mais un simple collègue tout de même. C'était peu être ça qui lui manquait le plus au final. Ne plus sentir le corps de William se presser contre le sien, ne plus ressentir cette chaleur suffocante et ce plaisir infini de la femme comblée. Tant de mois que ses désirs refoulaient se fracassaient contre un mur de rancœur. Elle s'était jetée dans les bras d'un autre, à quel prix. C'était peu être pour sa qu'elle avait radicalement changée d'apparence. Elle voulait du neuf. Elle voulait se sentir désirable à nouveau, elle qui avait été tant de fois rejetés dans sa féminité la plus basique. Fran refusait de voir sa confiance en elle bafouée par un idiot incapable de parler de ses émotions. Un homme aux mots toujours plus agressifs. À croire qu'il ne l'aimait plus, et ce depuis longtemps. Elle s'en était posé la question, cette nuit là après qu'il ne lui ai demandé le divorce. Depuis combien de temps ses sentiments s'étaient-ils réduit à un tel néant. Elle avait l'impression de le dégoûter. Et elle se sentait sale.

« Ne me parle pas sur ce ton. » Les mots étaient sortit tout seul alors qu'elle le fixait, impassible. Il n'avait en aucun cas le droit de la traiter comme une moins que rien et elle était bien décidée à ne pas se lisser marcher sur les pieds, surtout pas par celui qui l'avait lâchement laissé tomber. Elle s'en voulait terriblement pour cette infidélité qu'il n'avait en aucun cas mérité. Mais il était loin d'être tout blanc dans ce mariage foiré, elle en était pleinement consciente. Pas motivé à parler travail il se ferma comme une huître. Elle le connaissait assez bien pour savoir qu'il lui en voulait. Ça semblait dégouliner de tout ses pores. Et cette sensation donnait la boule au ventre à la jeune femme. Lui qui toujours avait défendu de tout cœur la veuve et l'orphelin se comportait comme un connard face au cas d'une gamine au destin tragique. Ça ne lui ressemblait pas. Le fait de cracher sa rancœur sur une chose aussi bénigne que son nom de famille lui ressemblait déjà plus alors qu'elle esquissait un sourire exaspéré sur son visage pâle. « C'est bien ce que je pensais. Ton ego de mâle dominant ne supporte pas l'idée de m'avoir sous le nez. N'as-tu donc aucune retenue ? Tache de faire la part des choses, ça sera bien mieux pour tout le monde. » Ses mots s'étaient envolés par dessus son épaule alors qu'elle accrochait sa veste au porte manteau, dévoilant sans véritablement le chercher l'oiseau sur son épaule. Il faisait une chaleur à tuer dans la pièce, assez pour échauffer les esprits de deux adultes fraîchement divorcés. « Ne t'en fais pas, je ferais la demande de changement pour le coéquipier d'ici la fin de la semaine. Tu n'auras plus à supporter ma vue. » C'était con à dire, mais malgré son ton détaché et pratiquement amusé, elle se sentait triste au possible de se voir haïs si fort par un homme qui faisait encore battre son cœur. L'amour pourtant n'avait plus court dans cette relation qui lui semblait à sens unique. Ils avaient été les victimes du temps, de l'ambition et des rêves. Elle se laissa choir dans sa chaise alors qu'il déclarait vouloir bosser seul et elle tiqua, fronçant les sourcils. « Hors de question. Vu ton humeur tu risques de la braquer. Je m'en charge, elle a besoin de présence féminine. » Ses dents vinrent se planter dans sa lèvre inférieur pour retenir des paroles malheureuses qui partirent quand même. « Et puis quand on voit ta compréhension de la femme.. » Les mots avaient été prononcés à voix basse pourtant elle espéra avoir atteins son but. Il lui avait fait tant de mal. Elle voulait lui rendre la pareil. Sans plus attendre elle sorti à nouveau le dossier histoire de le finir. Elle se devait d'être parée à toute éventualité. Et le boulot lui ferait peu être oublier le reste de ces emmerdes l'enlisant toujours plus.

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MessageSujet: Re: Queen of my silent suffocation (fran&will)   Mer 2 Juil - 17:45

« Ne me parle pas sur ce ton » Will tiqua à cet ordre impérieux, mais ne répondit rien. Il n’avait pas l’intention de changer de ton avec elle, c’était tellement plus simple de lui parler ainsi plutôt que de faire des efforts ! Il ne voulait pas se montrer aimable, non merci. Il avait cette envie puérile de la pousser à bout pour qu’elle claque la porte de ce bureau et qu’elle ne revienne jamais – mais il était à peu près certain qu’il ne le ferait pas, et presque aussi certain que de toute façon il avait peu de chances d’y arriver. Elle avait un égo aussi énorme que le sien, et si elle décidait de lui pourrir la vie, elle pourrait supporter beaucoup de choses venant de lui. C’était étrange de voir à quel point ils en étaient arrivés. Il n’y avait pas si longtemps, ils vivaient encore ensemble … La vie n’était plus aussi rose qu’au début de leur mariage, mais ils faisaient bien semblant et la plupart du temps, les choses se passaient bien entre eux. Il lui arrivait encore de la tirer sous les draps pour un câlin matinal avant qu’ils ne doivent venir travailler, ils riaient ensemble comme des gosses en s’étreignant dans leur lit conjugal. Ils étaient heureux. Et maintenant, il faisait tout pour trouver le meilleur moyen de la blesser à chaque fois qu’il ouvrait la bouche. Elle voulait qu’il change de ton avec elle ? Elle aurait du y penser avant de le faire cocu en s’offrant à un autre.

Il avait cru que le divorce serait un point final à cette histoire douloureuse, mais il découvrait qu’au contraire, ce n’était que le début d’une nouvelle épreuve, peut-être pire encore que ce qu’il avait abandonné en la quittant. Et bosser ensemble n’allait pas arranger les choses. « C'est bien ce que je pensais. Ton ego de mâle dominant ne supporte pas l'idée de m'avoir sous le nez. N'as-tu donc aucune retenue ? Tache de faire la part des choses, ça sera bien mieux pour tout le monde. » Cette phrase lui hérissa un peu plus les nerfs : il ne supportait pas qu’elle le mette devant l’absurdité de son comportement. Il savait qu’il devait faire la part des choses, mais contrairement à elle, il avait beaucoup plus de difficultés à y parvenir. Il n’avait jamais apprécié qu’on lui mette devant le nez ses problèmes pour gérer ses émotions, mais venant d’elle, c’était pire encore. Il était comme un gamin réprimandé qui connait ses fautes mais qui ne peut rien y changer. « Tu m’excuseras si mon égo n’a toujours pas digéré que tu ailles coucher à droite et à gauche dans mon dos. Mais je constate que toi, tu n’as aucun problème pour faire la part des choses, ça fait plaisir à voir. » Il aurait voulu qu’elle soit aussi blessée que lui, qu’elle se rebelle un peu plus face à leur situation. Et plus que tout, il ne voulait pas qu’elle l’accepte. C’était donc si facile pour elle, d’oublier leurs années de mariage ? « Ne t'en fais pas, je ferais la demande de changement pour le coéquipier d'ici la fin de la semaine. Tu n'auras plus à supporter ma vue. » Il eut un rictus amer, blessé par le ton qu’elle adoptait. Si détachée face à tout ça ! « C’est tout ce que je demande. Ne plus t’avoir devant les yeux à longueur de journée. Tu pourrais y aller ce soir ? Une semaine c’est déjà trop long. » Il en était malade. Malade de voir qu’effectivement, une semaine ce serait beaucoup trop long, alors qu’à un moment de sa vie il avait projeté de passer le reste de ses jours avec elle. Mais il n’attendrait pas qu’elle aille réclamer le changement d’équipe, il irait le faire lui-même, dès ce soir. Ezra allait l’entendre !

Il la regarda ensuite s’asseoir – ou plutôt se laisser tomber sur la chaise. Il savait déjà qu’elle ne le laisserait jamais voir la fille tout seul. « Hors de question. Vu ton humeur tu risques de la braquer. Je m'en charge, elle a besoin de présence féminine. » Il leva les yeux au ciel, prêt à lui balancer que ce n’étaient que des conneries, quand elle ajouta une phrase. « Et puis quand on voit ta compréhension de la femme.. » Il se figea, les mots restèrent coincés dans sa gorge, et il la fixa avec une colère froide qui cachait difficilement la douleur qu’elle créait par ces simples mots. Il referma d’un geste sec le dossier devant lui, contenant à grand peine les tremblements de ses mains. « Effectivement. Je regrette d’avoir passé tant de temps à m’occuper uniquement de toi, alors que j’aurais pu parfaire ma compréhension des femmes ailleurs. » Lâcha-t-il d’un ton glacial. Il n’y avait eu qu’elle dans sa vie pendant très longtemps, trop longtemps. Etait-il réellement si incapable avec les femmes ? Il n’en avait sincèrement aucune idée. Sa dernière conquête remontait à trop longtemps, mais il avait bien l’intention de remédier à ça … Quand il parviendrait à regarder une femme autrement qu’en pensant à Fran. Elle lui gâchait même ça. « Tu iras la voir alors. Ton tact légendaire avec les jeunes devrait encore faire son petit effet, j’ai hâte que tu me racontes. » Ironisa-t-il.
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MessageSujet: Re: Queen of my silent suffocation (fran&will)   Ven 4 Juil - 16:42




queen of my silent suffocation.


Les mots acérés de Will s’enfoncèrent tel des lames aiguisées alors qu'elle le fixait, troublée par tant de violence et de haine dans cette voix qui avait toujours été si douce avec elle. Elle se souvenait encore de lui adolescent, des premiers mots qu'elle avait entendu de sa propre bouche, des premiers mots qu'il lui avait adressé. Elle se souvenait du ton de sa voix alors qu'il disait oui, le regard pétillant et le sourire invincible. C'était fou comme une voix pouvait changer durant toutes ces années. Elle avait aimé entendre des litanies de je t'aime sortir de cette bouche mainte fois embrassée. Elle avait succombé sous les murmures rauques qu'il lui avait adressé, les soirs où leurs deux corps ne faisaient plus qu'un. Voilà que cette voix tant adorée devenait l'agresseur, l'assassin. Encore quelques paroles et elle en crèverait. Eux qui s'étaient tant aimé, elle ne parvenait à croire qu'ils en soient arrivés là. Elle ne comprenait pas, tout bonnement. Ne l'avait-il donc jamais véritablement aimé ? Tout ça n'était qu'une foutue blague. Bientôt la caméra se montrerait ils riraient tous de bon cœur, se prenant dans les bras l'un de l'autre.  Parce que Fran en était persuadée, on ne pouvait pas oublier tout ce qu'ils avaient vécus. Il avait été le seul à être là quand plus rien n'allait, quand le monde s’effondrait autour d'elle. Il avait été son pilier, son sauveur. Et voilà que même lui se mettait à défaillir et sombrer. Elle se savait fautive, elle s'en voulait tant. Mais au bout d'un moment Francesca avait fini par craquer, se laissant aller à faire le pas de trop vers un peu de bien être. Pour oublier la haine que lui vouer l'homme de sa vie. Pour oublier cette impression d'être sale, une moins que rien. Elle était descendu plus bas que terre pour ne pas avoir à affronter ses mots à l'époque, et voilà qu'elle désirait à nouveau fuir ce ton agressif et ces yeux accusateurs.

L'ego de son ex mari et son agressivité allait finir par l'étouffer. Sentant son regard sur son dos, elle crut frissonner et préféra se concentrer sur son dossier, répondant avec détachement aux remarques toujours plus piquantes de l'homme qu'elle avait aimée. Jusqu'à ce qu'il aille trop loin pour être ignoré et qu'elle ne relève la tête, blessée plus qu'elle ne pourrait jamais l'avouer. Était-il vraiment en train de ressortir l'adultère sur la table de ce foutu divorce ? Elle s'en voulait, elle le lui avait dit et redit et répété encore et encore. Mais non, ça ne rentrait pas. Il ne voulait pas comprendre ce qu'elle avait ressenti, il ne voulait pas savoir. L'accusait-il de tourner la page trop rapidement ? A vrai dire elle s'était posée la question. Revoir Elyas, c'était faire d'une simple bêtise une histoire trop compliquée pour elle, surtout en ce moment. Étaient-ils seulement ensemble tout les deux ? C'était impossible, elle ne se voyait pas se partager avec un autre que William. Elyas était celui qui de part son détachement et sa douceur parvenait à la faire se sentir moins vide. Leur histoire était si mal. Elle était si rassurante pourtant. « Will... » Son ton avait été moins dur que prévu et elle s'en voulu instantanément. Reprenant un peu de son courage, elle se contenta de continuer comme si de rien n'était. « Laisses tomber, crois ce que tu veux. Mais ce n'est arrivé qu'une fois. Une fois de trop, mais une fois quand même. Concentres toi sur ton travail, c'est tout ce que tu peux faire maintenant. » Elle le regarda, presque avec pitié. Cet homme si tendre et heureux redevenait l'adolescent aigri et violent. Un sombre crétin qu'elle n'avait jamais pu supporter. Si il continuait alors ils se perdraient à jamais, elle en était consciente. Peu être était-ce mieux, au fond. Elle lui annonça qu'elle irait changer d'équipe et il suggéra d'avancer la date, enfonçant plus encore la dague dans le cœur de Blanche-Neige. La beauté n'aurait finalement pas prise sur ce chasseur au cœur rongé. « J'irais quand j'aurais le temps. » Soupirant pour elle même elle ouvrit son ordinateur, attendant que la machine ne se mette en route pour commencer quelques dossiers en retard. « Ça fait en tout cas plaisir de voir à quel point tu veux te débarrasser de moi Will, mais une balle entre les deux yeux aurait été plus efficace. » Ne le regardant même pas elle préféra se concentrer sur son travail que de se perdre dans des batailles futiles avec lui dont les résultats ne seraient que mauvais. Alors elle se mit à taper son rapport, faisant abstraction des mots de son ancien amant. Jusqu'à ce que ces remarquent ne viennent l'achever. Elle se senti soudainement nauséeuse alors que son corps se raidissait. Frankie se concentra, se donnant toutes les peines du monde pour ne pas lui montrer à quel point il lui faisait du mal, à quel point elle voulait pleurer et se laisser aller à cette douleur qui la terrassait. Alors voilà, ils en étaient arrivé là. Aux regrets, aux menaces et aux pics mordantes. Elle avait envie de vomir. Will était devenu un monstre. L'homme qu'elle avait été transformé en une bête féroce qui la dévorerait bientôt. Avalant douloureusement sa salive elle préféra ne rien dire à ce type qui n'était plus rien d'autre que son passé et continua à taper, le visage fermé. Un instant passa avant qu'elle ne s'adresse à nouveau à lui d'une voix blanche. « Sommes nous encore sur ton affaire de trafic ? » Retourner au travail et redevenir un super héros pour ne pas que l'obscurité ne nous rattrape.

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I'm trying to hope
with nothing to hold
I'm in love with you, and I'm not in the business of denying myself the simple pleasure of saying true things. I'm in love with you, and I know that love is just a shout into the void, and that oblivion is inevitable, and that we're all doomed and that there will come a day when all our labor has been returned to dust, and I know the sun will swallow the only earth we'll ever have, and I am in love with you.
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Queen of my silent suffocation (fran&will)

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