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 now it's time to play the big girl (frankie)

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MessageSujet: now it's time to play the big girl (frankie)   Dim 29 Juin - 21:09



now it's time to play the big girl.



Tu étais confortablement assis dans ton bureau, remplissant quelques formulaires pour le boulot. Divorce, partage de biens, la paperasse tu détestais ça mais fallait bien passer par là. En général, tu te contentais de trier les différents papiers tandis que ta secrétaire se chargeait du reste. Il était tard, tu songeais à quitter les locaux. Tu étais souvent un des derniers à partir du bureau, la plupart des autres avocats préférait travailler chez eux. Tu aimais le calme ici, au moins tu arrivais mieux à réfléchir. Tu te levas et rangeais rapidement ton bureau. T'avais bien besoin de te détendre et tu pensas aller prendre un verre avec Alec, tu n'étais pas d'humeur à continuer à bosser sur tes affaires. Alors que tu venais de fermer ton bureau et déposer les papiers pour que ta secrétaire se charge du reste, ton téléphone vibra. A la vue du numéro affiché, tu fronças les sourcils et finis par répondre. Levant les yeux au ciel à l'entente de la voix au bout du fil, les plans que tu avais prévu pour ce soir tombèrent à l'eau. Tant pis, tu n'allais pas laisser Frankie en prison. Bagarre dans un bar, elle avait terminé au poste de police. Et qui elle l'appelait ? L'avocat qui traitait son mariage entre elle et son futur ex-mari. Elle avait de la chance que tu l'appréciais vraiment sinon tu n'aurais daigné lever le petit doigt pour lui venir en aide. Arrivant au commissariat, tu te postas devant la cellule dans laquelle se trouvait Frankie. Il t'avait fallu un peu de temps avant d'arriver au commissariat sachant que la jeune femme se trouvait près de Bâton rouge. Tu ne connaissais pas qui bossait dans ce poste de police et il allait falloir que tu joues de ton titre d'avocat pour tenter de la faire sortir maintenant. Souvent, les policiers demandaient à ce que la personne reste au moins jusqu’au lendemain matin histoire qu'elle prenne conscience de leurs actes. Foutaises, Frankie était assez grande pour juger ses propres actes. Tu en avais eu des clients qui faisaient des trucs stupides comme balancer des pierres sur la fenêtre de leur futur ex-époux par exemple mais Frankie était hors du commun. Elle ne semblait pas vraiment se rendre compte que cette histoire pourrait aller plus loin. « Raconte-moi. Pourquoi tu t'es battue et avec qui ? Le policier a été bref au téléphone. » Tu croisais les bras. Tu te demandais bien comment elle en avait pu en arriver au moins puis sachant que Frankie était un peu nerveuse, elle avait du se barrer au quart de tour, encore une fois. « Je vais faire tout mon possible pour te sortir de cette cellule ce soir, mais je te garantis rien. Frankie, t'es plus une gamine, tu devrais apprendre à garder ton sang-froid. Surtout que c'est pas vraiment le moment de déconner avec ton divorce. » Mais tu ne pouvais pas lui en vouloir, parfois tu n'arrivais pas à garder le tien non plus. Tu espérais juste pouvoir l'aider à sortir de là.
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MessageSujet: Re: now it's time to play the big girl (frankie)   Lun 30 Juin - 19:12




now it's time to play the big girl.

Les murs semblaient s'approcher à pas feutrés vers toi. Tout autour tournait, vrillait, bavait. Le monde fondait tout tes yeux. Et les pleurs, les râles et les rires frustrés. Tu avais eu maintes fois l'expérience de la garde à vue dans ton métier, mais ça c'était tout nouveau. Te retrouver du coté des accusées. Ça te faisait froid dans le dos. Ton envie de vomir ne s'était pas tut un seul instant. Avec toi quelques prostituées et une nana au regard vide et aux vêtements nauséabonds. Et toi, dans ton pantalon de cuir, ton vieux t-shirt de rock sur le dos, et ton coton dans le nez. Le coup avait été mit en plein visage et tu ressentais encore la vive douleur à chacun de tes mouvements, comme si ton cœur s'était déplacé sous l'épiderme de ta peau pâle et s'était mit à battre chaudement contre celui-ci. Tu t'étais sentie si vivante pourtant dans ce bar. Le sang baignant dans l'alcool, la force dans les bras. Tu l'avais vu elle, dans sa robe stupide, te fixant étrangement alors que tu enchaînais les bières comme toute bonne camionneuse. Elle avait semblé se moquer et ça ne t'avait pas plut. Alors tu avais attrapé ta peinte et fait claquer tes chaussures de services sur le parquet sales du bar pour venir lui dire quelques mots. Mariée, toute pimpante, le genre à traîner dans un bar plus par exotisme qu'autre chose. Ses mots ne t'avaient pas plut, pas plus que les rires de son mec à coté. Alors tu avais enfoncé ton poing dans le visage de cette pouffiasse. Ce n'était pas la première fois que ça t'arrivait. C'était par contre la première fois que l'autre répliquait. Enfin le mari de l'autre pour le coup. Et tout été parti en cacahuètes alors que la bagarre générale avait prit place. Et tu t'étais retrouvée au centre de tout ça, pauvre idiote. Toi la flic, la femme forte, l'exemple même du sérieux et du calme t'étais retrouvé à taper sur tout ce qui pouvait bien bouger. Bien sur les flics étaient arrivés et t'avaient embarqués. Ils ne voulaient pas croire que tu puisses être de la maison, pas toi. Pas le lutin surexcité aux cheveux en pétards. Et voilà. Tu attendais entre les murs fades de la cellule qu'on veuille bien te laisser sortir. Tes mains tremblaient un peu, rien de grave. Les autres nanas n'avaient pas cherchés à t'embêter. Elles avaient vu ton regard et s'étaient abstenus du moindre commentaire. Toi, tout ce à quoi tu pensais, c'était aux autres. À Will, à Elyas, à Madison. Si ils apprenaient ce que tu avais fais ils risqueraient de te prendre pour une barge. Une voix te fit sortir de ta torpeur soudainement. « Raconte-moi. Pourquoi tu t'es battue et avec qui ? Le policier a été bref au téléphone. » Tu levais la tête et il était là. Ils avaient appelés ton avocat, génial. Tes dents vinrent mordre ta lèvre inférieur alors que tu te levais pour t'approcher des barreaux. Il était derrière, droit comme un pic, l'air affligé. Nathan. Celui qui t'avait fait ce papier qui d'un coup t'avait coupé de Will à jamais. Ex mari. Tu détestes ce mot. Ex. « J'en sais rien Nath. Il y avait cette nana et... » Rien ne sort plus de ta bouche. Parce que tu n'avais aucune raison de te battre, rien d'autre que ta colère et ton alcool. « J'étais dans un bar, et tout le monde a fini par se taper dessus de toute façon. » Un bref résumé. Ça te suffit amplement. Tu préfères regarder ses pieds que ses grands yeux noirs tout compte fait. Il a beau être un ami, il te met mal à l'aise. « Je vais faire tout mon possible pour te sortir de cette cellule ce soir, mais je te garantis rien. Frankie, t'es plus une gamine, tu devrais apprendre à garder ton sang-froid. Surtout que c'est pas vraiment le moment de déconner avec ton divorce. » Tu soupires. Il a raison, tu le sais. Il a toujours raison ce type. C'est pour ça que tu l'as engagé. Tu as bossé avec lui assez souvent pour savoir qu'il est bon dans ce qu'il fait. Il était le mieux placer pour te débarrasser de ton idiot de mari, et il l'a fait sans scier. « Pitiez arranges toi pour que je garde un casier vierge. Je ne peux pas me permettre se genre de conneries avec mon boulot, je vais me faire défoncer. » Tu trembles un peu, ta voix aussi. Tu soupires à nouveau et poses ton visage sur les barreaux frais de la cellule. Tu le regardes enfin. « Je suis désolé, j'ai pas été foutu de me retenir. Je suis juste une idiote, une nulle, tout ce que tu veux. » Tu le penses tellement ce que tu viens de dire. Tu as tout fait foirer. Ton mariage, ta vie, ta famille. Et voilà que maintenant tu joues les pochtronnes au bar.

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MessageSujet: Re: now it's time to play the big girl (frankie)   Mer 2 Juil - 22:17



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La prison dans laquelle vous vous trouviez puait le moisi. Tu te demandais bien comment des gens pouvaient rester cloîtrés dans cette minuscule cellule avec cette odeur nauséabonde. Tu dus te concentrer pour ne pas déglutir à chaque fois que tu ouvrais la bouche. Tu essayais de ne pas parler trop fort non plus, les collègues de cellule de Frankie semblaient être de vrais commères. Tu aurais préféré une salle plus en retrait mais les policiers avaient refusé jugeant Frankie dangereuse. Saoule oui, dangereuse non. Peut-être un peu trop nerveuse mais point dangereuse. Tu la connaissais bien, tu la connaissais même trop bien. Tu la savais juste faible ces derniers temps. Avec son divorce, elle en avait pris un sacré coup. Même si ce n'était pas trop à l'avocat de se charger de l'émotionnel, tu t'étais pris d'amitié pour elle. Frankie, c'était devenue une amie. Si elle n'avait été qu'une simple cliente, tu n'aurais jamais fait tout ce chemin pour la sortir d'ici. Enfin, si tu y arrivais. Les policiers semblaient à cheval sur la loi et refusaient toute négociation. La bataille s'annonçait longue et périlleuse mais tu ne t'avouais pas vaincu. Tu avais beau être levé depuis six heures ce matin, tu ne t'avouais jamais vaincu aussi facilement. Malheureusement, vous n'étiez pas dans votre ville et tu ne pouvais pas aussi facilement négocié une sortie aussi rapide mais tu allais trouver un truc. Il le fallait. Tu ne pouvais pas laisser la jeune femme avec toutes ses délinquantes qui ne lui ressemblaient pas du tout. Avant de t'embarquer dans une conversation avec le shérif de la ville, tu préférais avoir la version de la jeune femme qui te résuma très vite ce qui s'était passé. Tu fronçais les sourcils et croisa les bras contre ton torse. Si elle ne t'en disait pas plus, tu ne pourrais pas vraiment l'aider. Elle devait être plus coopérative. «  C'est trop bref ce que tu me dis Frankie. J'en suis sur que tu me racontes pas tout. » Même les détails les plus futiles, tu devais les savoirs. C'était comme ça dans ton métier. Ton client s'engageait à dire toute la vérité, tout ce que tu étais à savoir et toi tu te contentais d'utiliser ses paroles pour sa défense. Bien sur, ton métier ne résumait pas à ça mais en bref c'était ce que vous faisiez vous les avocats.  Même si la plupart du temps, vous transformiez la vérité à l'avantage de votre client. Tu te grattais le menton et lâcha un soupir avant de te malaxer les paupières. Vous n'alliez pas vite. Parti comme ça vous en aviez pour des heures, tu le savais « Et donc tout le monde s'est tapé dessus et il n'y a que toi qui te retrouve au commissariat. Bizarre. »   Tu n'étais pas dupe et tu te doutais que Frankie avait été probablement l'auteure de cette émeute. Tu savais qu'elle ne se laissait pas se faire mais de là à en venir les mains la première te surpris. Et puis tu te souvins qu'elle avait probablement bu. Tu te penchas davantage vers elle avant de lui poser la question fatidique. « Et tu as bu combien de verres au juste ? »   Si elle avait trop bu, c'était presque foutu. Les policiers ne voudront jamais qu'elle sorte. Tu espérais qu'elle ait été raisonnable sinon.. ça risquait d'être plus difficile que tu ne le pensais de la sortir d'ici et ce, même si tu le souhaitais. Tu la regardes et passes une main furtive dans tes cheveux lorsqu'elle te demande de tout faire pour que son casier reste vierge. « Fallait y penser avant Frankie. Ces types n'ont pas vraiment l'air de vouloir négocier tu vois.»   Tu te rendis compte que tu t'emportais bien de trop et que cela ne vous mènerait à rien si tu commençais à lui faire la morale car tu savais qu'elle s'en voulait. « Mais je vais voir ce que je peux faire d'accord ?»   Ton ton se voulait être un peu plus rassurant tandis que tu passais une main dans les cheveux de la jeune femme. C'était le rôle d'un ami de faire savoir quand l'autre agissait mal non ? Mais tu ne voulais pas enfoncer le couteau dans la plaie non plus alors tu te détendis.  Tu l'écoutais s'abattre sur son sort en se traitant de tous les noms. « T'as mal agi mais t'es pas nulle, tu le sais bien. »   Tu n'étais pas très doué pour réconforter les autres alors tu tentais vainement avec tes mots de l'apaiser un peu. « Je pense que je peux te faire sortir de là sans que tu aies quoi que ce soit sur ton casier contre une amende. Ne t'inquiète pas, je la réglerai, tu ne me devras rien. J'espère juste qu'ils seront coopératifs et qu'on pourra te faire sortir de là vite. »   Ils seraient capables d'accepter ta demande mais la jeune femme devra en contrepartie rester encore quelques heures supplémentaires pour lui faire comprendre qu'elle a mal agi. « Tu leur as dit que tu étais de la maison toi aussi ? Peut-être qu'ils seraient plus cléments »  Songeais-tu tout en jetant un regard vers les filles qui tenaient compagnie à Frankie. «  Hors de question que tu passes une nuit entière avec ses filles. Je ne laisserai pas tomber.  »  
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MessageSujet: Re: now it's time to play the big girl (frankie)   Ven 4 Juil - 21:57




now it's time to play the big girl.

Tu ne tiendrais pas longtemps dans un tel lieu. L'alcool toujours dans ton corps, les odeurs étranges, les femmes aux aspects louches. Tu n'aimais pas ça. Tu comprenais enfin ces pauvres femmes qui finissaient leurs gardes à vues les nerfs à vifs et les yeux trop vide d'avoir tant pleuré. C'était folie que de rester dans cette cage mais tu n'en avais pas le choix. C'était comme ça que marchait les choses, c'est ce que tu aimais en l'humanité. L'homme avait beau faire les pires conneries du monde, il était encore foutu de le reconnaître et de se préserver de ses propres erreurs. Et au fil du temps les prisons se remplissaient d'êtres en peine de n'avoir pas vu venir le reste de l'humanité. Tu étais enfermée pour t'être laissée aller à la bestialité, à l'envie et à la force. C'était stupide, mais ça t'avait fait tant de bien que de sentir ta force écraser le monde l'espace d'un instant. Prouver que ton corps n'est pas qu'un objet de désir et d'art. Que ton corps est une entité, qu'il peut aller jusqu'au bous du monde. Pourquoi s'expliquer, pourquoi chercher une excuse ? Tu te le demandes à toi même au fond, tu te sentais si bien dans ce bar. Et les conséquences risqueront de te foutre dans la merde. Mais tu y es déjà, dans le fond du dépotoir. Dans cette dimension où la vie n'est plus qu'une blague. Où chaque bouffée d'air frais t'empoisonne un peu plus. Tu n'en peux plus, tu es épuisée. Tu ne veux plus te battre, pas contre toi même. Alors tu as préféré enchaîner les poings plutôt que de te regarder en face. Laisser parler le corps pour en oublier l'âme. C'était si bon de se sentir vivante. De sentir la douleur de ta peau rougit, de tes membres ankylosés et de tes muscles meurtrit. Et Nathan qui veut une explication. Il ne comprend pas, bien sur. Il ne sait pas ce que c'est que d'être vivant. Tu aurais bien envie de lui expliquer, mais tu sais qu'il te prendrait pour une folle. Tu l'es peu être, qui sait. Cette idée te donne envie de sourire, mais tu te retiens parce que ton corps tremble, que la nana derrière toi a commencé à marmonner toute seule et que ton avocat te regard, semblant hésiter entre la pitié et la consternation. C'est triste tout ça, tu le sais. Mais tu n'y peux rien. Tu ne peux plus grand chose. « Nathan, il n'y a pas grand chose à dire de plus. Cette femme me cherchait, et je lui suis tombé dessus. Ce n'était qu'une idiote. » Tu passes le dos de la main sur tes narines humides, histoire de les essuyer un peu. Tu ne sais plus quoi dire d'autre que ça. Tu n'as pas d'excuse autre qu'un regard mal jugé, que des rires mal placés et une catin qui a osé faire de toi rien d'autre qu'une traînée de bar aux yeux des autres. Tu te demandes si tu te serais battu, à l'époque où tu étais encore avec William. Puis l'idée est vite chassée de ton esprit. On s'en fou de ce que tu aurais fais avec lui ou non. Tu n'es plus avec lui, c'est tout ce qui compte. « J'ai... J'ai peu être commencé la bagarre. Et peu être bien que j'ai insulté les flics aussi... » Une grimace s'affiche sur ton visage rougis par la chaleur alors que tu mesures peu à peu la portée de tes gestes. Aller insulter un flic alors que toi même est de la maison, une véritable connerie que tu as fais là. Bravo Frankie, t'es la championne.  Alors Nathan te pose la question qui tue, et tu grimaces en relevant la tête vers lui, comprenant ce qui se trame. Mais tu ne peux pas lui mentir, pas à lui. Tu l'apprécies trop pour l'enfoncer dans des problèmes dont il se passerait surement. C'est déjà si gentil à lui d'être venu si vite. Tu ne mérites pas un ami comme ça, pas après toutes les erreurs que tu commets. Le problème en cet instant, c'est que tu ne te souvient plus vraiment. Tu cherches, perdant les dernières traces d'un sourire. « Je... Je ne sais plus, j'ai du commander trois... trois peintes de bière. Elle n'est pas forte, mais je n'ai pas mangé grand chose. » Tu baisses les yeux, soudainement triste. Regardes toi, tu te laisses partir à vau-l'eau. Voilà que ton avocat adoré te remontes les bretelles, tu le mérites. Tu le sais et ça te frustre que d'être comme une gamine prise en faute. Ça te rappelle trop de mauvais souvenirs. Ça te donne envie de pleurer plus encore. Mais tu te retiens. Tu es forte. Tu es Francesca, tatouée, les cheveux courts, et tu te bats dans les bar. Tu es forte, une déesse à la puissance sans fin. Les pleurs, c'est pour Elsa l'orpheline. Soudainement une main se fait sentir dans tes cheveux et tu relèves les yeux. C'est Nathan l'adorable, Nathan le doux et l'amical. Tu le regardes. Tes yeux lui hurlent des litanies de remerciements. Mais ta bouche ne laisse aucun son sortir, pas encore, pas si vite. Ta fierté t'empêche tout ça. Sauf que sa proposition, elle t'en bouche un coin. Tu te redresses et le regard, surprise. « Quoi ? Non Nathan, c'est gentil mais il est hors de question que tu payes pour moi. Je vais le faire, je vais payer, c'est pas un problème. » Tu as honte, tu as si honte. Tu te sens faible. Toi la déesse, tu es au bord du gouffre. « Ils ne m'ont pas cru, ils pensent que c'est un truc pour réussir à m'en sortir. Je n'ai pas pris mes affaires pour sortir. » Tu grimaces et poursuit. « J'aime venir à Bâton-Rouge. Ici personne ne me connait, pas besoin de faire semblant ni de m'expliquer. » Tu le regardes en espérant qu'il comprendra. Puis tu te tournes vers les autres femmes, un sourire triste aux lèvres. « Je viens d’exploser le nez d'un homme plus grand que toi. Je pense que je survivrais avec celles-là. » Tu les regardes encore un moment, avant de te tourner vers lui, un masque de désolation au visage, un sourire bienveillant pourtant sur tes lèvres. « Je suis désolé. Je ne voulais pas t'embêter avec tout ça. Mais je n'avais personne d'autre à qui demander de l'aide. » La triste vérité. Ta vérité.

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