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 jules ≈ never let you go.

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MessageSujet: jules ≈ never let you go.   Lun 30 Juin - 11:30

never let you go ✻ jules and claris.

Cela faisait déjà une dizaine de minutes que Claris était dans la chambre d'un patient avec un médecin. Elle ne faisait rien, elle observait simplement, tel était la volonté du médecin d'ailleurs, et s'il se trompait, la brune devait intervenir. Mais elle n'avait pas besoin de le faire. La jeune fille resta encore un moment avant de quitter la pièce avec le médecin qui avait terminé. Elle s'attarda avec lui dans le couloir, afin de discuter du patient, mais une autre infirmière les coupa, et demanda à Claris de l'accompagner aux urgences afin de l'aider. C'était ainsi que Claris finit sa matinée, aux urgences en train d'aider les infirmières. Quand son ventre commença à crier famine, la jeune fille prit une pause avec une collègue pour aller manger. Leur pause commune dura une vingtaine de minutes puis elles reprirent leur travail, le ventre rempli. Claris monta à l'étage de la pédiatrie, chaque jour elle devait faire au moins un tour. Là, elle décida de s'assurer si tous les enfants avaient leur repas, même si elle jetterait bien un ou deux gosses par la fenêtre. Certains étaient gentils, doux malgré leurs problèmes de santé, d'autres réagissaient assez mal mais ça restait compréhensible, mais il y en avait certains qui, même s'ils s'en foutaient de leurs problèmes, restaient totalement exécrables, et Claris avait beaucoup de mal à les supporter. Mais, elle le faisait, car c'était son travail après tout. La brune sortit de la dernière chambre, tout le monde avait bien son repas, et traversa les divers couloirs de l'hôpital cherchant sa chef pour savoir où elle pourrait se rendre utile, à part en pédiatrie. Pourtant, au détour d'un couloir, elle croisa quelqu'un qu'elle évitait depuis plusieurs jours déjà. Son coeur rata un battement. Pourquoi son coeur faisait ça ? Elle l'ignorait. Était-ce à cause de ce qu'il s'était passé il y six ans ? Elle le pensait. Néanmoins, Claris ferait tout pour ne pas céder à ça. Elle ne savait pas ce que c'était et ne voulait pas savoir, ça lui faisait mal et la brune refusait de mettre un mot sur cette chose indescriptible. Elle resta debout, en le fixant sans rien dire, dans ses pensées. Puis, la jeune fille réalisa qu'elle devait partir. Maintenant. Sinon, il viendrait la voir, et elle ne voulait pas. Pas maintenant. Il l'avait vue. Elle devait partir. Faisant demi-tour, Claris marcha d'un pas rapide. Elle connaissait cet hôpital. Elle pouvait réussir à l'éviter. Encore une fois. La brune se mordit la lèvre intérieur et trouva un endroit : les toilettes pour femmes. Elle devait espérer qu'il ne rentre pas, même si ces toilettes n'étaient pas souvent occupées, les patients et même le personnel préféraient les toilettes près de l'entrée. Néanmoins, il ne devait pas le savoir, alors elle entra rapidement et ferma la porte. Elle se plaça devant un lavabo et fit couler un peu pour en mettre en peu sur son visage avant de prendre un mouchoir dans sa poche pour s'essuyer le visage. Claris fixa son reflet dans le miroir en face d'elle, jusqu'au moment où elle entendit la porte s'ouvrir. Il avait osé ? Claris se tourna vers la porte et eut un mouvement de recul. Il entra dans la pièce. Lui. Jules. Aucun moyen de s'échapper, aucun moyen de fuir. Quoi que, elle pouvait toujours prendre l'excuse d'être en service. Néanmoins, elle savait qu'il ne la laisserait pas partir. Elle essaya de respirer le plus doucement possible pour se donner de la contenance, et pour que son coeur continue de battre normalement, ce qui était impossible en présence de Jules.
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MessageSujet: Re: jules ≈ never let you go.   Mar 1 Juil - 21:52

never let you go ✻ jules and claris.

Depuis ton accident, tu devais faire des séances de kiné. Tu n’avais plus besoin de faire des visites de contrôle avec le médecin de l’hôpital mais tu devais toujours aller à l’hôpital pour la kinésithérapeute. Mais cela ne te dérangeait pas vraiment parce que c’était un moyen de revoir Claris. Maintenant que tu savais qu’elle travaillait là-bas, toutes les excuses étaient bonnes pour la coincer dans un couloir de l’hôpital. Tu refusais à chaque fois de quitter les lieux tant que tu ne l’avais pas croisée. Au fond, vous ne vous étiez pas encore réellement parlés, elle t’évitait comme la peste et cela ne te plaisait pas vraiment mais bon, c’était la vie et tu allais devoir te battre un peu pour affronter Claris et mettre quelques petites choses au clair. En plus de cette mise au clair de ce qui s’est passé il y a six ans, tu ne pouvais t’empêcher de retomber sous le charme de Claris même si la personne qu’elle semblait être aujourd’hui était bien loin de celle que tu connaissais avant. Mais toi aussi tu avais changé, tu avais fait un sacré bout de chemin depuis que Claris avait quitté ta vie alors vous étiez quitte de ce côté là. Certainement que quand tu lui diras que tu ne fumes plus elle ne va pas te croire mais ce n’était pas grave, c’était un risque que tu étais enclin à prendre. Aujourd’hui tu avais donc un rendez-vous chez le kiné et tu y allais en voiture. On t’avait autorisé à reprendre la conduite et ta sœur t’avait prêté sa voiture car elle ne pouvait pas t’amener aujourd’hui, trop occupée par ses études et son travail à côté de ces dernières. Tu étais vraiment admiratif de l’effort que faisait ta sœur dans ce domaine mais des fois, tu te faisais du souci, tu avais peur qu’elle finisse par se tuer au travail. C’était sur ces pensées un peu déprimantes que tu arrivais à l’hôpital. Tu n’étais pas très en avance mais tu n’étais pas encore en retard alors tu te dépêchais d’aller t’asseoir dans la salle d’attente des kinés de l’hôpital. Tu savais que tu en avais pour un petit moment à attendre mais tu aurais le temps d’aller coincer Claris plus tard. Finalement, le kiné finit par te prendre et ton rendez-vous dura un peu plus d’une heure. Tu étais crevé à la fin mais il était hors de question de quitter l’hôpital sans avoir touché deux mots à Claris. Tu te mis donc à sa recherche et grâce à l’aide de certaines secrétaires et infirmières, tu finis par la trouver. Cependant, comme tu pouvais t’y attendre, elle se mit à te fuir. Soupirant, tu la suivais mais elle entra dans les toilettes des filles. Tu ne comptais pas le nombre de fois où tu étais rentré dans les toilettes des filles mais cela remontait à plusieurs années. Toutefois, il était hors de question que tu la laisses te filer entre les doigts alors tu n’hésitas pas une seule seconde à pousser la porte et à rentrer dans la pièce. En fait, les toilettes des messieurs et des dames se ressemblaient mais tu ne fis pas vraiment attention à tout ce qui t’entourait, le plus important pour toi était Claris. Elle était magnifique aujourd’hui, comme les autres jours mais elle semblait toujours aussi déterminée à t’éviter et à ne pas te parler. « Je suis si repoussant que ça ? » Ne pus-tu t’empêcher de demander avec un sourire en coin sur les lèvres. A voir son comportement, tu pouvais te poser des questions. « Comment tu vas ? » Décidas-tu de demander en premier.
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MessageSujet: Re: jules ≈ never let you go.   Mer 2 Juil - 1:47

never let you go ✻ jules and claris.

Une porte qui s'ouvre. Un battement de coeur raté. Étonnamment, la température montait dans cette pièce. Claris devait sortir, elle ne pouvait pas rester dans la même pièce que lui, seule en plus. Et puis, depuis quand il osait entrer dans les toilettes féminines ? Bon, elle ne devait pas s'attarder sur ça. Le principal c'était qu'il était entré. Claris s'attarda sur lui, sur ce qu'il était devenu. Physiquement. Il n'avait pas tellement changé, il avait l'air plus mûr, encore plus qu'avant. La dernière fois qu'elle l'avait détaillée du regard, il avait vingt et un ans, et elle seize. Là, il devait en avoir vingt-sept. En six ans, tout le monde change et lui, ce changement lui allait bien. Claris se surprit à le trouver beau, encore plus qu'avant. La brune se mordit la lèvre pour se ramener à la réalité, elle ne devait pas perdre son objectif de vue, c'est à dire sortir de cette pièce et éviter encore une fois d'avoir une discussion avec le beau brun. Elle aimerait être de l'eau et filer entre ses doigts. « Je suis si repoussant que ça ? » Claris le regarda dans les yeux à ses paroles. Il avait un sourire en coin, qui lui allait si bien. Comment pouvait-il se poser une telle question ? Bon, c'était vrai qu'avec le comportement de la jeune fille, il pouvait se poser des questions, mais ce n'était pas comme si l'avis de Claris lui importait. La brune ne comprenait pas pourquoi il lui pouvait la question, il s'en fichait de son avis non ? Avec une simple question, elle se perdait. Elle pouvait lui cracher à la figure qu'il était repoussant et après, elle sortirait de la pièce. Mais non, elle ne pouvait pas le faire, ce serait un mensonge. C'était à cause de lui qu'elle se mettait dans un tel état ! Alors non, il n'était pas repoussant, bien au contraire. « Depuis quand tu te préoccupes de mon avis ? » Elle s'était contenté de cette simple question pour éviter celle du jeune homme, en même temps elle refusait d'y répondre alors autant l'éviter. « Comment tu vas ? » Claris fronça les sourcils. Était-il sérieux ? La brune ne comprenait pas où il venait en venir, ou alors était-ce vraiment une simple question et il se préoccupait peut être de son état ? Encore avec une simple question, elle était totalement perdue. Ne sachant pas du tout quoi faire, elle décida de s'en tenir à l'ironie pour dissimuler le fait qu'elle était perdue. « Oh, tu te préoccupes de mon état ? Comme c'est gentil, j'irais beaucoup mieux une fois hors de cette pièce. » Claris détacha ses cheveux puis passa une main dans ses cheveux pour les tirer à l'arrière pour les rattacher. Ce simple geste la ramena encore à la réalité. Elle devait sortir, vite, mais il la retiendrait, elle le savait alors la brune décida de sortir l'excuse qu'elle était en service même si à cette heure là, c'était rare qu'elle ait quelque chose à faire et là, elle n'avait rien à faire du tout. Respirant longuement pour se donner de la contenance de nouveau, un léger sourire aux lèvres, Claris s'approcha pour faire face à Jules. « Maintenant, si tu veux bien m'excuser, je suis en service. » Toujours légèrement souriante, la jeune fille le contourna pour atteindre la porte qui était juste derrière Jules et posa sa main sur la poignée. Néanmoins, ce n'était pas sûr qu'il la laisserait s'échapper sachant qu'il pouvait enfin la coincer, que ses toilettes n'étaient pas souvent utilisées et que ça ferait un endroit calme pour discuter. Claris craignait que ses joues commencent à rougir et que son coeur ne batte pas normalement à cause de la température de la pièce et surtout à cause de la présence du Jules qui la troublait, il fallait bien l'avouer.
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MessageSujet: Re: jules ≈ never let you go.   Ven 4 Juil - 7:33

never let you go ✻ jules and claris.

Tu voulais juste avoir une discussion avec Claris parce que tu te rendais compte maintenant que toutes les fois où vous vous étiez parlés à l’hôpital, c’était surtout pour ne rien dire. Quelques mots qui n’apportaient rien aux questions que tu te posais. Voilà pourquoi tu essayais de la coincer depuis parce que tu voulais discuter. Tu ignorais de quoi elle avait peur avec toi mais la manière dont elle te fuyait te faisait bien comprendre qu’elle n’avait aucune envie de te voir. La question ici résidait dans le pourquoi ? Contrairement à ce qu’elle pensait, tu avais changé sauf qu’elle ne te laissait pas le temps de le lui prouver. Elle trouvait toutes les excuses possibles pour s’échapper à chaque fois que tu allais lui parler. Alors cette fois, même si elle était dans les toilettes des filles, il n’y avait aucune raison que tu ne la suives pas. Avec tout ce qu’elle t’avait vu faire pendant ton adolescence, elle aurait dû se douter que les toilettes des filles n’étaient pas le meilleur endroit pour se cacher et que tu n’aurais vraiment aucun problème à rentrer à l’intérieur. Ce que tu fis et tu pus voir la panique s’installer sur le regard de Claris. Tu ne comprenais pas pourquoi, tu ne comptais pas lui faire du mal, tu ne comptais même pas la toucher si elle ne te le permettait pas, en fait tu voulais juste parler, tu voulais mettre au clair ce qui s’était passé entre vous toutes ces années auparavant et puis tu aimerais te rapprocher d’elle de nouveau. Tu ignorais pourquoi mais depuis que tu l’avais revue, tu ne pensais qu’à une chose, te rapprocher d’elle de nouveau. Parce qu’elle était magnifique et que la personne qu’elle semblait être devenue t’attirait autant que celle qu’elle était quand vous étiez adolescents. C’était un sentiment étrange mais tellement réel. Tu décidais donc d’utiliser l’humour pour commencer cette conversation en lui demandant si tu étais si horrible que ça pour qu’elle t’évite de cette manière. « Depuis quand tu te préoccupes de mon avis ? » Mais tu compris rapidement qu’elle était sur la défensive, en même temps avec des paroles pareilles ce serait difficile de croire autrement. Mais bon, c’était la vie, tu allais devoir faire face à ce côté défensif qui te fit sourire malgré toi. Et surtout pourquoi disait-elle cela ? Ce n’était pas comme si tu l’avais forcée à faire quoi que ce soit non ? Bon, à part imposer ta présence bien sûr mais si elle acceptait de parler aussi, ça règlerait de nombreux problèmes. « Depuis longtemps en fait, j’avais l’habitude de demander ton avis quand on était adolescent. Et ça doit me reprendre soudainement, comme quoi il reste un peu de notre jeunesse en nous. » Dis-tu tranquillement. Il faudrait qu’elle en fasse beaucoup pour te déstabiliser, pour te convaincre d’arrêter de la suivre, d’arrêter de demander des explications. Parce que contrairement à ce qu’elle pouvait penser, tu ignorais toujours ce qui s’était passé entre vous la nuit où tes souvenirs avaient disparu. Avec les années tu avais une assez bonne idée de ce qui s’était passé mais tu voulais l’entendre de sa bouche, tu voulais être certain que c’était bien ce qui s’était passé. Tu vis que quand tu lui demandais si elle allait bien elle était désarçonnée. Encore une fois tu ne comprenais pas pourquoi mais bon … « Oh, tu te préoccupes de mon état ? Comme c'est gentil, j'irais beaucoup mieux une fois hors de cette pièce. » Tu ne pus t’empêcher de lever les yeux au ciel. Sérieusement ? Tu ne pouvais même pas lui demander comment elle allait ? Tu soupirais un coup parce que franchement, tu n’avais aucune envie de t’éterniser dans cette conversation qui tournait en rond parce qu’en te posant des questions, elle ne répondait à aucune des tiennes. Bien sûr qu’elle voulait sortir de cette pièce mais il en était hors de question. « C’est si dur que ça de penser que je puisse m’en préoccuper ? Sérieusement ? Et qu’est-ce que j’ai fait pour que tu me fuis à ce point ? » Demandas-tu en commençant à te demander si tu n’avais pas vraiment fait quelque chose pour qu’elle soit à ce point sur les nerfs et qu’elle cherche par tous les moyens à quitter la pièce. Parce que oui, tu voyais que c’était ce qu’elle était en train de faire, qu’en se touchant les cheveux, qu’en faisant des petits pas elle cherchait un échappatoire. Et finalement, elle te dit : « Maintenant, si tu veux bien m'excuser, je suis en service. » Alors qu’elle te contournait pour ouvrir la porte, tu soupirais avant de lui attraper le bras. Tu le fis délicatement, le but n’était pas de lui faire mal. Tu ne pensais pas vraiment qu’elle était de service mais tu n’en étais pas sûr. Alors tu essayais de la retenir du mieux que tu pouvais. « Je veux juste discuter Claris. Pourquoi est-ce que ça te dérange autant ? » Tu espérais cette fois qu’elle ne répondrait pas à tes questions par d’autres questions.
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MessageSujet: Re: jules ≈ never let you go.   Dim 6 Juil - 23:54

never let you go ✻ jules and claris.

Au fond, Claris ne savait pas pourquoi elle agissait ainsi, pourquoi elle voulait tant le fuir, pourquoi elle était si ... sèche avec lui. Était-ce réellement à cause de lui ? Était-ce à cause d'elle ? Avait-elle peur de quoi que ce soit ? Et puis, comment pouvait-elle répondre aux questions de Jules si elle en ignorait les réponses ? Claris savait que Jules avait changé, ça ne se voyait pas au premier abord certes, mais si elle avait changée, il devait avoir changé aussi. Néanmoins, même en prenant ce détail en considération, elle resta sur la défensive, braquée. « Depuis longtemps en fait, j’avais l’habitude de demander ton avis quand on était adolescent. Et ça doit me reprendre soudainement, comme quoi il reste un peu de notre jeunesse en nous. » Il n'avait pas tord, pour tout. Il restait un peu de la jeunesse de Claris en elle : l'adolescente était faible, seule, abandonnée, et là, même si elle n'était plus seule et abandonnée, elle restait faible et maintenant, elle avait peur qu'on l'abandonne de nouveau. Quoi de plus normal ? Néanmoins, il restait autre chose de la jeunesse de Claris en elle : le simple fait qu'être dans la même pièce que Jules, seuls, la troublait. Pour en revenir aux paroles du jeune homme, la demoiselle se souvenait des fois où ils étaient ensembles et effectivement, il lui demandait souvent son avis. La brune décida de ne pas lui répondre, mais lui continua à parler. « C’est si dur que ça de penser que je puisse m’en préoccuper ? Sérieusement ? Et qu’est-ce que j’ai fait pour que tu me fuis à ce point ? » Claris se mit alors à fixer le jeune homme. Non, ce n'était pas si dur. Qu'est ce qu'il avait fait ? Rien, rien justement. Claris ne savait pas si elle devait être vexée ou contente qu'il n'ait aucun souvenir de leur unique nuit ensemble avant que la jeune fille parte chez son grand frère, elle ne savait pas ce qu'elle devait penser de ça et c'était justement à cause de son indécision qu'elle fuyait toute discussion. La brune ne voulait pas se poser des questions, elle avait peur des réponses et elle savait que Jules en voudrait. La seule solution, pour elle, était de fuir. Elle se fichait de savoir si c'était une bonne ou une mauvaise solution. Au moment où elle décida de sortir de la pièce, il l'attrapa par le bras. Ce n'était pas un geste brusque ou brutal. Non, c'était un geste délicat, comme s'il ne voulait pas lui faire du mal. Claris fixa d'abord la main de Jules qui lui avait saisit le bras, puis elle releva les yeux vers lui, pour fixer ses grands yeux bruns. « Je veux juste discuter Claris. Pourquoi est-ce que ça te dérange autant ? » Comment pouvait-elle lui dire si ça la dérangeait si elle ne le savait pas elle-même ? Peut-être qu'en répondant aux questions les plus simples, elle arriverait à répondre aux plus compliquées. Elle comprenait que Jules cherchait des réponses, s'il n'avait pas de souvenirs de cette nuit là. « Je vais bien et non, tu n'es pas repoussant, au contraire. » Le "au contraire" était peut-être de trop. Néanmoins, elle ne s'y attarda pas et baissa les yeux avant de continuer. « Ce n'est pas dur de penser que tu t'en préoccupes, c'est juste que ... » "Ça fait mal", voilà ce qu'elle voulait lui dire, mais elle ne pouvait lui dire une chose pareille ! « Je sais ce que tu veux. Tu veux des réponses, mais je n'en ai pas. Et c'est ça qui me dérange ! » Elle avait haussé le ton en fin de phrase, plus pour elle que pour lui. Elle s'en voulait, au fond, pour ne pas avoir de réponses, d'être aussi faible. A cet instant, Claris avait envie de disparaître. Elle posa sa main libre sur celle de Jules comme pour lui demander de l'enlever, elle n'allait pas partir sauf si elle était au bord des larmes par exemple. La jeune fille n'était pas résignée à s'enfuir, mais actuellement, elle savait qu'il ne la laisserait pas s'en aller. Alors, Claris releva les yeux pour le regarder, le regard plein d'incertitudes, d'hésitation, d'espoir peut-être ? « Je n'en ai pas. » Sa voix était comme brisée, suppliante peut-être, comme si elle extériorisait son ressentis.
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MessageSujet: Re: jules ≈ never let you go.   Sam 12 Juil - 9:43

never let you go ✻ jules and claris.

Revoir Claris te faisait ressentir des sensations étranges. Tu avais voulu tout laisser derrière toi quand tu avais changé, quand tu avais pu devenir quelqu’un de bien. Mais malgré tout ce que tu avais voulu effacer, Claris ne faisait pas partie de ceux-là. Ce n’était peut-être pas une coïncidence que tu la retrouves aujourd’hui. Tu avais pendant longtemps pensé qu’elle avait quitté la ville mais tu te rendais compte aujourd’hui que tu n’avais juste pas eu la chance de la croiser. Tu voulais simplement discuter avec elle et comprendre ce trou noir qui prenait encore trop de place dans ta vie. Cette nuit dont tu n’avais aucun souvenir te hantait parce que tu sentais qu’elle représentait quelque chose qui t’échappait complètement. Alors tu avais coincé la demoiselle dans les toilettes des dames. Tu te fichais royalement que l’on te trouve dans ce lieu, tout ce qui t’importait était que Claris ne puisse pas s’échapper une fois de plus. Tu voyais que tes paroles l’affectaient mais en même temps, tu ignorais si elle allait répondre à tes questions, tu n’arrivais plus à lire son visage comme tu avais pu le faire des années plus tôt. Ce qui te rassura par contre fut qu’elle ne chercha pas à s’échapper encore plus quand tu lui attrapais le bras. Tu ne le faisais pas violemment, tu n’avais pas besoin de lui parler au point de la séquestrer et de lui faire mal pour le faire, tu n’étais pas comme ça et même durant ta mauvaise passe, cela ne te ressemblerait jamais. Alors tu ne pouvais qu’espérer qu’elle reste encore un peu et qu’elle te parle tout simplement. « Je vais bien et non, tu n'es pas repoussant, au contraire. » Un sourire en coin se dessina sur tes lèvres à ces paroles. Tu ne savais pas pourquoi mais le « au contraire » te faisait plaisir. Tu n’avais pas une envie fulgurante de plaire à tout le monde mais tu étais heureux que Claris ne te trouve pas repoussant même si tu ne savais pas réellement pourquoi cela te faisait tellement plaisir. Tu étais heureux aussi qu’elle aille bien parce que ça avait toujours été pour toi le plus important. Ce qui vous avez rapproché quand vous étiez plus jeunes était le fait qu’en étant tous les deux, vous vous sentiez mieux qu’en étant chez vous. Et dire qu’aujourd’hui vous étiez presque des inconnus l’un pour l’autre … « Je suis content de te l’entendre dire. » Dis-tu avec un clin d’œil et un sourire sur les lèvres. Tu cherchais avant tout à la taquiner, rien de plus. Taquiner ton entourage c’était presque une habitude pour toi. « Ce n'est pas dur de penser que tu t'en préoccupes, c'est juste que ... Je sais ce que tu veux. Tu veux des réponses, mais je n'en ai pas. Et c'est ça qui me dérange ! » Tu la regardais étrangement. Elle n’avait pas de réponses ? Sérieusement ? Tu ne pouvais pas le croire. Enfin, tu ne pouvais pas imaginer qu’elle n’ait pas de réponse à ce que tu voulais réellement savoir. Non, ce que tu voulais savoir, c’était obligé qu’elle ait la réponse donc tu ne comprenais pas pourquoi la perspective de ta question semblait la paniquer autant que cela. Tu ne voulais pas la brusquer non plus parce que ça semblait assez terrible comme perspective pour elle. Alors que tu réfléchissais à ta réponse, elle te répéta : « Je n'en ai pas. » Tu la regardais avant de soupirer. Elle ne voulait rien te dire, c’était clair et pourtant, tu avais juste besoin de savoir. Cela n’arrêterait certainement pas ton envie de voir la demoiselle mais au moins, tu aurais une réponse à cette question qui te hantait depuis plus de six ans. « Je pense que tu as la réponse à ma question pourtant Claris. Je n’en ai qu’une réellement, que j’aurais aimé te poser il y a six ans mais la vie en a voulu autrement. » Elle avait disparu il y a six ans sans un mot et sans jamais donner de nouvelles. Tu ignorais ce qui s’était produit, tu en voyais juste le résultat. « Je veux juste savoir ce qui s’est passé durant cette nuit Claris et je pense que tu as cette réponse. Ca ne veut certainement plus rien dire aujourd’hui mais j’ai besoin de savoir ou du moins, j’ai besoin de vérifier si mon hypothèse est juste. » Dis-tu tout simplement.
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MessageSujet: Re: jules ≈ never let you go.   Dim 13 Juil - 14:52

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« Je suis content de te l’entendre dire. » Lorsqu'elle releva la tête, elle croisa son regard. Il lui avait fait un clin d'oeil, et souriait. Il la taquinait. Il le faisait souvent quand ils étaient ensemble durant leur adolescence. Un sourire nostalgique apparût sur le visage de la jeune fille. C'était rafraîchissant de voir qu'au fond il restait un peu de leur relation d'avant même si elle avait changé, même s'il avait dû changé. Cette sorte d'ambiance disparût quand elle haussa le ton et quand il la regarda bizarrement. Après tout, ils étaient là pour parler de cette nuit là. Un soupir s'échappa de la bouche du jeune homme. Claris comprenait qu'il veuille une réponse sur ce qu'il s'était passé il y a six ans. Néanmoins, que dirait-il en le sachant ? Comment allait-il réagir. Ca aussi, ça faisait peur à la brune. « Je pense que tu as la réponse à ma question pourtant Claris. Je n’en ai qu’une réellement, que j’aurais aimé te poser il y a six ans mais la vie en a voulu autrement. » Elle n'avait jamais eu "l'occasion" d'en parler, elle était partie chez son grand-frère peu de temps après. La vie en avait voulu autrement pour eux deux. D'un côté, Claris avait eu la chance de pouvoir changer, d'être moins seule, d'avoir quelqu'un sur qui compter de nouveau. A l'époque, la brune pouvait faire confiance à Jules, mais elle se sentait abandonnée par ses parents. C'était peut-être à cause de sa famille, c'était sa famille le problème ? Mais Ezra l'avait réglé. Il avait réglé tous ses problèmes, sauf un, qui ne pouvait pas être réglé par son frère. Jules n'était pas un problème, c'était elle le problème. « Je veux juste savoir ce qui s’est passé durant cette nuit Claris et je pense que tu as cette réponse. Ca ne veut certainement plus rien dire aujourd’hui mais j’ai besoin de savoir ou du moins, j’ai besoin de vérifier si mon hypothèse est juste. » Claris fronça les sourcils. Il avait une hypothèse ? Et puis, qui lui disait que ça ne valait plus rien aujourd'hui ? Au fond, il restait quelqu'un d'important pour elle. Il avait fait parti de sa vie pendant six ans, ce n'était pas rien. Sa main était toujours sur celle de Jules, qui avait encore le bras de Claris dans sa main. Elle soupira, puis releva la tête, le visage grave. S'il voulait savoir, elle allait lui dire. Qu'on en finisse. « On a couché ensemble, tu avais bu. » Elle essaya de se détacher de son emprise sur son bras, et quand elle avait réussi, elle recula, et s'éloigna de la porte. « C'était ma première fois. » La voix de Claris s'était un peu cassée à la fin. C'était normal après tout. On parlait de sa première fois ! « Alors ? Ton hypothèse était juste ? » Là, sa voix était comme totalement brisée. Elle avait les larmes aux yeux, mais elle les refoulait. Hors de question de pleurer, pas devant lui. « Et d'ailleurs, qui te dit que ça ne vaut certainement plus rien pour moi ? C'est le cas pour toi ? » Elle aussi voulait savoir.
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