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 Help me, get my feet back on the ground | Adriel

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MessageSujet: Help me, get my feet back on the ground | Adriel   Mar 1 Juil - 23:11

Madison ∞ Adriel
Le revoir encore une fois. C’était devenu une obsession dans son esprit tourmenté, au fil du temps qui passait à Lewisburg. Elle l’avait vu une première fois à l’école primaire et aujourd’hui, Madison souhaitait revoir la silhouette autrefois familière de son compagnon, Alec, quitté dans des conditions désastreuses. Comment se faire pardonner ? Comment ne plus être haïe par celui qu’elle aimait, d’un amour sincère et sans limites ? Elle n’avait pas la réponse à cette question. Si bien que ce jour-là, elle était décidée à se faire entendre une nouvelle fois, en se rendant à la caserne. Il travaillait déjà là à l’époque, jeune et fringuant pompier, aujourd’hui, il devait y être encore. Et peut-être qu’à force, Alec accepterait de lui pardonner, de lui parler. Quand elle le voulait, Madison pouvait se révéler très bornée, pire qu’un chien enragé. Si bien qu’au cours de l’après-midi, prenant son courage à deux mains, elle se dirigea, le cœur léger et plein d’espoir, vers la caserne de la ville. Elle ignorait, bien sûr, s’il accepterait de lui parler où s’il ferait le mort, mais étrangement, Madison était du genre optimiste quand elle le souhaitait. Quand une cause lui tenait trop à cœur. Bats-toi jusqu’au bout bats-toi quitte à tout perdre. Si seulement les choses n’avaient pas été différentes. Si seulement elle en avait parlé à quelqu’un, à l’époque, n’importe qui, quelqu’un de sain d’esprit qui l’aurait dissuadé de partir, parce que ce n’était pas une décision raisonnable. Mais il n’y avait personne pour répondre à ses hurlements inaudibles. Personne dans ce fichu univers trop vaste pour elle, un monde qui ne voulait pas d’elle. Et la même question récurrente. Pouvait-on échapper à sa conscience ? A quoi cela servait-il de se lancer dans un combat perdu d’avance ?

Il n’y avait pas beaucoup de monde sur le lieu de travail de son ancien compagnon et quand elle parvint aux abords, elle le chercha du regard, en vain. Où était-il ? A l’intérieur ? En intervention ? Ailleurs ? Son unique crainte, sûrement déraisonnée, était de le perdre une nouvelle fois. Qu’il prenne Sofia et qu’ils s’enfuient tous les deux, comme elle cinq ans auparavant, pour fuir une vérité déchirante. Pour qu’elle ne les retrouve pas ? Non. Non, bien sûr que non. Il était plus sensé qu’elle, il n’abandonnerait pas tout avec une enfant en bas âge sous le bras. Elle fut soudain toute gênée en sentant les regards des hommes présents lui brûler littéralement la peau, tandis qu’elle se dirigeait au hasard vers les énormes véhicules garés un peu plus loin. « Excusez-moi… » souffla-t-elle. Mais déjà ils se détournaient. Invisible tel un fantôme. Elle n’existait plus, pour personne. Eh pourtant ! Madison souriait. Etrangement, quand son regard mélancolique ne brillait pas de larmes, il semblait presque pétillant, expressif. Heureux ? Non ! Comme si elle, Madison Kingsley, pouvait être heureuse. « Est-ce que… Est-ce qu’Alec Jarkov est ici ? Quelqu’un pourrait-il me dire où il se trouve ? ». Dans tous les cas, il ne semblait pas ici. Elle se mordilla la lèvre, se demandant si tout ceci était vraiment utile, si elle ne ferait pas mieux de partir. Elle réajusta son sac sur son épaule et se prépara à tourner les talons, un brin dépitée.


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MessageSujet: Re: Help me, get my feet back on the ground | Adriel   Mer 2 Juil - 21:42

help me, get my feet back on the ground.

L’intervention s’était plutôt mal terminée. Quelques heures auparavant Adriel ainsi que plusieurs de ses collègues avaient été appelé sur un accident de la route. Au dire des premières informations qu’ils avaient reçu, ils s’attendaient à voir beaucoup de sang. Sur les lieux, il y avait deux voitures ainsi qu’une camionnette dans un très mauvais état. A la vue des dégâts, les pompiers ne donnaient pas cher de la vie des passagers. Dans la première voiture, celle où Adriel avait décidé de se diriger se trouvait une femme au volant, inconsciente. A l’arrière se trouvait un enfant âgé à peine de quatre ans. Ce dernier été conscient mais avait de nombreuses contusions. L’acte le plus difficile allait être de les faire sortir de la voiture qui était écrasée par l’avant. La femme avait les pieds écrasés par le moteur, cela s’avérait une opération plutôt délicate de désincarcération.  Après avoir réussi à sortir le petit garçon par l’arrière de la voiture il fallait s’occuper de la femme. L’ambulance mit la sirène et partit avec le jeune bambin à l’hôpital. Le cas le plus difficile allait commencer. Les perfusions et les premiers soins avaient été effectués sur la jeune femme. Les pompiers avaient protégés au maximum le visage de cette dame afin d’éviter les projections de métal sur elle. Un collègue d’Adriel arriva avec une tronçonneuse puis un autre avec un pied de biche pour arracher la carcasse de la voiture. Une fois l’opération effectué, c’est sur un brancard que fût transportée la jeune femme. Adriel monta dans l’ambulance afin de la suivre et de continuer les soins. Une fois partie des lieux de l’accident, l’électrocardiographe s’est mis à indiquer une fibrillation. Ni une ni deux Adriel s’empara du défibrillateur et choqua. Il continua, une fois, deux fois, arrêt cardiaque. Il lâcha les palettes et se mit à faire un massage cardiaque jusqu’à l’arrivé de l’ambulance à l’hôpital. Il descendit en trombe avec le brancard et courra accompagner des médecins jusque dans l’enceinte de l’hôpital. C’est tout en courant qu’il énuméra le bilan de l’accidentée. Il laissa les médecins partir avec la patiente et se rendit à l’accueil pour y faire son admission et la paperasse de l’intervention. Malheureusement quelques minutes plus tard le médecin revint vers Adriel pour lui annoncer le décès de la jeune femme. Coup dur pour lui, il détestait ce genre de nouvelle après avoir tout fait pour sauver la victime. Attristé il retourna avec ses deux coéquipiers à l’ambulance après avoir reçu l’ordre de rentrer à la caserne. Une fois arrivé au QG il commença à nettoyer l’ambulance où le sang gisait un peu partout. Une fois la tâche effectuée il alla dire à ses collègues qu’ils pouvaient aller manger et qu’il s’occupait de remettre tout le matériel nécessaire dans l’ambulance. Se rendant dans la réserve il prit se dont il avait besoin. A son retour il entendit « Est-ce que… Est-ce qu’Alec Jarkov est ici ? Quelqu’un pourrait-il me dire où il se trouve ? ». Il déposa les pansements, seringues et autres à l’arrière du véhicule et se dirigea vers la voix qu’il avait entendu. Quand il vit qui demandait Alec il vira rouge de colère. « On peut savoir ce que tu fais ici Madison ? » Il avait reconnu sans aucunes difficultés celle qui avait abandonné son ami. « Rentre chez toi tu n’as rien à faire ici ! Je ne suis pas vraiment sûr qu’il ait envie de te voir, personne d’ailleurs n’a envie de te voir ! »
lumos maxima
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MessageSujet: Re: Help me, get my feet back on the ground | Adriel   Jeu 3 Juil - 0:30

Madison ∞ Adriel
La tête de Madison commençait à tourner. Cette peur irrationnelle de perdre Alec à nouveau s’emparait d’elle et ne la lâchait plus. Son cœur s’accélérait et ses mains devenaient moites, comme si ne pas le trouver dans les cinq minutes qui suivaient serait dangereux. Ça ne l’était pas. Mads en avait pleinement conscience, et pourtant, elle continuait de le penser, de craindre de ne pas le trouver. Et à l’instant même où elle commençait à perdre pied, elle entendit une voix derrière elle, une voix jadis familière, mais qui n’appartenait pas à Alec. Une voix teintée d’agressivité et de reproches. Surprise, elle fit volte-face et le reconnut, lui, Adriel. Comment l’oublier ? Déjà à l’époque, il était un collègue de son compagnon, tous deux débutants dans le métier. Deux jeunes recrues prometteurs, du même âge, des amis en plus de bosser ensemble. Le voir lui mit du baume au cœur et elle se préparait à lui sourire, mais son regard la foudroya sur place. Tout comme les paroles glaçantes prononcées quelques secondes plus tard. Comment osait-il lui parler sur ce ton ? Non. Bien sûr qu’il osait, pourquoi se gênerait-il ? Madison le méritait. Depuis toujours. Cette même et éternelle question qui résonnait à ses oreilles depuis une semaine, date de son arrivée à Lewisburg. Tout le monde la regardait comme si elle avait une maladie contagieuse. Une bête, un animal à l’aspect encore humain. Pourquoi ? Rêvait-elle de leur hurler à la figure, d’exploser enfin, de gueuler sa haine à la face du monde. Pourquoi vous vous acharnez contre moi ? Pourquoi vous me reprochez d’être simplement humaine ? Mais elle se taisait et encaissait en silence, parce qu’elle n’était pas de taille à leur résister. Plus le courage, plus la volonté. Se contenter de survivre et de sourire, en se berçant d’illusions. Des lendemains meilleurs, voilà ce qu’elle se promettait en boucle pour ne pas sombrer.

Elle l’entendit lui ordonner de rentrer chez elle, puisqu’elle n’avait rien à faire dans les parages. Personne n’a envie de te voir ! Fichu coeur ratatiné en miettes. Personne, il avait raison. Personne à Lewisburg ne se réjouissait de son retour, malgré ces cinq années d’absence. Mais pourquoi personne n’était content ? N’avait-elle pas compté un jour dans l’esprit de certains ? N’avait-elle pas grandi à leurs côtés, partagés les mêmes jeux et les mêmes rires ? Pourquoi devenait-elle tout à coup une étrangère, une bannie ? Elle ne trouverait certainement pas la réponse à la question. Et ce jour-là, entêtée, plus courageuse que d’habitude, elle dévisagea Adriel de haut en bas avant de rétorquer sauvagement « Ce n’est pas toi que je suis venu voir, mais Alec. Seulement lui, le reste, je m’en fiche. Il est dans le coin ? ». Elle tentait de se maîtriser. De ne pas lui hurler dessus car, quand elle hurlait, en général, elle s’emballait tellement qu’elle pouvait se jeter sur lui et se déchaîner telle une furie. Et malgré toute sa colère, elle ne ferait pas le poids contre un pompier entraîné, et toute sa ribambelle de copains musclés. Peut-être, dans le fond, était-ce ce dont elle avait besoin. Crier, s’emporter, frapper, extérioriser toute cette rage qui sommeillait en elle. Au moins, elle aurait enfin l’impression d’exister, de ne pas être invisible pour tous les habitants de Lewisburg. Légèrement courroucée par l’entrée en matière d’Adriel, elle s’avança d’un pas – menaçant ? « Tu peux faire tout ce que tu veux, mais tu ne peux pas m’empêcher de le voir. Ce ne sont pas tes affaires ! » Ce jour-là, Mads n’avait pas envie d’être gentille. Le fragile petit oiseau avait assez souffert cette semaine passée, à subir les remontrances des uns, les regards haineux des autres, il était temps que cela cesse. Il était temps qu’elle reprenne la placée laissée cinq ans plus tôt, celle où elle demeurait bien vivante dans les esprits.

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MessageSujet: Re: Help me, get my feet back on the ground | Adriel   Jeu 3 Juil - 13:09

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Adriel n’en revenait pas, elle était là, Madison Kingsley. Il se souvient encore comment il a ramassé son ami à la petite cuillère quand elle est partie. Elle les avait laissé Alec et leur fille. Comment une mère pouvait-elle abandonner son enfant ? Comment avait-elle osée faire un truc pareil ? Il la connaissait depuis plusieurs années déjà, et cela faisait maintenant cinq qu’elle avait quitté Lewisburg. Adriel ne savait pas si Alec était au courant de son retour, en tout cas il n’en avait pas entendu parler pour le moment. Depuis le départ de Madison, Adriel avait essayé d’être là au maximum pour son ami. Il l’aidait avec Sofia quand il pouvait. Il adorait cette gamine, elle était si mignonne. Adriel se demandait comment elle pouvait encore se regarder dans un miroir sans avoir honte d’elle-même. Adriel avait été un peu agressif mais il était assez impulsif. Elle avait fait du mal à son ami et à sa fille par la même occasion comment voulait-elle qu’Adriel la reçoive. Surement pas les bras ouverts. D’autant plus qu’après l’intervention qu’il venait juste de se terminer il ne fallait surtout pas le chercher. Il était triste et en colère de ce qui était arrivée à cette pauvre femme. Dans cette histoire un enfant allait aussi se retrouver seul, sans maman. Enfin lui aurait au moins une raison d’être triste. Madison aurait été morte pour Sofia que ça n’aurait absolument rien changé. Elle ne se rendait pas compte à quel point il est difficile de vivre sans une mère. Sofia vit avec une image parfaite de sa mère mais elle est loin de l’être. Adriel était d’autant plus méchant qu’on lui avait arraché sa mère sans aucunes raisons. Elle n’avait pas le droit de disparaître comme ça. « Ce n’est pas toi que je suis venu voir, mais Alec. Seulement lui, le reste, je m’en fiche. Il est dans le coin ? ». Elle était agressive et ce n’était surement pas sur ce ton là qu’il fallait engager la conversation avec Adriel car il allait devenir méchant. « Ca je me doute que ce n’est pas moi que tu es venu voir. Pourquoi tu es revenue, tu ne pouvais pas rester où tu étais avec ta petite vie ? C’est hallucinant que tu oses repointer ton nez sérieux. » Adriel avait évité de répondre au sujet d’Alec. Cela ne la regardait pas, après tout elle n’avait aucun droit sur lui. Elle avait choisi la facilité en partant, elle n’avait pas le courage d’assumer ses responsabilités. C’est en effet ce que pensant Adriel. Elle avait fait cet enfant mais c’était rendu compte que c’était une trop grosse charge, que ça allait bouleverser ses pauvres petites habitudes. « Tu peux faire tout ce que tu veux, mais tu ne peux pas m’empêcher de le voir. Ce ne sont pas tes affaires ! » C’était évident ce n’était pas ses affaires, mais il avait le droit de défendre son ami et de donner son avis. Il n’allait pas dire à Alec ce qu’il avait à faire, il allait quand même lui dire ce qu’il en pensait. Il aimait bien contrôler certaines choses mais dans ces jutes limites quand même. Il savait que le retour de Madison allait être un sacré bouleversement dans la vie de son ami et de sa fille. Elle allait modifier tout l’équilibre qu’Alec avait réussi à donner à Sofia. Il s’approcha de Madison en pointant son doigt vers elle, plus qu’énervé. « Oh non je ne vais pas t’empêcher de le voir Madison, mais si tu étais un tout petit peu intelligente, tu ne serais pas revenu. S’il y avait en toi rien qu’un tout petit reste d’amour pour Alec et Sofia tu les aurais laissé mener la vie qu’ils s’étaient faîte. Tu as fait une connerie Madison, la plus belle connerie de toute ta vie mais ce n’est surement pas en revenant que tu vas la réparer. » N’ayant pas fini de ranger tout le nécessaire dans l’ambulance il y remonta sans prêter attention à Madison.
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MessageSujet: Re: Help me, get my feet back on the ground | Adriel   Jeu 3 Juil - 15:11

Madison ∞ Adriel
LLe ton commençait à monter. Madison n’avait pas l’intention de s’énerver ce jour-là, elle, elle souhaitait simplement revoir Alec et lui parler, mais elle ne comprenait pas pourquoi Adriel lui parlait ainsi. Pourquoi se mêlait-il de ce qu’il ne le regardait pas ? Parce qu’Alec était l’un de ses amis ? Certainement, oui. S’il arrivait quelque chose à Rapahaëlle, sa meilleure amie débarquée de l’Iowa, nul doute que Madison sortirait les crocs, quitte à se montrer violente. Mais elle connaissait vaguement Adriel, du moins d’avant son départ. Bien sûr, en cinq ans, tous deux avaient changé, ils ne se connaissaient plus. De lointains amis devenus des étrangers entre temps, après ce qu’elle avait fait. Et nul doute que depuis son retour, elle s’en prenait beaucoup en pleine tête, par tout le monde. Un peu plus et elle se montrerait habituée ! Elle commençait à se sentir lasse, fatiguée de répondre à cette foutue question qui semblait hanter l’esprit de chacun, comme si cela permettrait d’expliquer tout ! Mais son départ… Son départ ne pouvait s’expliquer par des mots. Non, impossible. Pour le comprendre, il fallait avoir tous les morceaux du puzzle en main, il fallait passer au-delà des mots pour voir ce qu’il y avait en-dessous, au plus profond de son cœur. Au moins essayer de comprendre pourquoi Madison était ce qu’elle était. Un jour, peut-être. A lui, elle n’avait pas besoin de présenter des excuses. Seulement à Alec, à sa sœur, à sa fille – qui ne comprendrait pas. Mais pas aux autres. Même s’ils avaient compté un peu. « Tu ne pourrais pas comprendre » cracha-t-elle avec fougue. « Je devais revenir ! Et ce que tu penses, ça m’est complètement égal. Ils ont besoin de moi ». Qui ? Qui avait besoin d’elle ? Elle-même ne le savait pas réellement. Et elle doutait de la véracité de cette affirmation. Mais pourtant, toujours bercée d’illusions, elle aimait se croire utile à quelqu’un, elle ressentait le cruel besoin d’être aimé, de se faire pardonner. Pauvre petite fille en manque d’amour qui hurle ! Hurle si fort ! Pauvre petite fille que personne n’entend.

En vérité, Madison savait pertinemment qu’il avait raison, mais comment l’avouer devant lui ? Comment lui dire qu’elle le comprenait, qu’Alec et Sofia avaient certainement réussi à se créer un équilibre, certes précaire, après toutes ces années ? Et son retour explosait en mille morceaux cet équilibre. Les mots ne comptaient plus, seuls les actes comptaient. Et pour elle, pour eux, elle leur montrerait qu’ils avaient tort. Elle resterait là le temps qu’il faudra, elle se réintégrerait à la communauté, elle se ferait aimer à nouveau. Comme si tout ceci n’avait jamais existé. Comme si tout ceci n’était qu’un rêve… Elle l’observa remonter dans l’ambulance pour ranger du matériel et, après être restée quelques secondes immobile, comme sonnée par ses paroles bien trop cruelles, elle se précipita à sa suite, bien décidée à se faire entendre. « Tu crois ça ?! Tu crois que ça aurait été mieux que Sofia grandisse sans savoir qui est sa mère ? Je sais… Je sais que j’arrive tard, que je ne pourrais jamais rattraper le temps perdu. Mais ça n’est pas trop tard ! T’entends ? Ils peuvent encore me pardonner, Sofia est encore jeune et… Alec peut me pardonner ! Je ne suis pas partie parce que je ne pourrais pas assumer, je suis partie pour… Pour autre chose. Mais ça peut encore s’arranger si on me laisse une chance ». Une chance. Si seulement. Madison faisait tant d’erreurs ! Des erreurs certes involontaires, mais des erreurs tout de même. Mais ce jour-là, elle espérait vraiment obtenir un jour une seconde chance, pour se rattraper, prouver qu’elle était une bonne mère malgré tout, prouver qu’elle n’était pas comme la sienne. Qu’elle ne finirait pas en hôpital psychiatrique, loin des siens. Frankie avait raison, elle savait ce que ça faisait, pourtant, de grandir sans mère. Mais elle avait tout de même abandonné Sofia. En toute connaissance de cause. Et aussi justifiée soit la raison, ces regrets la hanteraient jusqu’à la fin de ses jours.

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MessageSujet: Re: Help me, get my feet back on the ground | Adriel   Ven 4 Juil - 14:53

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Adriel pensait en avoir fini avec Madison, croyant qu’elle allait tourner les talons une fois qu’il serait remonté dans l’ambulance. Malheureusement pour lui ce ne fut pas le cas, la jeune demoiselle l’avait suivi. Il était très agacé et rangeait nerveusement tous les produits aux endroits prévus. Il était tellement sur les nerfs que les pauvres seringues firent un roulé boulé dans le casier. On aurait pu se demander pourquoi il était aussi énervé, après tout ce n’était pas ses histoires, il n’était absolument pas concerné.  Le problème d’Adriel s’est qu’il prenait les choses trop à cœur quand il s’agissait de ses amis. Il était très impulsif. Ces dernières semaines avaient été plus que mouvementées pour Adriel. Winter lui avait été enlevé pour être renfermée dans un hôpital psychiatrique à la noix. Adriel avait cherché de nombreux moyens pour la faire sortir mais en vain. Il avait très mal vécu cette période et s’était plutôt renfermé sur lui-même au lieu d’en parler à ses amis. C’était d’ailleurs surement pour ça qu’il n’avait pas entendu parler du retour de Madison à Lewisburg. D’autant plus qu’avec Alec il n’avait pas vraiment eu les mêmes horaires de travail et ils n’avaient fait que se croiser. « Tu ne pourrais pas comprendre » « Je devais revenir ! Et ce que tu penses, ça m’est complètement égal. Ils ont besoin de moi ». Adriel ne put s’empêcher de rigoler. Comment pouvait-elle dire ce genre de choses alors qu’Alec s’en était sorti sans elle. C’était inadmissible de penser qu’elle pourrait rendre leur vie meilleure, elle leur avait déjà pourri la vie en partant. Adriel était outré d’entendre ces mots. Il sauta de l’ambulance ce qui fit reculer d’un pas Madison et la ferma. « Ma pauvre Madison, ils n’ont pas besoin de toi. Tout ce que tu vas gagner c’est que tu vas perturber ta fille, si on peut considérer qu’elle l’est toujours. Tu ne mérites même pas qu’elle t’appelle maman, tu n’es absolument pas digne de ce nom » Adriel avait toujours eu l’image parfaite de sa maman, il ne l’avait connu que pendant cinq courtes années. Elle avait été pour lui la meilleure maman, à l’écoute, toujours présente, joyeuse. Il avait mis quelques temps à accepter sa disparition. Même s’il avait été très heureux avec son père, il avait toujours eu ce manque intérieur. Personne au monde ne pouvait remplacer une mère. Il avait de vrais avis contradictoires en disant que Madison aurait dû rester où elle était et que Sofia n’avait pas besoin d’elle. Lui-même aurait préféré avoir sa maman. Après tout, lui, il avait connu sa mère donc elle pouvait être un manque mais Sofia, elle n’avait pas vraiment connu Madison donc où était le manque ? « Tu crois ça ?! Tu crois que ça aurait été mieux que Sofia grandisse sans savoir qui est sa mère ? Je sais… Je sais que j’arrive tard, que je ne pourrais jamais rattraper le temps perdu. Mais ça n’est pas trop tard ! T’entends ? Ils peuvent encore me pardonner, Sofia est encore jeune et… Alec peut me pardonner ! Je ne suis pas partie parce que je ne pourrais pas assumer, je suis partie pour… Pour autre chose. Mais ça peut encore s’arranger si on me laisse une chance » Adriel écoutait attentivement ce que Madison lui disait, il essayait d’analyser chaque mot qui pouvait sortir de sa bouche. Il ne comprenait pas très bien ce qu’elle entendait quand elle disait être partie pour autre chose que le fait de ne pas assumer. C’était pourtant la première idée qui était venu à l’esprit d’Adriel, qu’est-ce que cela pouvait-il être d’autre ? « Je pense que dès le départ il fallait que tu restes. J’ai perdu ma mère Madison et je sais ce que ça fait de ne pas avoir de maman, c’est une déchirure. Seulement toi elle ne te connaît pas. Je ne sais pas si tu comprends ce que je veux dire car tu as l’air d’être littéralement bornée sur tes idées. Tu es revenu sans même penser au mal que tu pouvais faire. Je ne vois pas très bien comment tu vas pouvoir arranger les choses et comment Alec pourrait te pardonner cinq ans après. Quelle est ta bonne excuse alors pour avoir décampé aussi vite ? » Adriel essayait d’être plus calme mais de temps en temps sa voix montait dans les tours. Il faisait ce qu’il pouvait.
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MessageSujet: Re: Help me, get my feet back on the ground | Adriel   Mer 16 Juil - 14:28

Madison ∞ Adriel
Madison était du genre tenace et, quand quelque chose lui résistait, elle détestait ne pas en venir à bout. Ainsi, dans ces conditions, elle détestait la façon dont Adriel lui parlait, la manière si particulière qu’il avait de la dévisager. Sur le coup, elle le haïssait pour ne pas la croire, la rejeter, comme tous les autres. Ici, elle n’avait plus aucun allié. A part Rapahaëlle et les autres, ses amies rencontrées plus tard, après ça. Après cet abandon cruel qui pesait sur sa conscience et la brûlait à petit feu. Adriel semblait bien décidé à l’enfoncer chaque seconde davantage et ses paroles lui brisaient le cœur. Pas digne de ce nom. Pas digne. Elle en fut tellement surprise qu’elle songea un temps à partir en courant, ou pire, le frapper, le frapper jusqu’à ce qu’il retire ses propos, jusqu’à ce qu’il l’implore. Au lieu de cela, elle demeura figée, abasourdie. Enfoiré ! Ordure ! Salopard ! Aucun mot suffisamment fort à son goût. Oui, elle haïssait Adriel d’avoir su rester si proche de son ancien compagnon alors qu’elle-même avait tout fait foirer. « Je t’interdis de dire ça ! » hurla-t-elle sauvagement, si fort que certaines têtes se retournèrent vers eux. « Sofia est ma fille et je ne laisserais personne insinuer l’inverse, c’est clair ? Elle est ma fille ! » Avec toute la force du désespoir. Oui, s’il y avait bien quelque chose pour quoi elle se battrait, c’était bien ça. Sofia méritait de connaître sa mère et celle-ci se sentait mieux. Presque.

Elle l’écouta lui parler de sa mère, sa mère qu’il avait perdue lui aussi, et elle se sentit soudain toute honteuse en l’entendant. Bien sûr que c’était une déchirure. Bien sûr que c’était une erreur. Pas un jour ne passait sans qu’elle ne songe à ce qu’aurait pu être sa vie, une vie si différente,, une vie parfaite… « J’y ai pensé » nuança-t-elle en ayant retrouvé un peu de douceur. « C’est pour ça que je ne suis pas revenue plus tôt, parce que… parce que je n’y arrivais pas. Je ne voulais pas faire de mal à quiconque, c’est la vérité ! Je voulais simplement… retrouver ma famille. Comme avant ». Le plus difficile à supporter était peut-être son incroyable sincérité, saupoudrée d’une bonne dose de candeur. Toujours honnête. Toujours naïve. Comme si elle ne s’en rendait pas compte ! Eh pourtant, Mads n’était pas stupide, non. Différente. « Je ne sais pas non plus comment les arranger mais je vais essayer parce qu’Alec en vaut le coup. A l’époque, ça n’était pas pareil et je sais que tu n’accepteras pas cette réponse, mais… je devais partir. Je n’avais pas le choix, je ne me sentais pas capable d’assumer et… » Serait-il possible que ce soit à lui qu’elle en parle avant tous les autres ? Lui, alors qu’elle le connaissait à peine, qui saurait la vérité sur son départ et sa peur de devenir folle comme sa mère avant elle ? Difficile à croire. Elle n’avait pas l’intention de tout lui révéler, pas à lui. Sauf si cela lui permettrait de la comprendre un peu, et peut-être, dans un jour lointain, lui pardonner. « Je ne pouvais pas ».

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MessageSujet: Re: Help me, get my feet back on the ground | Adriel   

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