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 je traque les épiphanies ~ alban.

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MessageSujet: je traque les épiphanies ~ alban.    Mer 2 Juil - 14:24


avec la rage d'un mercenaire sous crack
~ deux juillet, quatre heures sept du matin. une ruelle ~


Sa toux semblait lui arracher la gorge. Les yeux grands ouverts, Dex commençait à ressentir une fatigue nerveuse qui tendait tous ses muscles. A ses côtés, sa fiancée se retournait lentement dans le lit dans un sommeil qu’il venait agiter sans le vouloir. Bon dieu de merde, c’était quoi l’idée ? Le pousser à bout, et ce jusqu’à la fin ? Le plus lentement possible Dexter posa les pieds sur le sol frai. En tentant de ne pas faire de bruit, il attrapa un tee shirt noir et un jean qu’il porta sous le bras. Alors qu’il avait presque réussi à quitter la chambre sans réveiller sa superbe compagne, une quinte de toux le reprit à deux pas de la porte. Ces quintes étaient insupportables, elles le paralysaient sur place et il n’était plus capable de rien. Dans un effort insoupçonné, il réussit à s’extirper de la chambre et à en fermer la porte. Il s’appuya contre le mur du couloir pour terminer de tousser. Sa tête lui tournait. Ses poumons avaient besoin d’un peu d’air frai. Il enfila son jean et ses chaussures marron et sortit dans Lewisburg.
Cette nuit là avait gardé la chaleur de la journée, seule une petite brise flottait et venait rafraichir ses tempes. Il inspira une grande bouffée d’air. La ville était calme et apaisante dans l’obscurité. Pas un chat, pas un passant. Une ville fantôme, sans brume ni artifice. Une ville à l’occidentale qui ne prenait vie qu’une fois les six heures du matin passées, lorsque le quotidien des gens commençait. La chaleur des villes africaines et la vie qui y régnait la nuit lui manquaient quelque peu. Il se souvenait avoir mainte fois rejeté cette petite vie occidentale, métro boulot dodo, et bling-bling le samedi dans les soirées huppées. Ici, les soirées huppées n’étaient pas de mises et les rues étaient encore plus vide qu’à Los Angeles où à quatre heures du matin traînaient encore quelques fêtards déversant leurs tripes sur les trottoirs. Heureusement. Dexter préférait encore le calme de Lewisburg à cet ennui déguisé en fêtes alcoolisées de Los Angeles. Mais pourquoi pensait-il donc à cette ville là, lui qui n’y avait presque pas songé au cours des quatre dernières années à voguer sur tous les continents. Etre sur le sol américain faisait resurgir une certaine amertume. Il entra dans une petite ruelle. Une silhouette assise se dessinait au bout de la petite rue noire. Tiens, premier humain éveillé à l’horizon. Dexter sourit. Sourire qui se transforma en grimace. Merde, foutue toux. Elle ne le laissera donc jamais tranquille ? La quinte était plus violente qu’à l’habitude. Il s’accrocha tant bien que mal contre un des murs de la ruelle. Fait chier ! Un voile se dressait devant ses yeux. Et bam, il tomba face contre terre, inconscient. Quelques gouttes de sang perlaient dans le creux de ses mains.
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MessageSujet: Re: je traque les épiphanies ~ alban.    Mer 2 Juil - 17:01

Il sort en claquant la porte, toute la baraque tremble, il lui semble qu'elle va s'effondrer. Putain de ruine. Le toit ne lui tombe pas non plus sur la tête, mais c'est pas bien jojo non plus, un peu crasseux sur les bords, heureusement qu'il a un minimum d'hygiène. Faut dire, il paie pas cher pour ce que c'est. C'est aussi le seul truc qu'il ait trouvé en ville – ou du moins pas trop loin, on ne peut pas dire qu'il soit vraiment très près de Lewisburg – et qu'il ait les moyens de se payer. Il se passe une main sur le visage, soupire. Il faut vraiment qu'il se trouve un job, c'est pas avec ses maigres économies de Détroit qu'il va arriver à quelque chose. Ça le fait purement chier aussi, il trouve pas, il trouve jamais rien. Il doit être maudit, c'est la seule explication. Du coup il se décourage, il dort toute la journée, se réveille au milieu de la nuit pris d'un besoin irrépressible de bouger, de se défouler, se dégourdir. Il est quatre heures du matin, il a autant d'énergie qu'une moule sur son rocher mais il faut qu'il sorte. Son appart pas cher là, il est aussi grand qu'une boite pour hamster, il a vite fait d'étouffer. Alors il a enfilé sa veste, il ne sait même pas pourquoi d'ailleurs, l'air est chaud, lourd, c'est pire à l'extérieur qu'à l'intérieur.
Lewisburg est parfaite la nuit. Vide. Silencieuse. Légèrement marquée par les restes d'agitation de la journée. Il suffit d'ouvrir les yeux, d'observer. Ville parfaite – presque. À Détroit il ne pouvait pas traverser une rue sans croiser quelqu'un. Perdu, défoncé, dealer, égaré, endormi. À Détroit il se fondait dans la masse du peuple de la nuit. À Lewisburg il fait plutôt tâche, à trainer comme ça quelques heures avant l'aube, ses fringues négligemment enfilées, effilochées. Quand on sait quel genre de population habite ici. Alors bon, il va pour profiter des dernières heures avant le lever du soleil, avant que tout autour de lui la vie ne reprenne son cours. Il restera debout, ira probablement faire un tour en centre-ville chercher du taff, histoire de se donner bonne conscience avant de retourner se coucher. Et puis on verra bien, après tout. S'il finit à la rue il s'arrangera pour trouver autre chose que son appartement miteux. Un peu mieux, si possible.
Assis sur une petite caisse abandonnée dans une ruelle il a enfoui ses mains dans les poches de sa veste, son regard perdu quelque part sur le sol de béton. Perdu comme ça dans ses pensées il n'entend pas l'homme approcher. Peut-être le seul autre être vivant éveillé dans cette ville. Un bruit sourd attire son attention, il tourne la tête, le voit là, par terre, vu le bruit il a dû se faire bien mal en tombant. Sur le coup Alban ne réagit pas, il a tellement l'habitude des types bourrés ou défoncés qui s'effondrent au milieu d'une rue, il n'y prête plus attention. Puis là il réalise, il n'est plus à Détroit, c'est pas pareil, ici. Ici y a pas une bande de trois mecs qui rient grassement derrière et relèvent leur pote en se jouant des coudes. Alors bon, Alban c'est pas un connard non plus, il se lève, se dirige vers l'homme à terre et là il sait pas quoi faire parce que le type a l'air carrément assommé.
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MessageSujet: Re: je traque les épiphanies ~ alban.    Mer 2 Juil - 19:12

Bave sur le coin des lèvres. Premier signal déclencheur. Chiotte, qu’est-ce qui lui foutait un mal de crâne pareil ? Dexter tenta lentement d’ouvrir ses paupières qui étaient bien lourdes. Ses mains grattaient le pavé. Et ses yeux tombaient sur du pavé. Pourquoi est-ce qu’il était face contre terre dans… une ruelle. Woh ! Avec les seules forces qui lui revenaient, Dex fit un petit bond minable sur la côté à la vue d’un jeune homme, du genre pantalon déchiré, le regardant d’un air suspicieux. Etait-ce à lui qu’il devait la belle bosse qui était en train de se former sur son front ? Il tenta de se relever, lentement et réussit tant bien que mal à s’assoir, soutenu par un mur. Non, sa chute il ne la devait guère au p’tit gars qui ne semblait rien comprendre à ce qu’il se passait. Foutu cancer. Il n’en avait pas fini ? Des chutes comme celle-ci il n’en avait expérimenté que deux auparavant, et c’était dans la tranquillité de son petit appartement. Se retrouver à terre dans la rue à quatre heures du matin c’était une autre histoire. Etait-ce un signe qu’il luttait ? Ou bien cela voulait il simplement signifier que le cancer gagnait du terrain et que son corps n’arrivait plus à le repousser ? Foutue merde, il pouvait donc faire tous les efforts qu’il voulait il n’y couperait pas. Il finirait par devoir des comptes à son entourage et par subir des heures de chimio et de radiothérapie. Ou alors il y passerait, ce qui ne serait pas plus mal. Merde, mais qu’est-ce qu’il était en train de penser là ? Ce cancer lui retournait la tête. « Hum, salut gamin » Ouais, fallait bien lui parler au p’tit à un moment. « Tu m’aiderais à me lever, veux-tu ? » Comme le garçon ne semblait guère disposé à tendre sa main, il se releva à l’aide du mur et afficha un sourire… un peu minable. « Ouais, heu. Bon, rien de grave. J’crois que je n’ai pas mangé assez sucre. Hypoglycémie plus fatigue, tu sais ce n’est pas un bon cocktail. » Convaincant. Heureusement qu’il ne connaissait personne dans cette ville. Il espérait que le gamin ne connaissait pas non plus grand monde et encore moi Elaine, sa fiancée. Il serait con que cette petite histoire s’ébruite alors qu’il faisait tout pour cacher sa maladie… Dexter pensait qu’il s’agissait de son histoire à lui, et qu’il s’agissait de la traiter en tant que tel. Seul à seul avec lui-même, sans voix venues parasiter sa réflexion. Et son petit manège pour faire en sorte qu’Elaine ne remarque rien avait bien marché. Cela faisait un an qu’elle n’avait pas réussi à obtenir le diagnostic du cancer. Mais la suspicion était là, évidemment, le pauvre homme passait son temps à cracher ses boyaux. On ne se traîne pas une pareille toux sans complications. Alors qu'il passait sa main sur son tee shirt il y laissa une traînée de sang sans ne s'en rendre compte. Boh, sur du noir, cela ne se verrait sûrement pas. Il ne valait mieux pas que le gosse se pose trop de questions. Heureusement, il n'avait pas l'air de vraiment se préoccuper de son entourage, ce n'est sans doute pas lui qui allait traîner Dex jusqu'à un hôpital.
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MessageSujet: Re: je traque les épiphanies ~ alban.    Jeu 3 Juil - 21:47

Il fixe le corps inerte, là. L'homme n'a pas l'air spécialement défoncé, plutôt inconscient. Et Alban ne sait pas vraiment quoi faire. Appeler quelqu'un, l'emmener à l'hôpital ? Il ne sait même pas où c'est. Alors il s'accroupit, penche la tête pour voir un peu son état. Ouais bon, il est pas médecin non plus.  Du coup il s'assoit par terre, le dos contre un mur en se disant qu'il va attendre que l'homme se réveille. Il n'a pas d'eau, pas d'aspirine, rien à portée de main. Il ne va pas être d'une très grande aide mais bon, s'il peut au moins être là à son réveil plutôt que de le laisser seul dans une ruelle, c'est déjà ça. Il se passe un petit moment avant que l'homme ne reprenne conscience, pendant ce temps Alban fait tourner son paquet de cigarette dans sa main sans en sortir, les yeux dans le vague. Puis l'homme s'agite, Alban hausse un sourcil en le voyant sursauter. Il soupire, le regarde prendre appui pour se relever. Lui laisse le temps de retrouver ses esprits. Il se passe quelques minutes, l'homme cherche encore son souffle. Alors Alban l'observe un peu mieux et remarque les tâches rouges sur ses mains, qui ressemblent à s'y méprendre à du sang. Avant qu'il ait le temps de se pencher un peu plus dessus, l'homme les cache en les essuyant sur son pantalon. Alban fronce les sourcils, il n'est pas spécialement avide de ragots, même pas curieux, mais il a de quoi se poser des questions.
L'homme surprend son regard, et puis surement aussi son air interrogateur qui doit filtrer à travers ses yeux. Il bredouille l'excuse de l'hypoglycémie. Alban le considère quelques secondes en silence, pas franchement convaincu il faut l'avouer. Finalement il range son paquet de clopes dans la poche de son jean, se relève pour être à la hauteur de son interlocuteur. « Faut manger m'sieur. Ou rester chez vous. » Faire un malaise dans la rue, à quatre heures du matin qui plus est, ce n'est pas vraiment le mieux. Il aurait pu tomber sur une pierre, ne pas se réveiller, être seul. Alban le sent mal, cette histoire. Il se passe une main dans les cheveux, regarde le bout de la ruelle, les lumières tamisées des lampadaires, le jour qui pointe au loin. Il ne voit même pas ce qu'un type comme ça fait debout à cette heure-là, surtout s'il ne se sent pas bien. Il revient à l'homme, lui jette un coup d'œil. Il n'a pas l'air mieux, du genre prêt pour refaire un malaise. « Vous voulez que j'appelle quelqu'un ? » Il a toujours la main sur le mur et semble avoir du mal à respirer. À la lueur imprécise des lampadaires Alban croit voir une certaine pâleur sur son visage, et ses jambes trembler. Comme s'il allait s'effondrer là, encore une fois, sans un mot sans un souffle.
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MessageSujet: Re: je traque les épiphanies ~ alban.    Dim 6 Juil - 17:27

La tête qui tourne, les mains moites, Dexter tentait de garder la face et de faire bonne figure. Le p’tit gars face à lui ne paraissait pas méchant mais n’importe quelle présence apparaîtrait à l’homme comme hostile en cet instant. Il était hors de question d’attirer l’attention sur sa maladie, que des bruits courent le concernant alors qu’il venait à peine de débarquer dans cette ville inconnue. Bientôt, sa respiration commençait à se calmer. Le gamin le réprimandait. Oui, peut être aurait-il du rester chez lui. Mais que faire quand des crises de toux le prennent et qu’il risque d’éveiller une nouvelle fois sa compagne ? Le jeune homme lui proposa alors d’appeler quelqu’un de son entourage. Dex, dans cette situation, ne sait pas s’il aurait préféré avoir la possibilité de prévenir quelqu’un de confiance ou si, au contraire, il préférait rester seul, recentré sur lui-même pour gérer l’instant. Néanmoins, la question ne se posait même pas. Personne n’était au courant et il semblait exclu de prévenir une personne de son entourage, et d’autant moins sa fiancée qu’il ne voulait guère inquiéter. Pourquoi tout devait-il être si compliqué ? Pourquoi cette stupide condamnation ? Le destin n’aurait-il pas pu choisir de le faire se faire renverser dans un accident de voiture ? Le destin… Tout cela en était presque risible. Il se trouvait dans une situation emmêlée. Et apparemment indémêlable. « Non, ça ira. Tout va bien en vérité, je vais rentrer chez moi. Bo… » Il fut coupé dans sa phrase une nouvelle fois par sa toux. Foutue connerie. Et il fallait que cela tache à nouveau ses mains. Bien, le p’tit gars n’allait peut être pas être si conciliant que ça et le laisser repartir tout seul sur ses pas, malgré le fait qu’il n’avait rien d’un Don Quichotte. « Je sors d’une vilaine pneumopathie. » Voilà une excuse plausible et qui devrait assez bien passer. Du moins qui aurait pu si la toux n’avait pas repris et qu’il n’avait pas été obligé de s’asseoir de nouveau. Il fallait sûrement qu’il se décide à aller voir un médecin. Pouvait-il décemment se laisser aller ainsi à la maladie ? Sans lutter réellement ? Sa seule détermination ne ferait pas tout, il fallait bien se rendre à l’évidence. Mais que penser du fait de passer ses derniers mois (ou dernières semaines) à faire des allers et retour à l’hôpital… peut être pour un échec qui n’en serait que plus douloureux. Il ferait subir l’attente à sa fiancée. Et l’espoir. Il ne pouvait pas lui faire porter cela sur ses petites épaules, c’était impossible. Il releva la tête et regarda le garçon. Il sentait sa propre mine désemparée strier son visage et pourtant, il ne semblait pouvoir faire autrement. Comment garder constamment son masque d’acteur ? Ce masque de « monsieur tout va bien » l’épuisait encore plus. Il relâchait la pression soudainement. Tout vrillait, il le sentait. Tout vrillait et il ne pouvait rien y faire.
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