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 (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.

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MessageSujet: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Dim 6 Juil - 12:23


✰✰✰
her life is a book with not enough page for her happy ending.
unknown ~ unknown.


SUSAN HEATHER WHITE-JOHNSON


≈ surnom: Elle trouve cela amusant, l'habitude que les gens ont de diminuer même un prénom plutôt court comme le sien. Plus personne ne l'appelle Susan aujourd'hui, pour toute le monde, elle est Sue, juste Sue. Sa mère l'a toujours appelée monkey, son père l'appelait mija et son demi-frère l'appelle cruella. A vrai dire, elle n'a rien contre les surnoms, même les plus stupides, alors chacun y va du sien. ≈ age: Vieillir n'est définitivement pas un problème pour elle. Celle qu'elle considère comme de vraies figures, de vrais modèles, ont bien souvent la quarantaine passé, alors croyez bien qu'elle n'a pas peur d'atteindre la trentaine. Mais pour cela il faudra qu'elle attende un peu puisqu'elle n'en est qu'à ses vingt neuf ans. ≈ études/métier: Quand bien même elle considère avoir tout appris de son père, elle a tout de même obtenue un MBA à la Cox School of Buisness de la Southern Methodist University. Education qui a fait d'elle une femme d'affaire implacable, souvent décrite comme froide, déterminée et prête à tout. A la mort de son père, elle a hérité de la moitié des parts de la Johnson's Oil Compagny, au grand damne de son demi-frère, T.J., qui s'était toujours vu à la tête de l'entreprise. Et même si elle a voulu mettre de la distance entre Dallas et elle, elle n'en reste pas moins une CEO efficace grâce aux vidéos conférences. ≈ statut civil: En voilà un sujet quelque peu délicat. Elle a effet la réputation d'être une croqueuse d'homme. Beaucoup racontent à qui veut l'entendre qu'elle n'accorde ses faveurs qu'à ceux qui peuvent lui apporter un plus dans son business. Réputation qu'elle n'a jamais cherché à démentir. Cela dit, il ne s'agit là que d'une réputation et la vérité est tout autre. Romantique dans l'âme, elle aimerait croire à l'amour pur et sincère, seulement c'est un jeu qu'elle juge bien trop dangereux dans son milieu. Ainsi donc semble-t'elle être une éternelle célibataire. Certains de ses proches chuchotent toutefois qu'elle serait amoureuse. Allez savoir. ≈ lieu de naissance: Elle est née et à grandit à Lewisburg en Louisiane. Réalité que T.J. use souvent pour discréditer ses choix, prétextant qu'en n'étant pas née au Texas, elle n'a pas le pétrole dans le sens et n'est sûrement pas faite pour vivre dans un ranch. ≈ nationalité: Américaine jusqu'au bout des ongles, de ça, personne n'en doute. ≈ orientation sexuelle: Elle est très discrète sur le sujet, n'en parle jamais, quand bien même elle ne se cache pas totalement non plus. Seulement, elle estime qu'il est préférable que tout un chacun la pense hétérosexuel, rendant ainsi la manipulation des hommes bien plus aisée. Seulement, c'est là un effroyable mensonge, seule les courbes féminines l'attirent. Homosexuelle, si elle l'assume, elle n'en reste pas moins dans le placard pour 90% des gens.  ≈ depuis combien de temps vis-tu à lewisburg ? Elle y a vécu de sa naissance à ses douze ans. Autant dire donc qu'elle a grandit ici. Seulement, elle doit l'avouer, ses souvenirs de ces années sont un peu floues. Elle arrive à se souvenir des noms de ses anciens amis, mais difficilement de leurs visages. Elle se souvient de quelques endroits, mais jamais avec une totale clarté. En faite, son esprit à tout simplement choisit d'effacer la majorité de ses souvenirs incluant Lewisburg. Elle y est pourtant revenue depuis trois mois maintenant. ≈ famille: Sa mère Marissa White l'a élevée seule pendant les premières années de sa vie. Autrefois, les deux femmes étaient extrêmement proche. En effet, Sue n'ayant que sa mère, elle aurait tout fait pour elle. Seulement, lorsque celle-ci à décidé de retourner vivre à Dallas et que Sue à rencontré son père, Thomas Johnson, tout à commencé à se dégrader. Susan voulait tellement se faire accepter par son père et le reste de la famille Johnson, qu'elle a été jusqu'à changer du tout au tout. Oubliant ses origines modeste, elle s'est transformée en une femme avide d'argent et de pouvoir. Et cela a marché. Son père l'a officiellement reconnue, sa belle mère a réussit à l'accepter et son demi-frère reconnaît que le sang des Johnson coule bel et bien dans ses veines, quand bien même il ne l'apprécie pas plus que cela. Elle a donc changé son nom de famille pour prendre celui de son père, ce qui a définitivement créé un focé entre elle et sa mère. Aujourd'hui, son père est mort et elle ne parle plus à sa mère. Ainsi, il ne lui reste plus que Ellen sa belle mère et Thomas Junior, appelé T.J.,  son demi-frère. ≈ quel genre de voisin es-tu ? Le genre de voisin que personne ne veut se mettre à dos. Si on dit qu'elle est intraitable avec ses ennemis en affaire, cela s'applique aussi à sa vie privée. Ainsi, tout ce passera bien tant que vous n'essaierez pas de mettre votre nez dans ses affaires, tant que vous ne cherchez pas à lui mettre un couteau dans le dos, etc. Dans le cas contraire, attendez-vous à avoir une adversaire redoutable.  ≈ statut social: Élevée par une mère célibataire avec très peu de diplôme, vous imaginez bien que son statut social était moyen, s'approchant du pauvre. Et pendant longtemps, cela n'a pas été un problème pour elle, habituée à ce style de vie, s'en contentant pleinement. Mais cela a bien changé. Aujourd'hui, elle est riche, elle possède la moitié d'une entreprise pétrolière, la moitié d'un ranch et bien d'autres choses. Elle a prit goût à l'argent et au pouvoir et elle semble être toujours en vouloir plus. La vérité, c'est simplement qu'elle a oublié d'où elle vient vraiment et que si elle arrivait à se reconnecter avec cette part d'elle même, elle finirait par se détester.  ≈ aspirations de vie: Il semble assez évident quand on l'observe qu'elle aspire à l'argent et au pouvoir. Pour elle, ce sont là des valeurs sûres. Elle sait que tout ça peut vous glisser des doigts en quelques secondes. Mais elle sait aussi que si l'on s'en donne les moyens, cela peut durer toute une vie. C'est pas comme l'amour qui peut faire bien plus mal. C'est pas comme l'amour qui peut vous trahir affreusement. ≈ qualités et défauts: froide – intelligente – manipulatrice – magnanime – rancunière – stratège – studieuse – autoritaire – carriériste – cynique – jalouse – orgueilleuse – organisée – méthodique – franche – curieuse – rusée – méfiante – énigmatique – imprévisible – romantique (dans le fond) – attentive (dans le fond) – brisée – sociable  ≈ le massacre du jeudi 18 avril 1996: Elle y a survécu. Elle l'a vu, cet homme. Elle l'a vu et elle a même osé le regarder dans les yeux. Et, à vrai dire, c'est le seul souvenir tout à fait claire qu'elle a pu garder de ses années passées à Lewisburg. Le regard de cet homme. Elle a réussit à oublier sa peur, à oublier la mort, les larmes, la panique, la peine. Tout. Sauf son regard. C'est d'ailleurs la seule chose qui vient lui confirmer que ce moment à bel et bien existé. La seule chose qui la retient de passer totalement à autre chose. Ce regard, c'est un fantôme du passé. Un fantôme qui lui rappelle qu'autrefois, elle était une gamine bien différente de celle qu'elle est devenue. Un fantôme qui a conduit ses pas jusqu'à Lewisburg lorsqu'elle a décidé qu'elle devait quitter Dallas. Elle est passée à autre chose, elle a su construire sa vie sans se laisser enchainer par ce drame, mais il a laissé une belle cicatrice. Le genre de cicatrice qu'on choisit de cacher. ≈ groupe: A New Life. ≈ avatar: Natalie Dormer. ≈ crédits: Tumblr ici.


✰  we're all pretty bizarre, that's all.
01. Depuis longtemps, elle prétend qu'elle s'en fiche, que ce n'est pas grave si elle ne se souvient plus vraiment de sa vie avant Dallas, mais ce n'est pas vrai. C'est là quelque chose qui la perturbe, quelque chose qui l'ennui vraiment. Ainsi, il n'est pas rare qu'elle essaie de forcer son esprit à se souvenir. Du moins, à se souvenir avec clarté, à accepter de remettre chaque nom sur chaque tête. Mais rien n'y fait, elle n'y arrive pas. Seul le regard de l'homme armé semble être gravé à jamais dans son esprit. 02. Elle a arrêté de fumer il y a quelques mois. Autant dire que cela a été bien difficile et qu'elle a été très irritable pendant plusieurs jours. Tellement irritable que tous ses proches l'ont supplié de reprendre. Elle a voulu se donner un peu de temps au début, mais en constatant que ça détériorait ses relations professionnelles, elle a décidé de se mettre à la cigarette électronique. Elle se dit que c'est moins nocif. 03. Musique Country & Bourbon. Deux choses nécessaire pour passer une bonne soirée selon elle. Si elle peut accepter un autre type de musique, elle ne boira aucun autre alcool, elle les trouve bien trop fade. Encore que, elle ne dira jamais non à un bon verre de vin français, mais pour ce qui est vodka, tequila et j'en passe, ce sera sans elle. 04. Elle s'est installée définitivement au ranch de la famille Johnson lorsqu'elle avait quinze ans. La vie là-bas lui manque. Ca ne fait que trois mois, mais cela lui manque. Pouvoir partir en balade à cheval sur un coup de tête, observer le mouvement du bétail, admirer le paysage. Oui, tout ça, ça lui manque drôlement. Mais il ne faut pas vous attendre à ce qu'elle l'admette, ce serait montrer un aspect d'elle même qu'elle garde bien caché. 05. Au lycée tout comme à l'université, elle à fait partie de l'équipe de natation. Plutôt douée, elle a été contactée plusieurs fois pour devenir professionnelle. Offre qu'elle a à chaque fois refusée, se destinant à une carrière bien différente. Pour elle, la natation n'a toujours été qu'un passe temps et non pas un métier envisageable. 06. Si Sue est persuadée qu'elle a changé de caractère en compagnie de son père, elle se trompe. A la suite de la fusillade, sa mère avait déjà noté des changements dans son attitude. Plus froide, plus distante, plus silencieuse… Un nouveau comportement que sa mère croyait pouvoir effacer en l'emmenant loin de Lewisburg… Cela n'aura servit qu'à empiré les choses. 07. Il y a sept ans, elle a décidé de porter le nom de son père. Une décision qui a fortement blessé sa mère, d'autant plus que si les deux prénoms son associé sur les papiers administratif, Sue a complètement laissé tombé l'usage du White. C'est suite à cela que mère et fille sont devenues incapable de se parler. Madame White trop blessée et Susan trop fière pour reconnaître qu'elle a peut-être dépasser les limites. 08. En compagnie de sa belle-mère, elle a mené plusieurs actions contre la possession et le port d'arme à feu au Texas. Tâche bien difficile dans un état où on compte facilement autant d'arme à feu que d'habitant. Actions mal vues par son père et son frère, farouches défenseurs du droit de port d'arme à feu, Sue a fini par laisser tomber, préférant garder son avis pour elle même, allant même jusqu'à posséder un Smith & Wesson. Arme qu'elle n'a jamais utilisé et qu'elle a laissé à Dallas. 09. Tout comme sa mère et sa grand-mère avant elle, elle est allergique aux arachides. Allergie qu'elle considère comme une véritable faiblesse, particulièrement depuis que T.J. lui en a fait manger à son insu, la conduisant tout droit à l'hôpital. 10. Son père est décédé d'un cancer du pancréas. Il s'était éloigné de sa famille lors de ces derniers jours. La première réaction de Susan en apprenant la triste nouvelle a été de réclamer à voir sa dépouille.

prénom/pseudo: WestZone/Audrey âge: 25 ans.  où as-tu connu LIA: par bazzart.  fréquence de connexion: Aussi souvent que possible, principalement le soir et le week-end. c'est votre dernier mot ? De gros bisous à tous ceux que j'ai connu à la V1.


Code:
<pris>◈ Natalie Dormer</pris> - [i]Susan H. Johnson[/i]


Dernière édition par Susan H. Johnson le Lun 14 Juil - 11:44, édité 14 fois
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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Dim 6 Juil - 12:24


Under my skin they fade away, here's to life with no regrets. See you again all one day, give me love or give me death, can anyone ever really say. This is the way it ends, don't tell me it's meaningless. There'll be no compromise, we fall in we too shall rise. You held me and taught me how, I think I am ready now. If this is the way it ends, this is the way it's meant to be.

Ce qui aurait dû être une belle journée s'était transformé en un cauchemar. Sans que personne ne s'y attendre, sans que personne ne puisse agir. Il était entré dans sa vie comme une ombre, une ombre qui la hanterait pour le reste de ses jours. S'il ne la lui prenait pas, comme il venait de le faire avec son institutrice. Une fraction de seconde. Le temps d'appuyer sur la détente. Une vie de prise. Combien d'autre ? Elle ne sait pas. Elle ne sait plus. Elle a cessé de compter les déflagrations lorsqu'il a pointé son arme sur Summer. Elle l'a vu, alors qu'elle essayait tant bien que mal de se frayer un chemin vers elle. Bang. Une vie de plus s'enfuit, une âme de plus est libérée du poids de son corps. Corps qui s'effondre lourdement sur le sol. Ses mains, tout comme ses jambes, tremblent. Les larmes ont souillés ses joues pâles, mais au fond de ses pupilles, la peur à disparue, laissant place à quelque chose d'autre. De la résignation ? De la colère ? Un peu des deux. Avec tout le courage d'une petite fille de onze ans dont la vie vient de changer pour toujours, elle se lève et sort de sa cachette. Il est toujours là, arme à la main. Arme qu'il pointe sur elle, surprit par son attitude, il retient son doigt. Pourquoi ? Elle ne sait pas. Les poings serrés, elle le haït de tout son être. Elle n'ose pas regarder autour d'eux, ne veut pas voir quels sont les autres de ses camarades qu'elle a perdu aujourd'hui. Au lieu de cela, elle le regarde droit dans les yeux. Droit dans l'âme. Il doit avoir l'âme noire, pas vrai ? Elle veut y croire en tous cas, mais il y a quelque chose dans son regard. Quelque chose qui le rend humain. Peut-être, n'est-il pas le monstre qu'elle avait imaginé. Cela ne fait qu'agrandir sa haine. Et, les poings serrés, elle attend. Elle attend qu'il appui sur la détente, parce que s'il doit la tuer, il devra le faire en la regardant droit dans les yeux. Elle attend, mais rien ne vient. Il n'y a que le silence. Silence de mort. Combien de détonations retentirent après qu'il lui ait tourné le dos ? Elle ne sait pas. Deux, peut-être trois ? Plus ? Elle ne sait pas. Pourtant, elle tend l'oreille. Malgré ses tremblements, elle reste là, debout, droite comme un piquet, à tendre l'oreille. Ce qu'elle veut entendre, elle ne le saura sans doute jamais. Tout ce qui s'offre à elle, c'est de nouveau ce silence. Elle ne bouge pas, à peine ose-t'elle respirer. Pourquoi il n'a pas tiré sur elle ? Encore une question à laquelle elle n'aura jamais de réponse. Qu'a-t'elle de différent que Summer ou de tous les autres qu'il a tué ? Rien. Tout comme eux, elle n'est qu'une gamine. Une gamine à qui on vient d'arracher l'enfance. Brutalement. Dans le sang et les larmes. Une gamine qui n'a toujours pas bougé lorsque les secouristes entrent enfin dans la salle maudite. Elle est toujours là, debout, malgré les muscles de ses jambes qui lui font mal. Bien sûre qu'elle attire l'attention, là, seule debout. Alors on vient vers elle et elle pose sur cette personne un regard étrange. Un regard absent, un regard distant. « Viens, c'est terminé. Comment tu t'appelles? ». On est doux avec elle, on lui tend une main aussi. Elle la prend. Elle sait que c'est terminé. Elle le sait depuis un moment. Les coups de feus se sont tus depuis bien trop longtemps pour que cela ne soit pas le cas. Elle fais quelques pas en compagnie du secouriste, puis s'arrête. « Il est où ? Je veux le voir. ». Elle a dans la voix la froideur qu'on ces enfants à qui on a arraché l'innocence trop vite. Elle a dans le regard un mystère incompris. Elle a des questions pour lui. Elle veut des réponses. On la regarde étrangement. Un mélange d'inquiétude, d'interrogation, de peine, de pitié, aussi. « Tes parents t'attendent, ils seront ravis de te voir. ». Elle le fusille du regard. Il ne sait rien. Elle l'a bien comprit maintenant. Peut-être que sa mère est là, oui, mais certainement pas ses parents. Mais elle comprend aussi qu'elle ne le verra pas, qu'on ne lui accordera pas les réponses à ses questions. Elle ne sait pas encore qu'il est mort pourtant, même si, finalement, cela lui semble être la seule fin possible pour lui. Elle soupire et lâche la main du secouriste. Elle connaît la sortie, elle peut y aller sans lui. Il pense différemment et l'accompagne, observant, impuissant, cette petite fille tourmentée.

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Le silence qui plane dans la pièce pourrait être inconfortable, mais il ne l'est pas. Assise dans un fauteuil, face au bureau de sa psychologue, Susan regarde les aiguilles de l'horloge. Tic.Tac.. Mouvement incessant, imperturbable. C'est chaque fois pareil, sa mère la dépose chez la psychologue, à 4.00 pm tous les jeudi, et elle passe une heure assise dans ce fauteuil, en silence. Cela fait onze mois et elle n'a toujours pas dit un mot. Au début, on lui a posé des questions, on a essayé de lui arracher ces mots qu'elle garde pour elle. Et puis, on s'est lassé et on a attendu. On attend encore. Tic.Tac. C'est bientôt la fin. Vingt minutes et elle sera libre. Susan joue avec une mèche de ses cheveux. La séance d'aujourd'hui est différente. Elle le sait. Elle est différente, parce que c'est la dernière. Elle s'agite un peu sur son siège, comme impatiente. La psychologue pose alors son regard sur elle. Un regard échangé et Susan laisse échapper un soupire. « On part habiter à Dallas. ». Ce sont les premiers mots qu'elle prononce depuis onze mois et ils n'ont, d'apparence, rien à voir avec les raisons qui l'ont emmenées ici. La psychologue pose son crayon et la regarde, un brin d'espoir dans le regard. « Et qu'est-ce que ça te fais de quitter Lewisburg ? De quitter tes amies? ». Imperturbable, Susan se contente d'hausser les épaules. Ses amies ? Catherine est morte, Meiko ne vient plus à l'école et Dakota… Elle ne lui a plus parlé depuis le drame. Elle n'en a pas eu la force. Elle la fuit, incapable de lui faire face, rongée par sa culpabilité. La culpabilité d'une gamine de douze ans qui n'a pas su protéger la petite sœur de son amie. Comme un écho, elle hausse de nouveau les épaules. « Je m'en fou. ». La petite fille froide et distante est de nouveau là. Cette même petite fille qui refuse de parler depuis onze mois. Elles échangent de nouveau un regard. Celui de Sue est différent. Elle a au fond des yeux, le sombre éclat du doute, de l'hésitation. C'est la première fois qu'elle offre ce spectacle, alors, encore une fois, l'éclat de l'espoir brille dans les yeux de la psychologue. « Tu en es sûre? ». Susan cesse de jouer avec ses cheveux et pose ses mains sur ses genoux. Elle ne sait pas et ça la prend au dépourvu. D'habitude, elle est toujours sûre, mais pas là. Elle a le visage renfrogné, les sourcils froncés, une légère ride entre eux. « Maman dit que ce sera mieux pour moi. Mais je ne sais pas. J'oublie déjà des choses… Je crois que ce sera pire là-bas. ». Elle croise les bras sur sa poitrine. La légère inquiétude dans le regard de la psychologue ce n'est pas rassurant. Alors elle regrette et se renferme dans son silence habituel. Pourtant, ça la perturbe d'oublier. Elle a parfois l'impression qu'on lui retire un à un les souvenirs de son enfance. Elle ne comprend pas. Non, elle ne comprend pas que son esprit à commencer un mécanisme de protection. Mais elle sait que ça ne s'arrêtera pas si elle part. Ca lui fait peur. Un peu. Puis elle hausse de nouveau les épaules. Finalement, ce n'est pas si grave si elle ne se souvient pas. Parce que seule les choses dont on se souvient peuvent nous faire du mal. Elle ne dira rien de plus. Ni ce jour là, ni ceux qui suivirent.




If I told you what I was, would you turn your back on me? And if I seem dangerous, would you be scared? I get the feeling just because everything I touch isn't dark enough, that this problem lies in me. I'm only a man with a candle to guide me, I'm taking a stand to escape what's inside me. A monster, a monster, I've turned into a monster, a monster, a monster, and it keeps getting stronger.

L'air est lourd, comme quand un orage se prépare. Son coeur aussi est lourd, elle ne sait pas pourquoi. De sa chambre, elle entend les voix de sa mère et de sa tante Nancy. Nancy, qu'elle a vu pour la première fois il y a un an, comme le reste de la famille White. C'est étrange, elle doit l'avouer, que ce ne soit plus que sa mère et elle, d'être ainsi entourée par des gens qui veulent la connaître mais dont elle se fiche. Le ton monte en bas. Ca aiguise sa curiosité. Tout doucement, elle pousse la porte de sa chambre et c'est sur la pointe des pieds qu'elle se rend jusqu'à l'escalier et en descend quelques marches. « T'es sérieusement en train de me dire que ça fait un an que vous êtes revenues et que tu ne lui as toujours pas dit qui est son père? ». Il y a quelque chose d'étrange dans la voix de Nancy, comme si c'était là une dispute récurrente. Elle descend quelques marches de plus, juste assez pour pouvoir les apercevoir dans le salon. Sa mère se passe une main dans les cheveux, comme chaque fois qu'elle hésite. « Je ne crois pas que cela soit une bonne idée. Elle est déjà bien assez… Marquée… Froide… Sombre… Je ne veux pas qu'il empire les choses. Tu comprends ? Et puis, je suis sûre qu'il ne veut rien avoir à faire avec elle. ». Susan est maintenant totalement absorbée par la discussion. Son père. Le grand absent de sa vie. Elle a si souvent voulu en savoir plus sur lui. Jamais sa mère n'a accepté de lui en parler. Elle a cessé, tout simplement, de poser des questions. Mais maintenant qu'elle sait que son père est dans la même ville, elle veut en savoir plus. Elle veut le rencontrer. « Oh je t'en pris, pour que ce soit vrai, il faudrait encore qu'il sache qu'elle existe. ». Malgré elle, elle serre les dents. Sa mère lui a toujours assuré qu'il ne voulait pas d'elle. Maintenant qu'elle apprend que ce n'est pas exacte, elle sent la colère s'infiltrer dans ses veines. Elles s'étaient jurées de ne pas se mentir. Sa mère n'avait pas tenu parole. Elle lui en voulait. Malgré tout, elle resta là, sur la marche de l'escalier. « Oh s'il te plais, tu le connais aussi bien que moi ! A ses yeux elle ne sera jamais qu'une bâtarde ! Et même si, par miracle, il l'acceptait, tu veux vraiment la confronter au rejet du reste de la famille de son père? ». Il y eu des soupires. Dehors il n'y aurait peut-être pas d'orange, mais il y en avait un dans le coeur de Susan. Si elle ne comprenait pas tout, elle en comprenait suffisamment pour savoir que mère essayait de la protéger. Seulement, Susan, considérait être assez grande pour ne plus qu'on la protège. Assez grande pour faire ses propres choix. Et elle voulait rencontrer son père. Elle s'était déjà imaginer cette homme, bien des fois. Il avait été bon. Il avait été mauvais. Mais chaque fois, la même sensation dans son coeur. Chaque fois, ce même désir de faire qu'il l'aime. Qu'il l'accepter. « Tu sais quoi, fais ce que tu veux ! Mais si elle vient me voir un jour pour me poser des questions sur lui, saches que je lui dirais tout. Mieux vaut qu'elle l'apprenne par toi, tu ne crois pas? ». Nancy regarda alors droit en direction de Susan. Elles échangèrent un regard. Regard lourd de sens. Regard lourd de conséquences. Il n'y a plus de marche arrière possible. Susan vient de comprendre quelque chose. Elle va enfin rencontrer son père. Avec ou sans la bénédiction de sa mère. Un sourire se dessine sur ses lèvres. Dans la même discrétion qu'elle est descendu, elle rejoint sa chambre. Le coeur léger. Le coeur plein de questions.

---

Il y a dans l'air une odeur de pétrole. A la fois dérangeante et réconfortante. Dans sa poitrine, son coeur bat vite. Trop vite sans doute. Ses mains tremblent, un peu. Enfin elle sait. Enfin elle va le rencontrer. Nancy lui a tout dit. Nancy, qui l'attend dans la voiture. Elle veut faire ça toute seule. Ce moment, il est pour elle et son père. Pour personne d'autre. Elle observe le paysage. Au loin, la foreuse. Là, seule au milieu de la nature. Vision étrange pour elle. Ce mélange de modernité et de simplicité, elle n'y est pas habituée. Pourtant, au moment où elles sont entrées sur les terres du ranch, elle a tout de suite aimé. Elle ne sait pas pourquoi. Peut-être que c'est dans son sang. Elle l'aperçoit, à l'écart des autres hommes, observant leur travail. Elle l'aperçoit et son coeur bat plus vite encore. Elle a les mains moites. Ce n'est pas grave. Elle parcourt les quelques mètres qui les séparent plus vite qu'elle ne l'aurait initialement voulu. « Thomas Johnson? ». Il se retourne, souriante. Elle se mort l'intérieure des joues, stressée. Il la regarde de la tête au pied. Elle voit dans son regard qu'il cherche à comprendre ce qu'une gamine de treize ans peut bien faire ici. Son regard… Ils ont le même. Les mêmes yeux. La même distance dans le regard. Peut-être que c'est pour ça que sa mère avait tant peur qu'elle le rencontre. Elle se passe une main dans les cheveux. « Hum oui, qu'est-ce que je peux faire pour toi gamine? ». Tant de choses. Tant de réponses à cette question. Et en même temps, rien. Rien parce qu'il ne sait pas qui elle est. Rien parce qu'il ne voudra peut-être pas apprendre à la connaître. Rien, parce que sa mère les a privés de tout ça. Rien et tellement à la fois. Elle a dans le ventre une boule. Elle a peur de sa réaction. Peur qu'il la rejette. Elle qui désire tant son amour. Sans même le connaître. Elle qui est prête à l'aimer. Contre vents et marées. « Vous… Vous connaissez Marissa White? ». Elle n'a pas voulu lui dire de but en blanc. Elle ne sait pas pourquoi. Elle ne cherche pas à comprendre. Elle l'observe. Elle a vu quelque chose changer dans son regard. Soudain, il est intéressé. Soudain, il est moins distant. Elle m'avait imaginé comme un monstre après les mots de sa mère. Il n'en était pas un. Pas à ses yeux. « Oui, bien sûr oui. ». Il y a comme du soulagement dans sa voix. Soulagement qu'elle ne comprend pas encore une fois. Soulagement qu'elle ne comprendra sans doute jamais. C'est pas grave. « Je suis sa fille. ». Il semble percuter tout de suite. Ou du moins, il se pose aussitôt la question. Une fois de plus, il la jauge. Il a plein de questions dans le regard, elle le voit. Elle reste là, plantée devant lui, tendant le coup pour être aussi grande que possible. « T'as quel âge? ». Elle lui sourit. C'est bête sans doute, mais elle lui sourit. Parce qu'elle sait ce à quoi il pense. Elle sait ce qu'il est en train de calculer dans sa tête. « treize ans monsieur. ». Elle est formelle avec lui et en même temps, elle se sent beaucoup plus proche de lui que personne d'autre depuis longtemps. Lui, le grand étranger. Lui, le grand absent de sa vie. Son père. Il se passe une main sur le visage, visiblement prit au dépourvu. Il n'a pas les mots. Elle non plus. Il sait qu'elle a comprit qu'il a comprit. Ils savent. Et ça leur convient. Pour le moment. Le silence qui s'installe, il n'est pas gênant. Il dure. Elle le laisse accuser le coup. Silencieuse. Et puis, il la regarde de nouveau. Différemment. « Elle ne m'a jamais rien dit. Ton idiote de mère à simplement disparue du jour au lendemain, sans rien dire. ». Elle la voit maintenant. La froideur que sa mère craignait. Elle la voit aussi, la distance qu'il met entre eux. Pourtant, il y a quelque chose dans son regard. Quelque chose qui lui fait dire qu'elle doit essayer. Essayer de boucher ce fossé que sa mère à créée entre elle. Il l'aimera. Un jour, il finira par l'aimer. Elle le sait. Elle s'en convint. Elle fera ce qu'il faut pour ça.


Dernière édition par Susan H. Johnson le Lun 14 Juil - 10:49, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Dim 6 Juil - 12:24


I Been working so hard, I'm punching my card. Eight hours for what? Oh, tell me what I got, I get this feeling times just holding me down. I'll hit the ceiling or else I'll tear up this town. Tonight I gotta cut loose, footloose. Kick off your Sunday shoes. Please, Louise, pull me off of my knees. Jack, get back, come on before we crack. Lose your blues, everybody cut footloose.

La salle est aussi froide que leurs coeurs. Le deuil est passé. Cela fait cinq jours. C'est suffisant pour eux. Maintenant, tout ce qui compte, tout ce qui importe, c'est de savoir à qui il a légué la compagnie. Parce qu'on sait qu'il a changé son testament, quelques jours avant sa mort. Ellen, sa belle-mère, est juste assise là, silencieuse, la tête baissée et les yeux cachés par des lunettes de soleil. Elle a pleuré. Encore. T.J., lui, ne cesse de lui jeter des regards mauvais. Il sait l'enjeu de ce moment. Il sait que ce n'est pas qu'une question d'argent ou de pouvoir. Il sait, que derrière tout ça, c'est aussi la réponse à : lequel des deux père aimaient le plus. Ils le savent tous les deux. Même s'ils feignent l'indifférence, même s'ils sont toujours aussi froid, aussi distant. Surtout parce qu'ils le sont. Seulement, là où il doute, elle a confiance. Toutes ces années d'efforts, toutes ces années de travail, toutes ces années passées à ce faire accepter, elles n'ont pas été en vint. Elle le sait. Le bruit du papier qu'on déchire la sort de sa rêverie et elle quitte son frère du regard, pour le poser sur l'avocat de la famille. « Je ne crois pas que vous ayez envie que je vous emmerdes avec les formalités d'usages, alors passons directement à ce qui vous intéresse voulez vous. A ma femme, Ellen, je lègue un tiers du ranch, afin qu'elle puisse canaliser les esprits vifs et compétitifs de T.J. et Susan, qui possèderont, eux aussi, un tiers des possessions. Quant à la Johnson's Oil Compagny, même s'ils détesteront chacun cette décision, T.J. et Susan possèderont chacun 50 % de la compagnie et devront ainsi apprendre à travailler ensemble... ». La voix de l'avocat devient alors à peine une murmure pour Susan qui sourit. Oui, elle sourit. Elle a gagné. Ce respect, cette appréciation, cet amour, qu'elle a tant cherché auprès de son père. Elle l'a enfin eu. Est-elle devenue une femme froide, dure en affaire, manipulatrice et déloyale ? Oui. Est-ce que c'est grave ? Non, parce qu'il l'aimait comme ça, parce qu'elle a réussit à devenir la fille qu'il aurait adoré avoir. Alors elle sourit. Elle sourit et se lève pour sortir de la salle. La suite ne l'intéresse pas. A peine quelques mètre parcouru, que T.J. l'attrape par le bras. « Ne te réjouis pas trop vite. Je compte bien contester son testament. Tu ne mérites pas 50 % de mon héritage. ». Elle rit. Ouvertement. Il est surprit. Il ne s'attendait pas à une telle réaction. Mais très vite elle cesse et il a face à lui le visage imperturbable d'une femme prête à se battre. « Alors quoi ? Tu comptes vraiment aller contre sa volonté. Je te savais près à tout mon frère, mais pas à ça. Et tu peux compter sur moi pour t'en empêcher. Je t'ai déjà battu une fois, tu te souviens ? Je pourrais recommencer. ». Il sait de quoi elle parle. Il sait qu'elle fait référence au contrat qu'elle lui à faucher sous le nez. Elle a un sourire narquois sur le visage et lui… Lui il ne sait pas quoi dire. La vérité, c'est que, contrairement à ce que tout le monde pense, elle est bien plus forte que lui. Bien plus vile aussi. « Vas te faire foutre Sue ! Au moins, moi, je ne finirais pas seul et aigri. Mais qui voudrait d'une personne comme toi hein ? Aucun homme ne voudra jamais de toi. ». Elle rit. Encore. Il est stupide. Elle le déteste. Non vraiment. Pas parce qu'il est le fils légitime. Pas parce qu'il sera toujours vu comme le vrai héritier. Non, pas pour ça, mais à cause de son machisme, à cause de son incapacité à voir une femme comme son égal. Et lui, lui il se sent de nouveau rabaissé par son rire et il la déteste pour ça. Pourtant, en secret, il respect son talent. « Tu sais quoi ? Ca tombe bien, parce que je ne veux d'aucun homme. ». Comprend-il le sous entendu ? Non, bien sûr que non. Mais ce n'est pas grave. Elle n'a rien de plus à lui dire. Elle se défait de sa prise et s'éloigne de lui. Travailler ensemble ne sera pas simple, mais il ne fait aucun doute que ce sera amusant.

---

Le temps est aux festivités. Le soleil de Dallas brille haut dans le ciel. C'est l'heure de la bonne humeur, des rires et des réjouissances. Surtout pour T.J.. Il se marie. C'est du moins ce que disait les invitations, mais à le voir papillonner parmi les inviter, flirtant avec la première demoiselle à son goût, il y a de quoi douter. Un verre de whisky à la main, Susan l'observe la jeune mariée. Elle est belle, oui, mais ce n'est pas vraiment ce qui attire son attention. C'est la jalousie et la peine dans son regard. Ça lui fait quelque chose au coeur de voir ça. Quelque chose qu'elle ne comprend pas bien. Quelque chose de récurent quand il s'agit de Lydia. Elle sourit en coin, pose son verre de whisky. Lydia lui tourne le dos maintenant. Elle s'approche doucement d'elle avant de venir murmurer à son oreille : « Si tu veux lui rendre la pareil, je sais comment faire. ». La malice se mélange à la sensualité dans sa voix. Mais ça n'effraie pas Lydia qui se retourne vers elle, souriante. « Ah oui ? Comment? ». Elle sent l'agacement dans la voix de Lydia. Qui ne le serait pas à sa place ? Elle jette un coup d'oeil rapide à T.J., toujours occupé à flirter avec l'une de ses secrétaires. Elle reporte son attention sur Lydia. « Tu me fais confiance? ». Elles échangent un regard. Lydia semble hésiter un instant avant d'acquiescer. Susan la prend par la main et l'entraine jusqu'à la piste de danse. Et c'est partit pour un Two-Step. Sauf qu'elles sont un peu plus proche qu'elles ne le devraient. Elles le savent. Ça ne semble pas les déranger. Des regards s'échanges, elles entendent des murmurent autour d'elles. Susan ose un coup d'oeil vers T.J.. Elle sourit. « On a son attention. Tu me fais toujours confiance? ». Susan a une idée derrière la tête. Depuis le début. Tout ça n'a jamais été innocent. Lydia le comprend maintenant. Elle acquiesce tout de même. Susan peut sentir qu'elle tremble légèrement. Elles ne dansent plus, elles sont juste là, à se regarder. Susan pose une main tendre sur la nuque de Lydia. Juste avant de l'approcher d'elle un peu plus. Elle se penche un peu et finit par l'embrasser. C'est tendre, c'est beau, mais ça n'a rien d'un baiser chaste. D'un baiser qu'on donne à une amie, juste pour rire. Susan, elle y met du coeur et les plus observateur peuvent s'en rendre compte. Lydia aurait pu la repousser, mais non. Elle lui rend son baiser. Baiser que Susan fait durer. Pour torturer T.J., mais pour son propre plaisir aussi. Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Toujours. Alors elle s'écarte de nouveau de Lydia. « Woaw. ». Susan sourit, c'est exactement le genre de réaction qu'elle attendait. Du coin de l'oeil, elle voit T.J. qui fulmine. Elle sourit et s'éloigne de la piste de danse, laissant la pauvre Lydia seule pour digérer ce qu'il vient de se passer. T.J. la suit, elle le sent. C'est seulement quand ils sont à l'écart de la fête, caché derrière les bâtiments d'une étable, qu'elle s'arrête et se retourne pour lui faire face. « De toutes celles que tu aurais pu choisir pour me prouver que tu embrasses mieux que moi, il a fallut que tu embrasses ma femme ? Qu'est-ce qui ne va pas chez toi Susan? ». Elle rit. Bien sûr qu'elle a choisit sa femme. Il a toujours su que ce serait elle. A l'instant même où elle lui a dit qu'elle lui prouverait. Elle serre les dents maintenant. Dégoutée par son attitude. « Ta femme ? Ne devrais-tu pas plutôt l'appeler ''l'outil qui va me servir à prendre possession de Williams Global''? ». Il sourit. Juste une fraction de seconde, mais Susan l'a vu. Il s'est trahi et il le comprend. Il peut inventer n'importe quel mensonge ensuite, mais elle ne le croira pas. Il a le visage dur soudain. « Tu sais quoi, vas te faire foutre ! Et t'as perdu Susan, parce qu'elle n'avouera jamais que tu embrasses mieux que moi. ». Encore une fois elle rit. « Je n'ai pas besoin qu'elle l'avoue. Ce qui m'importe, c'est que toi tu le saches. J'ai encore gagné T.J.. ». Elle rit de nouveau et lui tourne le dos. Ca ne sert à rien de continuer à en parler pendant des heures. Elle s'éloigne un peu de lui, mais il prend de nouveau la parole et elle s'arrête. « Tu es sûre Susan ? Peut-être qu'elle trouve que tu embrasses mieux. Mais en attendant, c'est dans mon lit qu'elle sera ce soir. J'ai ce que tu désires tant et que tu n'auras jamais. Son amour et son corps. Alors dis moi Susan, qui a vraiment gagné? ». Elle se retourne pour lui offrir un regard assassin. Elle connaît peut-être son petit secret, mais il connaît le sien. Elle le déteste. Vraiment. A cet instant précis, elle le haït de tout son être. Et elle ne prend pas la peine de démentir. Ça ne servirait à rien. Vexée, blessée, elle tourne les talons et s'éloigne. Elle ne remettra plus les pieds à la fête ce jour là.  




I can take so much 'til I've had enough. 'Cause I'm only human, and I bleed when I fall down. I'm only human, and I crash and I break down. Your words in my head, knives in my heart. You build me up and then I fall apart. 'Cause I'm only human.

Elle les entend parler derrière la porte de sa chambre. T.J., il s'en fait un jeu. Depuis le mariage, chaque fois qu'il peut lui cracher à la figure qu'il a gagné, il le fait. Susan, elle reste impassible. Elle prétend qu'elle s'en fou. A l'intérieur, elle crève de jalousie. Mais personne ne doit s'en rendre compte. Elle refuse qu'on se rende compte qu'elle n'est pas aussi insensible qu'elle le fait croire. Peut-être qu'elle est idiote, mais elle s'en fou. L'amour, c'est de la connerie. L'amour, c'est une faiblesse. Alors c'est mieux comme ça. C'est mieux que T.J. ait gagné ce combat. Elle gagnera tous les autres. Les voix se taisent, des pas s'éloignent. On frappe à sa porte. Elle se redresse sur son lit et délaisse le livre qu'elle avait dans les mains. « Entrez. ». Elle n'aurait pas dû. Elle le sent. Trop tard, la porte s'ouvre et elle peut voir le doux visage de Lydia. Susan ne dit rien, elle la regarde c'est tout. Lydia referme la porte. Elle semble hésitante. Susan ne fait rien pour la mettre à l'aise. Elle reste assise sur son lit, distante et froide comme à son habitude. « J'ai l'impression que tu m'évites depuis le mariage. ». Elle laisse échapper un rire nerveux. C'est si évident que ça ? Elle regarde Lydia, mais elle ne répond pas. « Sérieusement, Susan, tu m'embrasses et ensuite tu disparais ? Je veux dire, je sais que c'était juste pour emmerder T.J. … Mais… J'arrête pas d'y repenser moi à ce baiser. ». Cette fois, Susan se lève. Mais elle ne s'approche pas de sa belle-sœur. Elle se contente de croiser les bras sur sa poitrine. « Qu'est-ce que tu veux que j'y fasse hum? ». Le ton est sec, la voix ferme. Susan fait comme si elle s'en fiche. Ce n'est pas vrai pourtant. Lydia se passe une main dans les cheveux, agacée. « T'es sincèrement incroyable Sue. Pourquoi faut-il que tu prennes tout avec dédain et indifférence ? T.J. a raison, t'es incapable de te soucier d'autre chose que de toi même! ». L'hésitation est partie, elle a fait place à la colère. Touchée par les paroles de Lydia, Susan baisse le regard. Juste une fraction de seconde. Mais Lydia, elle a vu. Conceal, don't feel, don't let them know. Susan ne bouge pas, elle ne dit pas un mot non plus. Elle ne comprend pas pourquoi Lydia n'a pas déjà quitté sa chambre. Elle ne comprend pas, non plus, pourquoi elle est venu la voir en premier lieu. Susan a oublié qu'elles étaient amies, avant tout ça. Avant qu'elle lui annonce qu'elle allait épouser T.J.. Parce que Susan, elle préfère oublier que de se souvenir que c'est à cause d'elle que Lydia et T.J. se sont rencontré un jour. Ça fait moins mal d'oublier. Elle le sait. Elle en a oublier tant de choses depuis qu'elle est arrivé à Dallas. Lydia s'approche d'elle. « M'embrasses, c'était pas nécessaire. La danse aurait suffit. On le sait toutes les deux. Alors dis moi pourquoi tu l'as fais Sue ? Parce que tu vois, j'ai aimé ça et… ». La voix de Lydia se brise et elle ne termine pas sa phrase. Mais Susan comprend. Bien sûre que sa belle-sœur doit être perturbée. Elle devrait dire quelque chose, elle en a conscience. Pourtant, encore une fois, elle garde le silence. Lydia soupire et tourne les talons. C'est seulement en la voyant s'éloigner que Susan réagit. Elle la rattrape, lui prend le prend le bras et la force à se retourner. Elles échangent un regard intense. Sans prévenir, Susan pose sa main sur la nuque de sa belle-sœur et l'embrasse. C'est passionné. C'est beau. Enfin, pour elle. Mais c'est pas éternelle. Leurs lèvres se séparent, elles se regardent. « Il ne t'aime pas. Il ne t'aimera jamais. ». Bien sûr que non Susan n'avouera pas ce qu'elle ressent. Elle ne sait pas comment faire. Mais elle peut encore gagner ce combat. Elle peut tourner Lydia contre T.J.. Elle y croit. Lydia, elle sourit. « Je sais. ». Elle a quelque chose dans le regard. Quelque chose que Susan reconnaît. Que Susan comprend. T.J. n'a jamais gagné. Lydia l'utilise au moins autant qu'il ne l'utilise. Elle devrait être inquiète. Inquiète qu'on veuille prendre le contrôle de sa compagnie. Mais elle jubile. Oui, elle jubile. Alors elle sourit et elle embrasse de nouveau Lydia. Elle a gagné.

---

Elle a la rage au ventre. Un goût amère dans la bouche. Les valises posées sur son lit, elle vide son dressing. Elle  ne veut plus rester ici. Ni au ranch, ni à Dallas. La décision est soudaine. Elle rentre chez elle. Là-bas à Lewisburg. Ce n'est peut-être pas une bonne idée. Tant pis. Elle ne se souvient pas comment c'est là-bas. Peut-être que ça lui fera du bien de se rappeler d'où elle vient. Peut-être, ou peut-être pas. Ça n'a pas vraiment d'importance. Ce qui compte, c'est de s'éloigner de Dallas. De s'éloigner d'elle. Parce que ces sentiments qui l'étouffe, elle doit les oublier. Alors elle a décidé de fuir. De la fuir. T.J. a gagné finalement. Elle a du mal à digérer cette défaire. On frappe à sa porte. « Dégages. ». Elle sait qui est derrière la porte. Et elle ne veut pas la voir. Mais la porte s'ouvre quand même et elle soupire. Elle ne se retourne pas vers elle. Elle plie ses affaires, cachant difficilement sa colère. « Je suis désolée que tu ai dû l'appendre comme ça Sue... ». La voix de Lydia est douce. On sent qu'elle est sincère. On sent que ça lui fait presque aussi mal qu'à Susan. Susan qui se met soudain à rire avant de se retourner vers son amante. Oui, amante. C'était ce qu'elle était devenue. Elle sert les dents. « Mais j'en ai rien à foutre Lydia. En ce qui me concerne, il peut te faire une douzaine d'enfants, ça ne changera rien. ». Elle est froide. Atrocement froide. Ce n'est pas une première pour elle, mais c'est la première fois que Lydia en est témoin. Elle a du mal à accuser le coup, à encaisser la rage de Susan. Tout aurait pu être différent pourtant. Si seulement Lydia le lui avait dit elle même. Si seulement elle n'avait pas laissé T.J. jubiler en lui annonçant la nouvelle. Un bébé. Lydia est enceinte. Elle ne veut pas y penser. Elle veut prétendre que ça ne la touche pas. Elle veut prétendre que Lydia n'a pas ce pouvoir sur elle. Le pouvoir de lui briser le coeur. « Alors pourquoi tu pars Sue ? Donne moi une vraie bonne raison et je pourrais peut-être te croire. ». Elle la déteste. Non, c'est pas vrai, mais elle veut y croire. Parce qu'elle déteste que Lydia la connaisse si bien. Elle déteste ce que Lydia lui fait ressentir. Elle déteste ce pouvoir que sa belle-sœur a sur elle. Elle déteste l'aimer. Elle ne rit pas. Pour une fois, sa réaction première n'est pas de rire. Elle se mort l'intérieur des joues. Lydia n'aura pas l'honneur de la voir pleurer. Ça non. « Qu'est-ce que ça peut faire hum ? Ce n'est pas comme si cela changerait quelque chose, pas vrai ? C'est pas comme si t'allais le quitter. ». Sa voix tremble. Elle a du mal à se contrôler. Cela ne fait qu'augmenter sa rage. Elles échangent un regard. Un long regard. Celui de Susan est froid et indifférent. Ou du moins, elle veut qu'il le soit. Celui de Lydia est humide, désolé et triste. Susan a raison. Bien sûr. Mais cela ne veut pas dire qu'elle est la seule à en souffrir. Le pire, c'est qu'elles se comprennent. Parce que Susan aussi aurait fait passé ses intérêts professionnels avant Lydia. Elle est hypocrite et égoïste si elle espère que Lydia pourrait agir différemment. Elles sont pareil et si différente pourtant. Lydia s'approche de Susan et lui prend les mains. « Dis-le. Avant de partir. Avant de fuir. Dis-le. Je veux l'entendre Sue. Rien qu'une fois. ». Susan serre les dents. « Vas au diable. ». Bien sûr que non elle ne veut pas le dire. Elle ne l'a jamais dit. Ni à Lydia, ni à personne. « Dis-le. ». Sa belle-sœur insiste. Le contraire l'aurait étonné. « Je te déteste. ». Elle tremble. De tout son être, elle tremble. « Dis-le ». Elles échangent un long regard silencieux. Ni l'une ni l'autre n'a envie d'abandonner, de donner raison à l'autre. Et dans son regard, Susan voit que Lydia n'abandonnera pas. Qu'elle ne la laissera pas sans qu'elle ne le lui dise. Alors elle abdique. Pour la première fois. « Je t'aime. ». Même là, elle arrive encore à se montrer froide. Mais ses tremblements et son regard la trahissent, elle le sait. Mais c'est fini. Oui, elle l'aime, mais c'est fini, elle s'en va. Parce qu'elle ne supportera pas de les voir heureux. Elle le sait. C'est son instinct de préservation qui la force à partir. Elle le comprend enfin. Elle force Lydia à lui lâcher les mains. C'est fini. T.J. à gagné la partie.  


Dernière édition par Susan H. Johnson le Lun 14 Juil - 9:33, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Dim 6 Juil - 12:25

Bienvenue parmi nous   
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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Dim 6 Juil - 12:26

bienvenue !
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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Dim 6 Juil - 12:27

Bienvenue
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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Dim 6 Juil - 12:29

natalie dormer I love you (re)bienvenue, merci pour ton inscription je n'étais pas là à la première version mais ça fait plaisir de voir que le forum attire toujours autant ! si tu as la moindre question, le staff est à ta disposition   
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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Dim 6 Juil - 12:31

ça fait tellement plaisir de revoir d'anciennes têtes à nouveau parmi nous    et puis Natalie quoi, jolem   

bonne chance pour ta nouvelle fiche, je veux tes bébés

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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Dim 6 Juil - 12:34

Merci à tous, vous êtes adorable  .
Je suis bien contente d'être de nouveau ici moi    
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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Dim 6 Juil - 12:35

Natalie   C'est un très bon choix

bienvenue
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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Dim 6 Juil - 13:19

Natalie + ce prénom + le début de fiche !    
Bienvenue ici et bon courage pour le reste !   
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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Dim 6 Juil - 14:03

bienvenue. I love you
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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Dim 6 Juil - 15:28

bienvenue.   
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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Dim 6 Juil - 16:05

Alors toi epouse moi    natalie    
Bienvenue ici et bon courage I love you
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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Dim 6 Juil - 16:21

bienvenue parmi nous, tu as fais un très beau choix là
dire que je viens de savoir ce que devient margeary dans les épisodes suivants Arrow
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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Dim 6 Juil - 17:48

Han, comment que vous êtes tous canon par ici   .

Merci à tous   
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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Dim 6 Juil - 19:20

Haaaaan bon retour parmi nous !!! C'est cool de revoir des anciens de la version 1  I love you 
Bon courage pour ta fiche miss  
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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Lun 7 Juil - 22:11

Avec un peu de retard, je te souhaite la bienvenue parmi nous   
Si tu as besoin n'hésite pas !   
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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Mar 8 Juil - 8:10

bienvenue et bonne chance pour ta fiche  
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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Mar 8 Juil - 9:05

bienvenue et bonne chance pour ta fiche
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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Mar 8 Juil - 16:14

EMILY ROSE     ça c'est un choix de malade   C'est la première fois que je la vois et c'est dommage, parce qu'elle est trop belle  .

William, un camarade de la V1?   (je ne me rappel pas de tout le monde  ).

Et merci à tous, vous êtes tous beau
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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Mar 8 Juil - 16:16

Will était le petit Dylan O'Brien tout choupinet
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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Mer 9 Juil - 20:25

Natalie   

bienvenue   
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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Sam 12 Juil - 13:36

Kira Harrington a écrit:
Will était le petit Dylan O'Brien tout choupinet

Ah oui je me souviens   un peu

Merci Olivia   
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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   Dim 13 Juil - 14:11

ta fiche est commencée depuis une semaine I love you est-ce que tu as besoin d'un délai ?
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MessageSujet: Re: (Sue) And I wonder if I ever cross your mind.   

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(Sue) And I wonder if I ever cross your mind.

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