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 We accept the love we think we deserve - Cedrella

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MessageSujet: We accept the love we think we deserve - Cedrella    Mar 15 Juil - 11:56


   ✰✰✰
   Je suis une grenade, et bientôt je vais exploser.
   Nos étoiles contraires ~ John Green.

   

   CEDRELLA SANDREA AZZILLUTI

   

   ≈ surnom: Ella, c'est comme cela que tout le monde l'appelle en général. Cindy, surnom que lui donnait son cousin. ≈ age: Vingt-deux ans. ≈ études/métier: Étudiante en médecine. ≈ statut civil: Mariée à son meilleur ami.    ≈ lieu de naissance: Venise, en Italie. ≈ nationalité: Italienne. ≈ orientation sexuelle: Hétérosexuelle.  ≈ depuis combien de temps vis-tu à lewisburg ? Douze ans. ≈ famille: Deux parents décédés, et une petite soeur décédée, ils ont tous péri dans les flammes du cirque. ≈ quel genre de voisin es-tu ? Discrète, le genre de personne que l'on n'entend pas, et qui est agréable à vivre. ≈ statut social: Modeste, depuis toujours. ≈ aspirations de vie: Je n'espère pas grand-chose de la vie, mis à part une bonne situation, un mari, et des enfants. J'aspire à devenir oncologue.≈ qualités et défauts: Souriante - Torturée - Loyale - Perdue - Éloquente - Caractérielle - Franche - Naïve - Croyante - Artiste - Joueuse.   ≈ le massacre du jeudi 18 avril 1996: Elle ne sait quoi en penser, elle ne l'a pas vécu. Elle se demande comment l'humain peut-être capable de telles ignominies, mais elle se résout à la fatalité. Ce sont des enfants. De simples enfants, qui n'ont rien demandé. Elle ne peut imaginer leur terreur, l'horreur dans leurs yeux. Ils avaient tellement de choses à voir. La vie avait encore trop de choses à leur proposer.  ≈ groupe: Living in the past. ≈ avatar: Taylor Marie Hill. ≈ crédits: Bazzart.

   ✰  we're all pretty bizarre, that's all.
    ✰  Jeune fille qui a grandi dans une famille catholique ✰ Ancienne fille du cirque, qui aspirait à devenir équilibriste, comme sa mère qu'elle admirait plus que tout.  ✰ Ses projets ont basculé, quand le cirque de sa famille a brûlé, emportant ses parents, ainsi que sa petite sœur cadette.  ✰ Son cousin et elle furent les deux seuls survivants, et ont été placés dans le même orphelinat.  ✰ Elle fut séparée de son cousin six mois plus tard, lui ayant été placé dans une famille d'accueil avant elle ; Cedrella ne l'a plus jamais revu depuis.  ✰ Depuis le drame, Cedrella a perdu l'usage de la parole, pendant plus d'une année.   ✰ Elle voit sa petite sœur, et il lui arrive quelques fois de lui parler, bien que ses crises se soient calmées avec le temps.  ✰ Elle a une peur phobique de l'abandon, et elle a tendance à s'accrocher bien trop rapidement aux autres, ce qui a tendance à les faire fuir, la plupart du temps. ✰  Elle a rencontré Joshua, car ils furent tous les deux adopté dans la même famille d'accueil, il devint bien rapidement son meilleur ami ; tous les deux perdus dans leur névrose.  ✰ Leur peur mutuelle de l'abandon les poussèrent à se marier, signe d'engagement et de garanti. ✰ Son plus grand rêve est de devenir oncologue, elle vient de commencer des études de médecine.  ✰ Elle possède des troubles de la personnalité, et peut changer d'humeur du tout au tout.  


   
prénom/pseudo: Safia / Je n'ai plus de pseudo 8D. âge: 22 ans, sisi   .  où as-tu connu LIA: Bazzart.  fréquence de connexion: Tous les jours, normalement. Arrow . c'est votre dernier mot ? Oui, vu que je me suis fait baiser en cherchant un mot de passe dans le règlement.   
   


   
Code:
<pris>◈ Taylor Marie Hill</pris> - [i]Cedrella S Azzilluti[/i]
    


Dernière édition par Cedrella S. Azzilluti le Mar 15 Juil - 17:25, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve - Cedrella    Mar 15 Juil - 11:56

Victor Hugo ✰ Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,. Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit. Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées. Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.




« C'est quand tu veux. »
Elle était consciente. Elle était consciente, de lui faire perdre son temps. Consciente, de lui donner du fil à retordre. À chaque séance, elle ne disait rien, elle restait terrée dans son marasme. Elle demeurait comme enfouie dans ce qui était devenue sa prison ; son mutisme. Elle avait peur. Elle avait tellement peur de son jugement. Peut-être qu'ils avaient tous raison, après tout. Peut-être qu'ils avaient raison, Cedrella était peut-être folle ; folle à lier. Quoi-qu'il advienne. Quoi-qu'il en soit, elle savait. Elle savait, que plus jamais elle ne pourrait vivre normalement. Tous ces rêves. Toutes ces espérances. Peut-être qu'elle avait tort d'y croire encore, de s'y accrocher ; le ciel l'avait condamné. Toutes ces prières. Toutes ces heures, où elle avait occupé les bancs d'église, peut-être que ceci n'avait servi à rien. Son regard ne quittait point le visage du psychologue. Elle clignait des yeux légèrement, une sucette à la bouche. Cedrella était si jeune ; trop jeune. Mais pourtant, elle semblait avoir perdu espoir ; déjà. Elle n'avait que dix ans. Pourtant, elle semblait avoir tout connu.

Chacune de leur séance demeurait les mêmes. L'homme la regardait, attendant. Cedrella, quant-à-elle, tapait dans son pot de bonbons, s'amusait à tourner sur sa chaise, sans un mot. La parole, même de cela, elle en avait perdu l'usage depuis le drame. Elle n'avait qu'une seule envie en ce moment : s'en aller. Mais elle ne pouvait point faire cela à sa famille adoptive, qui espérait tellement de ces séances. Que pouvait-elle bien dire à cet homme ? Elle parlerait, si elle le pouvait. « Parlez-moi un peu de votre enfance. » Qu'il la ferme. Seigneur, faites qu'il la boucle, définitivement. C'était cela, qu'elle souhaitait éviter, de toutes ses forces. Se remémorer lui était insupportable, insurmontable. Cedrella voulait rentrer chez-elle, mais elle savait qu'elle l'y attendait. Tessa. La frêle, la petite, et démoniaque Tessa. Son regard se leva instinctivement au dessus de l'épaule droite du psy', et ce fut là qu'elle l'aperçut. Assise sur l'étagère, jambes croisées, murmurant un faible « non ». C'était un secret, elle ne devait pas en parler ; elle ne devait pas parler du tout. Tout cela demeurait un secret, entre sa famille et elle. Un secret qu'elle ne devait pas trahir.   L'homme tourna légèrement la tête, et n'aperçut point ce qu'elle apercevait. Il fronça légèrement les sourcils, l'air inquiet. « Elle est là, n'est-ce pas ? » C'était encore pire. C'était encore pire, lorsque les autres essayaient de rentrer dans son délire ; c'était une mauvaise idée. Ella répondit oui de la tête, observant l'objet de ses tourments, avec fascination. Oui, elle était là. Oui, elle était là, et elle lui interdisait d'ouvrir la bouche, lui affirmant qu'elle lui devait bien ça. Elle se pinça légèrement les lèvres, souhaitant les sceller à tout jamais, mais il lui donna le coup de grâce ; celui qui la fit craquer. « C'est elle qui vous empêche de me parler ? » La petite fit à nouveau oui de la tête, dans un élan de stupidité. Bien vite, Cedrella se cacha le visage, à l'aide de ses mains, s'en voulant de son écart. Elle le haïssait, de l'avoir forcé à avouer. Il essaya vainement de retirer ses mains de son visage, mais il finit par lâcher prise. Il finit par lâcher prise, tandis que la petite se plongea dans ce qui demeurait son passé ; son enfer. On a tous une histoire, aussi dramatique soit-elle.    

---

Je me souviens d'une petite fille. Je me souviens d'une petite fille heureuse. Une petite fille, vivant au milieu d'une famille aimante. Aucun nuage ne demeurait à l'horizon, mais pourtant, de loin le Malin semblait la regarder. Au milieu de ses poupées. Au milieu de ses rêves d'enfants, la vie avait bien des projets pour elle, et les mauvais desseins du destin n'allaient point tarder à frapper. C'était ainsi. C'était la vie. C'était comme ça. C'était comme ça, et elle ne pouvait rien y faire ; elle n'avait rien vu venir. Je me demande parfois pourquoi les choses ont dérapé, aussi rapidement. Je me demande parfois, pourquoi ce bonheur que nous avons essayé d'entretenir nous a glissés entre les doigts.

« Regarde papa ! Je tiens en équilibre ! Regarde ! » Avait-elle hurlé tellement fort, que tout le village l'avait probablement entendu. Son père au loin, s'approcha de la petite, la regardant à l’œuvre. Son père. Cet homme incroyablement bon. Cet homme incroyablement doué, dans ce qu'il faisait. Elle l'admirait, elle l'aimait ; il était son héros. Elle se souvenait encore de son regard, et de son expression lorsqu'il l'avait vue enfin réussir à tenir sur ce fil de fortune, qu'elle avait elle-même conçu pour s’entraîner. Son rêve, demeurait de faire comme ses parents, ceux qu'elle admirait. Selon certains, il n'y avait probablement rien de glorieux, d'être issue d'une famille du cirque. Pour certains, cela ne  demeurait que de simples chimères, et que cela, ne les mènerait sûrement à rien. Pour eux, ils se devaient d'être cloîtrés derrière un bureau, pour paraître normaux, pour respecter les convenances. Ses parents n'ont point suivi ce chemin politiquement correct, voilà ce qui fait d'eux des personnes non-ordinaires, mais spectaculaires. Ella vacilla légèrement, et son père se tenait prêt, à la rattraper, en cas de chute ; si seulement ça pouvait être comme cela, durant toute sa vie, se dit-elle. Les chutes étaient inévitables, mais à ses côtés, elles lui semblaient des plus douces. « Fixe un point Cedrella. Fixe un point. » C'était facile à dire pour lui, il faisait ça depuis toujours. Le fil n'était qu'à un mètre du sol pourtant, mais c'était fou ce que l'on demeurait surprotégée, lorsqu'on était une petite fille de neuf ans ; elle se sentait pourtant prête à voler jusqu’au ciel. « Tu vois cette étoile ? Tu ne peux pas la rater, c'est celle qui brille plus que les autres. Fixe-la, ne détache pas ton regard de celle-ci. Avance vers elle, comme si tu voulais la décrocher. » Il avait un don. Il avait un don pour rendre la chose la plus anodine, en quelque chose de magnifiquement poétique. C'était peut-être pour cela qu'elle l'idolâtrait tant. Peut-être pour cela, qu'il demeurait son modèle. Un modèle, qu'elle ne pourra jamais égaler, tant il brillait de pureté. Ce fut avec une admiration sans faille, qu'elle l'avait écouté, se lançant à la poursuite de cet étoile ; l'étoile Augustus, la plus scintillante que toute la galaxie n'ait jamais porté.  



Au nom de tous les miens. Au nom de tous les miens, je me dois d'avancer. Au nom de tous les miens, je me dois de survivre. Pourtant, le fil a craqué. Pourtant, je suis dans le néant. Je m'engouffre dans ce qui demeure mon autodestruction. La force que je puise me paraît tellement déplacé, en sachant que eux sont partis, et pas moi. Tout cela me paraît tellement illusoire. D'ailleurs, la vie en elle-même, ne l'est-elle pas ? C'est en ce jour maussade, que je vous dis au revoir ; au revoir, à jamais.

« Maman est belle. » S’émerveillait sa petite sœur, admirant ce spectacle grandiose. La tenant fermement sur ses genoux, Cedrella s'était simplement contentée de hocher la tête, ne pouvant point décrocher ses yeux de la déesse. Tessa avait raison. Elle était divinement belle. Une beauté non superficielle. Une beauté non artificielle. Une beauté à damner tous les saints, bien que leur maman soit des plus religieuses. Ella voulait être comme elle. Elle voulait tellement hériter de sa grâce légendaire, mais aussi de sa force de caractère. Sa mère avait subi bien des choses, lors de son existence. Bafouée. Humiliée. Rabaissée, par un géniteur qui n'avait point su l'aimer à sa juste valeur. Ses souvenirs demeuraient des plus flous, en ce qui concernait son père, sa famille, mais tout ce qu'elle lui avait racontée était qu'on l'avait retrouvée à l'âge de ses cinq ans dans un appartement vide, ses parents l'ayant laissé à son triste sort ; entre les mains de Dieu. Voilà pourquoi elle le priait chaque jour. Voilà pourquoi elle y croyait dur comme fer. C'était grâce à lui, qu'elle demeurait encore ici, aujourd'hui. Grâce à lui, qu'elle avait su trouver en cette famille, l'amour qui lui était destiné ; qu'elle méritait.

Un bruit strident sorti Cedrella de sa rêverie. Un bruit d'explosion la fit redescendre sur terre. La replongeant de nouveau dans cette dure et froide réalité. Le feu. Du feu. Sortant de nulle-part. Elle ne comprenait pas. Elle n'avait rien vu venir. Des cris de terreur. Des cris de douleur. Elle avait peur. Tellement peur. Mais pour le moment, elle ne pouvait point se donner le loisir de réfléchir. Tout ce à quoi elle se devait de penser, était de les sortir d'ici, Tessa et elle. Les larmes coulaient le long de ses joues ; elle semblait apeurée ; Ella l'était aussi. Leur chapiteau. Leur endroit. Leur maison. Leur famille. Tout ce qu'ils avaient accompli depuis des années, était en train de partir en fumée sous leurs yeux. La scène était atroce, chaotiques. Tout le monde se bousculaient, se piétinaient, voulant à tout prix sortir, et tant pis pour les dommages collatéraux. Après deux minutes, qui ont probablement été des plus nocives pour leur cœur endoloris, l'air frais chatouilla enfin leurs poumons, bien que la fumée demeure présente, les aveuglant. Le regard de Cedrella se tourna derrière elle, et ce fut avec horreur qu'elle constata que Tessa avait disparu. Elle ne trouva personne. Ni elle, ni ses parents. Elle courra. Elle hurla, voulant à nouveau entrer dans le chapiteau. Voulant s'enfouir dans les flammes, avec eux. Mais on l'a tira brusquement par le bras. Non. Elle ne pouvait s'y résoudre. Elle pouvait pas ; pas ça.



« Cindy, reviens ici, tout de suite ! » La suppliait-il. Elle ne l'écoutait pas. Elle ne l'avait même pas entendu, et s'était rendue vers ce qui représentait autrefois la jovialité, la légèreté. Il n'y avait que des débris, de la fumée, des résidus d'effets, qui ne faisaient qu'accentuer l'ambiance chaotique, morose. Elle scrutait le spectacle, l’œil vide, ne reflétant aucune émotion. Elle ne pouvait plus penser, elle ne pouvait plus résonner ; son esprit demeurait bien trop embrumé. Comme si tout ce qui avait eu de bon en elle, avait brûlé avec le cirque. « Qu'est-ce-que tu fais ? » Demandait son cousin, derrière elle, à bout de souffle. Elle l'entendit cette fois, mais la petite ne prit guère la peine de se retourner. Elle se contentait d'avancer, le bois, le verre, craquant sous ses chaussures. Elle ne savait point ce qu'elle recherchait, mais elle n'était guère prête à assumer la vie qui l'attendait, une fois qu'elle serait sortie d'ici. Triste constatation, mais elle savait pertinemment que son enfer demeurait point terminé. Cedrella n'arrivait même pas à pleurer. Ce n'était guère une question de fierté, d’orgueil, mais elle semblait avoir pris dix ans, en une seule nuit ; du haut de ses neuf années. Ses pas s’arrêtèrent, à la vue d'un ours en peluche, enseveli sous ce qui ressemblait à une poutre. Une poutre, sous laquelle demeurait un corps inerte, celui de Tessa. Tessa. Elle était vivante. Cedrella accourut auprès d'elle, essayant vainement de soulever la poutre, l'arme de tuerie. Ben, son cousin, était venu l'aider. Lui qu'elle avait souvent qualifié de gringalet, sous l’adrénaline avait réussi à l'en débarrasser, et au fond d'elle, elle lui en serait probablement reconnaissante durant toute sa vie. « Tessa, lève toi, on y va. » Articulait-elle, difficilement. Tessa ne répondit pas, la fixant, sa lumière semblant s'éteindre peu à peu. Non. « Tessa, arrête de faire l'enfant, lèves-toi ! » Cedrella hurlait presque. Tessa voulut rétorquer, mais un filet de sang sorti de sa bouche, sous son regard horrifié. Elle la secoua, la semant de se lever, la suppliant, lui hurlant dessus, désespérée. Ce fut Ben qui l'arrêta, ce qui lui valut plusieurs coups de la part de la petite, aussi frêle soit-elle. Il finit par bloquer ses bras, l'enlaçant avec force par la taille, posant son menton sur son épaule. « Tu... » Même lui. Même lui, ne semblait savoir que dire. Tessa était sur le point de mourir. Elle était sur le point de mourir, et celle qui se devait de la protéger, se sentait à présent impuissante. « Il faut que tu la laisses partir. » Elle reçut ces paroles, comme un véritable poignard dans le cœur.  « Laisse-moi. » Lâcha la petite, plus froidement qu'elle ne l'aurait voulu. « Laisse-moi...laisse-moi lui dire au revoir. » Sa voix ne demeurait qu'un souffle. Ben hésita quelques instants, avant de s'en aller. Cedrella s'allongea à côté de Tessa, lui tenant fermement la main. La petite sœur tourna son visage, avec difficulté. « Tu en prendras soin ? » Ella fronça les sourcils, et ses yeux s'embuèrent de larmes, lorsqu'elle comprit. Ella s'empara de cet ours en peluche, celui qui avait apaisé les nuits de Tessa, qui avait su la rassurer. « Je te le promets. » Mais ses paroles étaient sorties trop tard ; beaucoup trop tard. Tessa était déjà partie.
 


Dernière édition par Cedrella S. Azzilluti le Mar 15 Juil - 12:52, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve - Cedrella    Mar 15 Juil - 11:57

John Green ✰ Tant qu'on ne l'allume pas, la cigarette ne tue pas, a-t-il déclaré, quand maman est arrivée à ma hauteur. Et je n'en ai jamais allumé une seule de ma vie. C'est une sorte de métaphore. Tu glisses le truc qui tue entre tes lèvres, mais tu ne lui donnes pas le pouvoir de te tuer.





Tous ces enfants. Tous ces enfants, détruits par la vie. Souillés, d'un monde qui n'avait point su les protéger. Enfants, que même le ciel, avait abandonnés. Cedrella se retrouvait au milieu de tout ça. Dans ce grand bâtiment, nommait orphelinat. Orpheline. Elle était orpheline. C'était drôle la vie. C'était tellement vicieux. Qui aurait cru qu'un jour, elle se retrouverait ici. Comme quoi, cela n'arrivait point qu'aux autres. Comme quoi, elle ne demeurait qu'une simple humaine. Humaine, enfouie ici-bas, perdue, tel un agneau égaré dans l'hostilité de la vie. Une main se posa sur la sienne, et elle tourna brièvement le regard vers Ben, qui essayait vainement de se montrer rassurant. Lui-même n'en menait pas large, mais il essayait de garder la face, devant elle. Comment pouvait-il lui dire, que désormais, leur vie ne serait plus jamais la même ? Qu'ils allaient tôt ou tard, devoir se séparer ? Ils n'étaient pas frères et sœurs, par conséquent, ils allaient tous deux être placés dans un foyer différent. Il n'avait que treize ans, et il se voyait déjà obligé de grandir ; de la plus cruelle des manières. « Comment tu t'appelles ? » La directrice s'adressait à Cedrella, mais elle ne répondit pas. La petite la regardait, les yeux vides, dénués d'expression. La femme fronça les sourcils, lançant un regard inquiet à Ben, qui lui, haussa les épaules. « Elle ne vous répondra pas. » Lâcha-t-il, simplement. Lâcha-il, comme si tout cela demeurait une fatalité, à laquelle il s'était habitué. La dame soupira, contrite, face à cette situation qui allait être problématique. De toute évidence, personne ne voudrait d'une enfant abîmée par le passé. « Cedrella. Elle s'appelle Cedrella. Et moi, c'est Ben. » Se permit-il d'ajouter. La petite scruta la directrice, avec attention. Elle lui semblait tellement jeune, pour endosser un tel fardeau. Avait-elle choisi son métier, ou bien, le lui avait-on imposé ? Pour sa part, voir la souffrance du monde, lui serait probablement insupportable ; elle en avait assez, avec la sienne. Souffrait-elle, d'ailleurs ? Elle n'en savait rien. Pour dire vrai, Cedrella ne savait plus grand-chose, en ce moment. La femme se présenta sous le prénom de Gabrielle Rose, affirmant qu'ils pouvaient la surnommer Gaby. Elle essayait de les mettre en confiance, ce qui semblait fonctionner pour Ben. Mais Ella, quant à elle, se renfrogna davantage, sous le regard exaspéré de son cousin.

« Qu'est-ce-qui ne va pas chez-toi ? » S'indigna Ben, s'emparant des cheveux d'Ella, afin de défaire ses nattes. Il ne savait plus quoi faire, pour qu'elle daigne enfin lui parler. Il avait tout essayé, jusqu'à l'offensive, mais rien n'y faisait. Si elle continuait comme ça, ils allaient probablement l'interner dans un centre pour désaxés, chose à laquelle il ne pouvait se résoudre. Cindy. Sa petite Cindy. Elle semblait avoir perdu toute joie de vivre, semblait avoir perdu toute sa candeur d'antan. Ce que Ben avait toujours adoré chez-elle, demeurait sa facilité à faire confiance à autrui, au monde, en la vie. Mais depuis l'incendie, elle semblait avoir perdu cette qualité, cher à son cœur. Méfiante. Elle était devenue méfiante, appréhendant ses journées, les personnes autour, comme si elles étaient prêtes à la détruire, de la plus sale des manières. Quant à elle, Cedrella se sentait étriquée, regardée, jugée, et elle n'appréciait pas cela. Elle se laissa faire, quand son cousin passa la brosse dans ses cheveux, chose qu'elle avait toujours détestée, les préférant broussailleux. Les questions de Ben demeureraient sans réponses, pour la simple et bonne raison, qu'elle-même ne les avait pas. Pourquoi cherchait un sens, là où il n'y en avait pas ? Se torturer davantage ne les mènerait sûrement à rien, et c'était peut-être dans cette optique, que la petite avait décidé de lâcher prise, de se déconnecter. Le déni. Le déni, l'arme des faibles. Le déni, ce qui la sauverait, et l’empêcherait de sombrer, du moins. Le déni, ralentirait le compte à rebours. « Cesse de faire l'enfant, je t'en prie. » Une supplication.  Un sanglot qu'il avait étouffé. Ce fut là, qu'elle ressentit sa première émotion. Une émotion qu'elle ne saurait décrire. De la culpabilité. De la tristesse. De l'incompréhension. Cedrella finit par se retourner, toisant le regard de Ben. Il était inquiet. Inquiet, et c'était de sa faute. Du haut de ses neuf ans, Ella n'était pas complètement stupide, et pouvait comprendre ses appréhensions. Ses appréhensions, qui étaient les siennes. Des enfants. Ils n'étaient que des enfants. Des enfants, que l'on allait séparer, contre leur gré. Dans un élan de spontanéité incontrôlée, celle-ci l’enlaça, posant sa tête sur son épaule. Bien que surprit, celui-ci répondit à cette étreinte, pour le moins inattendue. Depuis l'accident, Cedrella était comme un robot, comme morte, en même temps que leur famille. Triste à dire, en sachant qu'elle ne demeurait qu'au début de sa vie. Avenir. Ce mot ne semblait n'avoir aucun sens pour elle, à présent. « Il est tard, on devrait se coucher. » Lâcha-t-il, en l'absence de mots. Cedrella acquiesça, et entra dans ses couvertures. Il releva le drap sur elle, déposant un léger baiser sur son front. L'ombre d'un sourire se dessina sur ses lèvres, tandis qu'elle se laissa emporter dans un profond sommeil. Cette nuit, et pour la première fois depuis deux mois, Cedrella trouva enfin la paix.

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L'on se demande à quoi ressemble la fin du monde. L'on se demande, comment du jour au lendemain, tout ce en quoi nous avions cru, s'écroule, sans crier gare. L'on se le demande, jusqu'au jour où l'on se fait baiser, littéralement. Jusqu'au jour où la facture arrive, et s'annonce des plus salées. Personne n'est épargné. Tout le monde y passe. Ce que l'on appelle, la douce fatalité.

Il y avait des moments, où l'on ne savait que dire. Il y avait des moments, où l'on préférait oublier l'affliction qui s’abattait sur nous. C'était ce qu'elle faisait. Ce qu'elle faisait, à regret. Elle voulait aller le voir. Elle voulait lui dire au revoir. Mais elle ne bougeait pas. Elle n'avait même pas pris la peine de sortir du dortoir. Ben allait partir. Il allait la laisser seule, bien malgré lui. On le plaçait dans une famille d'accueil, qui saura probablement panser ses blessures. Ella ne s'inquiétait point pour lui, Ben avait une capacité d'adaptation hors du commun. L'humain pouvait s'accommoder de tout, d'ailleurs ; peut-être qu'elle ne l'était pas, humaine. Allongée sur son lit de fortune, elle toisait son ours en peluche, le trouvant des plus attrayants. Elle ne voulait pas penser ; elle se l'interdisait. Elle regrettait, de n'avoir guère le courage de vivre cet adieu, se haïssant de sa faiblesse. Son regard se tourna vers Tessa, qui était appuyée contre le mur. Elle était morte. Elle était morte, Ella le savait. La petite ne croyait pas non plus aux esprits, ou bêtises de ce type. Mais c'était étrange. Étrange, comme l'effet de la culpabilité pouvait nous faire perdre la raison. Un bruit derrière la porte la sortit de sa torpeur ; c'était Ben. Elle aurait dû se doutait, qu'il ne s'avouerait pas vaincu aussi facilement. Derrière cette porte, il demeurait hésitant, la toisant. Il l'avait vue fixer le mur, et se doutait qu'elle venait d'avoir une absence ; une nouvelle. Il pouvait lui arriver de regarder quelque-chose, un endroit, pendant des heures, et pendant ces moments, elle ne semblait plus là. Même les psychologues, n'avaient point su élucider ce phénomène, et comme toujours, Ben se retrouvait dans le flou, quant à l'avenir d'Ella. Il ne voulait pas partir. Il ne voulait pas la laisser. Il avait supplié, il avait menacé, mais ça n'avait servi à rien, il se devait de rejoindre cette famille contre sa volonté ; jamais elle ne le lui pardonnerait. Cedrella se redressa, se mettant en tailleur sur le lit. Elle se mordit la lèvre inférieure, sachant qu'elle ne pourrait éviter l'inévitable ; elle allait devoir lui dire adieu. Il s'approcha, s'asseyant auprès d'elle, et d'instinct, la prit dans ses bras. Cedrella se laissa faire, et ses yeux s'humidifièrent. Elle n'avait pas versé une seule larme, depuis son entrée ici, depuis six mois. Larmes retenues, par de simples cris étouffés. Mais elle y laissait cours à présent, et c'était peut-être bon signe ; signe de guérison. Cedrella entrait en phase d'acceptation, comme le dirait son psychologue, qu'elle trouvait jusqu'à ici, pitoyable. Ben lui parlait. Ses lèvres bougeaient, mais elle n'entendait rien, elle ne comprenait rien ; elle ne voulait rien entendre. C'était ce genre de moment, où notre cerveau se protégeait. Où notre cerveau s'éloignait, de ce qui pourrait potentiellement faire mal. « On se reverra, je te le promets. » Finit-il par dire, lui ne pleurant pas. Quatorze ans, et il se voit déjà contraint de se comporter comme un homme. Il déposa un baiser sur sa joue, avant de tourner les talons, aussi nul que Cedrella, pour les au-revoir déchirants.
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Des cris. Des hurlements. Cedrella fut réveillée en sursaut. Ce n'était point un cauchemar, comme les nombreux qu'elle avait pu faire, depuis ces deux dernières années ; celui-ci semblait réel. Elle se frotta les yeux, avec confusion, essayant d'en détecter la provenance. Les cris venaient de la chambre d'à côté. Ella se leva en trombe, puis ouvrit la porte de la chambre voisine à la volet. Joshua. C'était Joshua. Elle se rendit compte, qu'elle ne demeurait point la seule, à devoir combattre de vieux démons. Dans cette famille, ils étaient tous des orphelins, essayant tant bien que mal de retrouver un semblant de vie normale. Un semblant de vie, simplement. Il bougeait, suppliait, était apeuré. C'était un petit garçon, qui lui rappelait elle, il y avait de cela quelques années. Un enfant, que le monde avait terrorisé, par sa cruauté. Ella voulut retourner dans sa chambre. Ella voulut se mêler de ses affaires, et ne point interférer dans les siennes, mais elle ne put s'y résoudre. Lentement, et avec précaution, elle se glissa dans les couvertures du morveux, comme elle adorait le surnommer. Morveux. C'était à ce morveux, qu'elle avait adressé ses premières paroles, depuis un an. Lui aussi, avait perdu ses parents, dans un terrible accident. La vie s'était autant foutue de sa gueule, que de la sienne ; une garce ironique. Cedrella se risqua à poser une main sur son épaule, mais le regretta bien assez vite. Il semblait se débattre contre quelque-chose, et une nouvelle fois, Ella fut dépassé. « Hey...calmes-toi, c'est moi. » Elle souffla à son oreille, afin de le réveiller. La petite dût s'y reprendre à plusieurs fois, avant qu'il se détende enfin. Joshua se tourna brusquement vers elle, et Ella sursauta de surprise. Son visage était à peine décelable sous la pénombre, mais elle reconnut ses traits, sans aucune difficulté. Il était un point de repaire, dans ce monde étourdissant. « Que fais-tu dans mon lit ? » S'enquit-il, froid. Visiblement, il ne semblait point avoir atteint la phase d'acceptation. La colère. Elle se voyait en lui, et mieux que quiconque, elle pouvait le comprendre en cet instant. Cedrella se contenta de hausser les épaules, un sourire mutin se dessinant sur ses lèvres. « Tes cris m'ont réveillée, je me suis donc permise de venir dans le but de t’assommer. Mais dans un élan de bonté, je me suis simplement dit que j'allais te réveiller. » L'enfant lui jeta un regard noir, et Ella ne put s'empêchait d'éclater de rire, face à autant d'irritabilité. Il finit par se retourner, levant les yeux au ciel, face à l'humour douteux dont-il faisait l'objet. Ella haussa les épaules, avant de se lever, voulant rejoindre sa chambre respective. Mais sur le pas de la porte, elle s'arrêta net, à l'entente de Joshua. « Tu t'en vas ? » Demanda-t-il, ne prenant guère la peine de se retourner. « Excellente déduction, Einstein. » « Reste. » Elle se tourna vers son vis-à-vis, légèrement incrédule. N'entendant aucune réponse, le petit garçon insista. « Reste. » C'était une chose qu'elle ne pouvait point lui refuser, malheureusement. Elle n'eut d'ailleurs point le cœur, à lui faire ne serait-ce-qu'une seule remarque suffisante, s'exécutant tout simplement. À nouveau, elle entra dans les couvertures, ignorant tout de leur avenir. De cet avenir, qui allait courir à sa perte ; à leur perte. Ce fut pour la première fois en un an, que Tessa n'avait point tourmenté sa nuit. Elle était partie.


Ten years later.

Pardonne-moi. Pardonne-moi, pour les bêtises que j'ai faite, et pour celles que je n'ai pas encore commise. Pardonne mon sentiment d'indécision, de peur. Je ne sais plus ce que je veux, je ne sais plus ce que tu veux. Je ne sais d'ailleurs pas, pourquoi je t'écris cette lettre, que je ne te donnerai probablement jamais. Joshua. Mon doux Joshua. Il y a des choses, que je ne pourrais jamais te dire. Des choses enfouies, et imprononçables, pour une fille comme moi. Tu sais à quel point il m'est difficile d'offrir ma confiance. Mais pourtant, je te l'ai offert, sans réfléchir. Sans réfléchir, et au delà de toutes mesures. Mais voilà, nous avons tous les deux grandi désormais. Nous avons grandis, et notre vision du monde ne demeure plus la même; mes sentiments ont changé. Mes sentiments ont changé, et j'en demeure prisonnière; prisonnière, de ton éternelle indifférence. Que peut bien dire le mot aimer, pour une jeune-femme comme moi ? Complètement apeurée, et abimée par la vie. Regarde-nous, si forts, quand nous sommes ensemble. Tu as su panser mes blessures, et illuminer ce qui demeurait la pénombre. Mais à présent, je me sens tel Icare, volant beaucoup trop prêt du soleil, prête à me brûler. Me brûler. Ironique, quand l'on pense que je te suivrai, même jusqu'aux enfers. D'ailleurs, va savoir ce que je te trouve ! Toi, et tes cheveux mal coiffés. Toi, qui est toujours mal fagoté. Toi, qui ne comprends que très rarement mes blagues, et qui fait semblant de m'écouter quand je parle. Tu n'es qu'un idiot, je te déteste. Mais je me déteste davantage, à ne pouvoir te détester, comme je le voudrais. Aussi intensément. Aussi violemment, que je puisse t'aimer. L'amour, c'est de la merde. De la merde, et nous en sommes la preuve vivante.

Cedrella s'était montrée bavarde aujourd'hui, beaucoup trop. Tellement, que la séance était maintenant bientôt terminée. Les années avaient passé. Les années avaient défilé, et avaient pansé ses blessures. C'était fou. Fou, comme le commun des mortels arrivait à oublier. Arrivait à oublier, ce qui demeurait tout pour eux, autrefois. Le monde était égoïste. Tellement, mais pourtant, la jeune-femme, ne pouvait s'empêcher de penser qu'il était bien fait. La nature semblait avoir horreur du vide, associant la souffrance au déni, et à l'oubli. Le psychologue Strohff était ravi, et elle ne comprenait pas pourquoi. Peut-être demeurait-il rassuré, pensant que son enfance n'était pas si merdique que cela, tout compte fait. « Est-ce-une alliance, que je vois à votre doigt ? » Cedrella se renfrogna, fronçant les sourcils face à son indiscrétion. Elle finit cependant par hausser les épaules, lasse. « Visiblement, vous ne l'avez pas volé, votre diplôme. » Railla-t-elle, ironique, cynique, comme à son habitude. Il ne releva pas, arborant tout de même une mine vexée, ce qui ne fit qu'accentuer le sourire de l'adolescente. À défaut d'être un psy' incompétent, il demeurait divertissant, et c'était ce dont-elle avait besoin ; se divertir, pour oublier, pour l'oublier. Elle avait choisi la vie qu'elle menait aujourd'hui, mais elle ressentait un sentiment désagréable ; le doute. Comment pouvait-elle douter de lui ? Comment osait-elle ? Son frère. Son meilleur ami. Son mari. Si elle aussi avait changé, lui non plus, les années ne l'avaient pas épargné. Assombri. Perdu. Condus. Bien qu'il soit sa joie. Bien qu'il soit tout pour elle. Elle en venait parfois à détester, ce qu'il était devenu. Son indifférence la soumettait à une mort lente, et douloureuse. Il était nocif. Il était toxique. Et il détruirait, tout ce qui restait de bon en elle. Il la détruirait, mais c'était trop tard. Le piège était à présent fermé, et elle s'y était jetée à corps et âme. À corps et âme, et désespérément, elle était à lui. « Vous l'aimez ? » Son regard se leva instantanément, glacial. « Et vous, vous l'aimez ? » Questionna-t-elle, au tac au tac, en apercevant que lui, n'avait plus son alliance. Mais elle s'en voulut, instantanément. Elle pouvait se montrer blessante, sans réellement le vouloir, mais c'était un attrait de sa personnalité nullement prêt à s'estomper. Mais il n'aurait point dû la remettre en question, sur ses propres sentiments. « Je pense. » Elle pensait. Elle en était certaine. Mais Ella n'était point celle qui le sauverait. Elle n'était point celle qui saurait mettre un mouchoir sur son combat intérieur. C'était ainsi. C'était la vie. C'était la vie, et peut-être que, dans le fond elle s'était faite une raison.


Dernière édition par Cedrella S. Azzilluti le Mar 15 Juil - 21:34, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve - Cedrella    Mar 15 Juil - 12:07

Le pseudo I love you
Bienvenue parmi nous   
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve - Cedrella    Mar 15 Juil - 12:26

le titre   bienvenue parmi nous I love you
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve - Cedrella    Mar 15 Juil - 12:44

La belle Taylor + le titre de malade + un prénom qui me fait penser à Cinderella !   
Bienvenue ici et bon courage pour (le début de) ta fiche !   
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve - Cedrella    Mar 15 Juil - 12:45

bienvenue. I love you
la belle taylor.
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve - Cedrella    Mar 15 Juil - 12:50

AZYYY MERCI POUR L'ACCUEIL.      
Et oui, Taylor Marie Hill me donne des orgasmes visuels. Arrow J'ai longuement hésité. What a Face
Au plaisir de RP avec vous !   
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve - Cedrella    Mar 15 Juil - 14:38

Welcome !!    

Mon dieu la fiche de fifou !!    
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve - Cedrella    Mar 15 Juil - 16:05

MERCIIIIIIIIIII !

Max Irons.    Tu veux ma mort. èé
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve - Cedrella    Mar 15 Juil - 16:28

bienvenue :3
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve - Cedrella    Mar 15 Juil - 16:35

Merci, gente dame.   
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve - Cedrella    Mar 15 Juil - 17:20

Bienvenue
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve - Cedrella    Mar 15 Juil - 17:23

Merci.   
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve - Cedrella    Mar 15 Juil - 17:45

Cette histoire de parents et de petite sœur morts dans les flammes est tellement triste   
Bienvenue quand même et joli prénom    
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve - Cedrella    Mar 15 Juil - 18:25

Taylor Marie Hill   
Bienvenue I love you
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve - Cedrella    Mar 15 Juil - 18:36

Oui c'est triste, c'est mon côté dépressive qui ressort quand j'écris. Arrow

MERCI TOUT LE MONDE.      
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve - Cedrella    Mar 15 Juil - 21:19

BIENVENUE !
J'adore la citation   
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve - Cedrella    Mar 15 Juil - 21:21

Merci ! Quant à moi, j'adore ta signature.   
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve - Cedrella    Mar 15 Juil - 21:27

Merciiii   
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve - Cedrella    Mer 16 Juil - 8:19

Bienvenue toi ! :D
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve - Cedrella    Mer 16 Juil - 14:16

Je suis vraiment, vraiment désolée du retard

Te voilà officiellement validée ** j'aime beaucoup ton personnage et j'ai potentiellement une petite idée de lien, je te mpotterai pour qu'on exploite tout ça
Tu peux aller jeter un coup d'oeil ici pour t'y retrouver un peu sur le forum et je te souhaite un bon jeu   
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve - Cedrella    Mer 16 Juil - 16:16

Merci beaucoup !      N'hésite pas à me contacter par MP, pour le lien. **
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